International

FIAPAC Lisbonne 13/14/15 octobre 2016

03/11/2016

Comme à chacune de ses conférences, la Fédération Internationale des Associés Professionnels de l’Avortement et de la Contraception (FIAPAC) s’est mobilisée autour d’un objectif commun : obtenir que l'avortement soit un droit pour toute femme. Cette année, la Conférence qui s’est déroulée à Lisbonne les 13, 14 et 15 octobre 2016 a réuni de nombreux pays représentant tous les continents. Proches de nous, l'IPPF Europe et l’Association Nationale des Centres d'IVG et de Contraception (ANCIC) étaient présentes et au moins trois Associations Départementales du Planning Familial ont fait le déplacement.

Trois aspects importants ont traversés plénières et ateliers :

-        Les avancées techniques en matière de contraception pré IVG, post IVG, de contraception d'urgence, d'avortement instrumental pour la maturation du col ou encore d’anesthésie locale. Il a aussi été question de la comparaison entre l’IVG médicamenteuse et instrumentale et sur la nécessité ou non de la pratique une échographie en pré IVG.

En effet, un poster indiquait que 70% des femmes ne veulent pas voir l'échographie pendant l'examen et que 30% veulent à contrario le voir.

Par ailleurs, L’Association Départementale du Planning Familial 93 a exposé un poster traitant de leur expérience en matière d’avortement par aspiration jusqu'à sept semaines d’aménorrhée en Centre de planification et d'éducation familiale (CPEF).

-        L'inquiétude grandissante face à certaines évolutions du droit à l'avortement dans le monde. En effet, du Brésil à l’Espagne en passant par la Pologne et l’Irlande, ont été pointées les poursuites de médecins ou de sages-femmes dans les pays où l'avortement reste fortement pénalisé. Aussi, l’association Catholics for Choice par des arguments forts, ont démontré les tristes conséquences de l’objection de conscience et de stigmatisation de l’avortement. Ces points ont permis de mettre en exergue ce que le virus Zika a devoilé dans les pays où l'avortement est interdit.

-        enfin plusieurs interventions dont celle de l'IPPF Europe ont traité de la spécificité de la situation des femmes migrantes après un parcours semé de violences: différence en matière de choix contraceptif, les difficultés à inscrire les droits sexuels et reproductifs comme priorité dans les objectifs de santé humanitaire, les difficultés d'accès aux services de santé sexuelle.