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La clause de conscience tue les femmes en Europe

21/10/2016

Le 29 Septembre, Valentina X enceinte de 19 semaines d’une grossesse gémellaire a été hospitalisée à Catane, en Sicile, suite à une dilatation cervicale précoce. Le personnel médical n’est pas intervenu quand son état s’est aggravé et qu’une souffrance fœtale majeure a été détectée sur l’un des fœtus. Le médecin a attendu pour intervenir qu'il puisse constater les morts fœtales. L'état de santé de Valentina s’est rapidement détérioré. Elle est morte deux jours plus tard de septicémie le 16 Octobre à l'hôpital Cannizzaro. Elle avait 32 ans. Déjà en octobre 2012, en Irlande, Savita Halappanavar, âgée de 31 ans, enceinte de 17 semaines, avait été admise à la clinique de l'Université de Galway en raison de douleurs abdominales sévères et d’une forte fièvre, elle est morte d'une septicémie après s'être vu refuser un avortement thérapeutique car le corps médical avait jugé qu’il ne pouvait intervenir tant que la mort fœtale n’était pas constatée.

L'avortement est légal depuis 1978 en Italie, il demeure en pratique très compliqué d'en obtenir un avortement sur demande, voire pour des raisons médicales comme le cas de Valentina vient dramatiquement nous le rappeler. 70% des gynécologues italiens refusant de réaliser cette procédure (90 à 94% dans certaines régions). L’Italie rejoint l’Irlande, la Pologne, Malte dans sa détermination à faire payer au prix fort,  au prix de souffrances, de handicap, et de leur vie, les femmes pour des grossesses non prévues mais aussi pour des grossesses désirées et prévues que des complications médicales viennent

Certains médecins et personnel médical dans le cas d’avortement en Italie et ailleurs font aujourd’hui passer leur conscience personnelle avant la santé, la vie des femmes. 

Le gouvernement italien doit prendre acte, ainsi que tous les autres où ce droit à l’avortement est pénalisé, limité, sujet à contrôle social et médical , conditionné au bon vouloir du corps médical que toutes ces entraves valident une forte discrimination entre les femmes en Europe, autorisent les mauvais traitements et condamnent à des violences, des souffrances,  et à mort les femmes, toutes les femmes…La clause de conscience rejoint La non assistance de personne en danger.