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Le droit à l'avortement régresse en Macédoine

Le Parlement a adopté le 10 juin une loi qui porte délibérement atteinte au droit fondamental des femmes à décider.

12/06/2013

Cette nouvelle législation met en place toute une série de barrières administratives qui visent à compliquer l'accès des femmes aux services d'avortement à partir de la 10ème semaine de grossesse: obligation de faire une demande écrite puis de notifier par écrit son consentement, de subir un entretien pré-avortement, de fournir un certificat établi par un gynécologue etc.

Ces mesures ne sont justifiées ni par l'intérêt des femmes ni pour raisons médicales. En revanche elles remettent clairement en question les droits fondamentaux au respect de la vie privée et de la confidentialité. Dégradante et humiliante, cette législation renforce la stigmatisation qui pèse sur les femmes qui souhaitent avorter.

A l'initiative de l'association de planning familial de Macédoine (REHA), plus de 90 associations - dont Le Planning Familial France - ont cosigné un courrier de protestation adressé au Parlement en amont du vote de la loi. D'autres mesures sont envisagées par la société civile macédonienne pour s'opposer à la nouvelle loi.