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La contraception hormonale

Si elle permet d’éviter une grossesse non prévue, elle ne protège ni des infections sexuellement transmissibles (IST) ni du VIH/sida.

Ces méthodes sont toutes composées d’hormones féminines (œstrogène et/ou progestérone) diffusées dans le sang, similaires à celles fabriquées dans le corps par les ovaires. Un cycle en sommeil n’a de conséquence ni sur la santé, ni sur la fertilité ultérieure.

La meilleure contraception est celle adaptée à son mode de vie. Accessible sur prescription médicale, le bilan médical vérifiera les éventuelles contre-indications. L’examen gynécologique non obligatoire pour obtenir une contraception hormonale sera nécessaire au cours de la vie sexuelle.

Trouver la méthode de contraception, hormonale ou non, qui convient le mieux peut prendre du temps. Si celle utilisée n’est pas satisfaisante (saignements irréguliers, abondants ou au contraire absents, prise de poids, migraine, nausée, seins douloureux…), il ne faut pas hésiter pas à le dire et à en changer.

Son coût est variable, la plupart des méthodes sont remboursées par la Sécurité Sociale.

La pilule (chaque jour)

Toutes se présentent sous la forme de plaquettes de comprimés qui peuvent être de couleur ou de nombre différents (21 ou 28 comprimés). Certaines pilules sont remboursées par la Sécurité Sociale.

Comment l’utiliser ?

Le premier comprimé se prend le 1er jour des règles, puis un par jour, au moment qui convient le mieux, mais à heure régulière, jusqu’à la fin de la plaquette. L’effet de la pilule est immédiat.
Après une plaquette de 21 comprimés, on observe 7 jours d’arrêt, période pendant laquelle surviennent des saignements. Lors de cette période d’arrêt, la protection persiste. Le 8ème jour, on prend impérativement le 1er comprimé de la plaquette suivante (même si les saignements ne sont pas finis).
Après une plaquette de 28 comprimés, on commence directement la plaquette suivante sans interruption.

En cas d’oubli ou d’incident… que faire ?

  • Si l’oubli est inférieur à 12 heures (ou 3 heures : se référer à la notice) : prendre immédiatement le comprimé oublié et continuer la plaquette normalement. Il n’y a pas de risque de grossesse.
  • Si l’oubli est supérieur à 12 heures (ou 3 heures : se référer à la notice) : prendre dès que possible le comprimé oublié et continuer normalement la plaquette. Mais, dans ce cas, il n’y a plus de protection du risque de grossesse. Pendant les 7 jours suivant, il faut utiliser les préservatifs masculins ou féminins ou une autre méthode locale.

S’il y a eu un rapport sexuel non protégé au cours des 5 jours avant l’oubli : prendre en plus une contraception d’urgence (gratuite pour les mineures).

En cas de vomissements ou de diarrhées dans les 3h qui suivent  la prise d’un comprimé de la plaquette, reprendre tout de suite un autre comprimé.

En cas de doute, il est conseillé de faire un test de grossesse 3 semaines après l’oubli.

Le système « Quick Start »

Il est également possible de commencer une plaquette de pilule à tout moment du cycle, mais dans ce cas, la protection ne commence que 7 jours après la première prise de pilule. En cas de rapport sexuel pendant cette période, il faut utiliser un préservatif ou une autre contraception locale. Après ce délai de 7 jours, la pilule fonctionne de la même manière. C’est également vrai pour l’anneau et le patch.

Le patch (chaque semaine)

C’est un timbre autocollant qui diffuse des hormones oestroprogestatives à travers la peau.
Le patch est collé le 1er jour des règles sur la peau, sur n’importe quelle partie du corps (sauf les seins ou une peau irritée) en vérifiant qu’il ne se décolle pas.
Le 8ème jour, le patch est retiré et jeté. Un autre est recollé et ainsi durant 3 semaines à raison d’1 patch par semaine.
Au terme de la 3ème semaine (3 patchs), on reste 7 jours sans patch pendant lesquels des saignements apparaissent. La protection contre le risque de grossesse perdure. Le 8ème jour, même si les saignements ne sont pas terminés, un nouveau patch est recollé sur la peau à un endroit différent.
Efficace même en en cas de vomissements, il résiste à l’eau (douche, bain, piscine) mais n’est pas remboursé par la Sécurité Sociale.

L’anneau vaginal (chaque mois)

C’est un anneau en plastique souple placé dans le vagin qui diffuse des hormones oestroprogestatives en continu grâce à la chaleur du corps.
À la première utilisation, le 1er jour des règles, l’anneau est placé dans le vagin en le pliant entre le pouce et l’index, comme un tampon périodique et laissé en place pendant 21 jours. Il est ensuite retiré 7 jours pendant lesquels les saignements surviennent mais la protection contre le risque de grossesse continue. Le 8ème jour, un nouvel anneau est mis en place.
On peut le garder en place pendant les rapports sexuels, mais en cas de gêne, on peut le retirer 3h/jour maximum. Il sera replacé après avoir été rincé à l’eau froide exclusivement.
Il est efficace même en en cas de vomissements, il n’est pas remboursé par la Sécurité Sociale.

Les injectables (tous les 1, 2 ou 3 mois)

C’est une contraception oestroprogestative (combinée) ou progestative administrée par injection intramusculaire entre le 1er et le 5ème jour des règles. Selon le produit, les injections suivantes auront lieu 8 à 12 semaines après. Efficace en 24 heures, cette méthode est invisible et discrète. L’injection progestative peut provoquer des saignements irréguliers.
La prescription est demandée au médecin et l’injection effectuée par du personnel infirmier. Il est peu proposé en Europe car il a longtemps été utilisé sans le consentement de certaines femmes et, de ce fait, il a "mauvaise réputation" mais très utilisé dans beaucoup de pays du Sud. Il est partiellement remboursé par la Sécurité Sociale.

L’implant (tous les 3 ans)

C’est un fin bâtonnet cylindrique souple de 4 cm qui diffuse de la progestérone de façon continue. Il met l’ovulation en sommeil. Efficace pendant 3 ans, il est placé sous la peau dans la partie interne du bras grâce à un applicateur spécial, sous anesthésie locale. Cette intervention ne prend que quelques minutes. Il est invisible et peut être retiré à tout moment par un médecin, l’effet contraceptif cessant trois semaines plus tard.
L’implant peut diminuer ou supprimer les saignements ou au contraire, provoquer des saignements désordonnés/irréguliers. Il y a peu de contre-indications et il est efficace même en cas de vomissements. Il est remboursé par la Sécurité Sociale.

Le Système Intra Utérin (3 à 5 ans)

Le SIU hormonal (appelé aussi stérilet) est un système intra utérin en forme de T. Certains dispositifs sont simplement en cuivre, d’autres diffusent en plus de la progestérone dans l’utérus (SIU). Le SIU ralentit la formation de l’endomètre et épaissit la glaire cervicale, empêchant ainsi le passage des spermatozoïdes et donc la fécondation.
Placé par un médecin dans l’utérus au moment des règles, quand le col de l’utérus est entrouvert, il peut diminuer ou supprimer les saignements.
Accessible à toutes les femmes, même celles sans enfant
, son efficacité est de 3 à 5 ans et il est remboursé par la sécurité sociale.

 

En savoir plus : Le site Choisir sa contraception