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Le Planning et l'avortement

Un droit fondamental...

Le droit des femmes à vivre leur sexualité sans procréer, à être enceinte ou pas, à poursuivre ou non une grossesse, à avoir ou non un enfant est la condition première de leur égalité avec les hommes. Trop peu de pays encore disposent d'une législation en faveur de l'avortement. La légalisation de l'avortement en France date de 1975. Depuis, des avancées dans la prise en charge ont été légiférées mais leur mise en place reste insuffisante et le principe même de ce droit est remis en question.

...Qu'il faut défendre

d'un point de vue pratique

Le Planning Familial réclame une offre égalitaire sur tout le territoire. En effet, depuis 2009, la loi Hôpital Patient Santé Territoire et la généralisation de la T2A (Tarification à l'activité) entravent l'accès aux soins et en particulier à l'avortement. En 10 ans, plus d'une centaine de Centre IVG (Interruption volontaire de grossesse) ont fermé et d'autres sont menacés. Pour réduire ces inégalités territoriales, le Planning souhaite que l’autorisation de pratiquer des IVG instrumentales soit étendue aux centres de planification.  

Le Planning souhaite également que les sages femmes, qui dès 2016 peuvent pratiquer des IVG médicamenteuses, ouisent réaliser également les aspirations instrumentales jusqu’à 14 semaines d'aménhorrée.

d'un point de vue idéologique

Régulièrement, des tentatives de donner un statut à l'embryon remettent en cause ce droit. De forts lobbys français et internationaux l'attaquent, notamment par leurs présences sur internet.
Ce discours est alimenté par la société qui continue de victimiser et de culpabiliser les femmes qui avortent.

Dans ce cadre, le Planning défend la suppression de la clause de consciences pour l'IVG : aujourd’hui, la clause de conscience des professionnels de santé reconnaît en France, le droit de refuser tout acte médical autorisé par la loi hors le cas d’urgence (article 47 du code de déontologie médicale). La double clause de conscience qui pèse sur l'IVG participe à une "moralisation" indue de l'avortement - celui-ci devrait être considéré un acte médical comme les autres, faisant partie de la vie de milliers de femmes.