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Les idées reçues sur les sexualités

  • Une fille qui couche le premier soir, c'est une fille facile, une salope
  • Se masturber, c'est être frustré-e
  • Un garçon qui multiplie les copines c'est un Don Juan, une fille qui a des conquêtes c'est une salope
  • Un petit sexe donne évidemment moins de plaisir
  • C'est quand même plus propre sans les poils
  • La première fois ça fait mal
  • Faire l'amour c'est une preuve de sentiments pour l'autre
  • Si il ou elle est jaloux-se c'est qu'il ou elle m'aime
  • Dans les relations amoureuses, les filles sont plutôt passives et les garçons plutôt actifs
  • Les personnes qui aiment les personnes du même sexe c'est pas normal
  • Les femmes ce sont avant tout des mères
  • Un garçon qui aime la danse ou un truc de filles, c'est une tapette
  • Un homme ça ne pleure pas!
  • Naturellement, les garçons sont plus forts que les filles
  • Il est normal que ce soit les femmes qui s’arrêtent de travailler pour élever les enfants
  • Si elle continue à s'habiller comme ça, ce ne sera pas étonnant si elle est violée !

Ces petites phrases, ou d'autres encore, d'apparence anodines, dites souvent sous formes de boutades, pour faire rigoler ou parce qu'on les pense, témoignent des représentations diffusées dans la société en matière de sexualité, de normes sociales, des rôles assignés aux femmes et aux hommes dans l'organisation sociale.
Parfois elles reflètent l'ignorance, la culpabilité, la peur ou simplement le désarroi des personnes sur les questions de sexualité, les pratiques sexuelles : la solitude, la honte, l'impossibilité d'en parler vraiment, de poser les questions qui gênent, de dire ses envies, ses désirs.

La sexualité est imprégnée de normes sociales et de représentations véhiculées tous les jours par des images et des discours sur la sexualité à la télévision, au cinéma, dans les publicités ou la pornographie. Elles perpétuent les assignations fortes faites aux femmes et hommes depuis leur plus jeune age, en matière de sexualité et de relations amoureuses, qui s'appuient sur l'inégalité entre les femmes et les hommes.

À certaines périodes de sa vie on peut avoir envie de chercher à visionner des films pornographiques, pour s'informer sur les pratiques sexuelles, pour se sentir prêt-e... On peut trouver cela excitant ou dégoûtant, mais en fait ce qui se raconte dans ces films n'a pas souvent grand chose à voir avec la sexualité dans la vraie vie.

C'est bien à chacun-e, dans le respect de soi et de son ou sa partenaire, de construire et de trouver ce qui fait du bien, ce qui fait plaisir et ce dont on a envie.

Les notions de normal et d'anormal ne sont pas fondées scientifiquement. Ce sont des notions statistiques, culturelles et traditionnelles qui ne peuvent être érigées en dogme. Travailler à remettre en cause les normes sociales, culturelles et traditionnelles en matière de sexualité permet de contribuer à construire ensemble un mieux vivre pour toutes et tous.