Tout savoir sur...
#NousExistons

#NousExistons est une campagne du Planning lancée le 1er Décembre 2016, dans le cadre de la journée internationale de lutte contre le sida.

Plus qu’une simple campagne de communication, #NousExistons se veut revendicative ! Ce cri du cœur scandé par des femmes séropositives n’a aucune dimension victimaire, ce cri fait la synthèse des inégalités subies par les femmes séropositives face aux hommes séropositifs. Ce n’est d’ailleurs pas un simple cri mais bel et bien un acte militant porté par des femmes concernées. Elles crient pour elles-mêmes et pour toutes les autres femmes séropositives, qui pour des raisons diverses n’ont pas pu prendre la parole publiquement.

Bien que la campagne soit bâtie sur des portraits individuels, il s’agit bien de représenter une masse importante de personnes réduites au silence, invisibilisées et par conséquent non prises en compte.

Ces visuels forts de portraits de femmes visent à insister sur le fait que derrière les chiffres il y a surtout des personnes. Des personnes qui sont en l’occurrence des femmes qu’il est urgent de prendre en compte avec leurs spécificités pour lutter efficacement contre le sida.

Témoigner à visage découvert n’est pas un exercice facile, et cela l’est encore moins lorsqu’on est dans une situation qui nous expose particulièrement aux discriminations. Il est donc important de saluer le courage de ces femmes qui ont osé briser le silence pour elle et pour toutes les femmes qui n’ont pas les moyens de le faire.

Bien que l’objectif de cette campagne soit avant tout basé sur la volonté de rendre visibles les femme séropositives, Le Planning souhaite aussi faire prendre conscience au plus grand nombre que le sida existe toujours et qu’il est primordial de renforcer les dispositifs de prévention envers les publics particulièrement exposés, à savoir les femmes.

Rappelons qu'un tiers des personnes séropositives en France sont des femmes. Pourtant, elles sont encore beaucoup trop absentes des messages de prévention et de la recherche. Le sexisme, l'inégal accès aux moyens de prévention, la précarité et les violences les exposent tout particulièrement au virus.

Doivent-elles crier pour se faire entendre?

Pour aller plus loin :

Le dossier de presse

Les visuels

Les couvertures Facebook

Témoignages vidéos