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Communiqués de presse

  • Quand l'Etat "perd" 500 000€ sur l'accès à l'information et l'éducation à la sexualité, c'est sa jeunesse qu'il sacrifie !

    Mercredi 15 Février 2012

    L’information et l’éducation des jeunes en matière de sexualité sont affirmées comme une priorité des politiques éducatives et de santé des jeunes.

    Lois, rapports de l’IGAS ou de parlementaires et autres circulaires dont celle de l’Education Nationale, soulignent :

    • L’implication de l’Etat via sa responsabilité dans l’information des populations sur ces sujets
    • La nécessité de la diffusion d’une information et éducation à la sexualité dans les écoles, collèges et lycées
    • L’enjeu de l’information dans la construction des adultes de demain et la prévention des grossesses non souhaitées, des IST et du VIH/Sida
    • Le manque de moyens dévolus à cette mission

    Après l’importante mobilisation en 2009, l’Etat, pour ces actions, signait un protocole garantissant pour 3 ans à l’ensemble des 220 EICCF de France, un financement de 2,6M€ insuffisant au regard des besoins,.

    Voilà qu’en 2012, l’Etat prive de 500 000 euros cette ligne alors qu’ils étaient promis, prévus et inscrits dans la loi de finances. C’est donc 20% de la ligne budgétaire qui ne sera pas affecté à l’accueil, l’information, l’orientation et l’éducation des populations sur les questions relatives à la fécondité, la contraception, la sexualité, et la prévention des IST dont le VIH !!!

    Le Planning Familial fait le constat d’une nécessité accrue de ces interventions car les besoins se font cruellement sentir, tous les jours un peu plus dans un contexte social de précarité.

    Garantir à toutes et tous -y compris à celles et ceux en situation de vulnérabilité- une égalité et une équité d’accès à l’information et à l’éducation est une responsabilité politique.

    L’Etat n’a plus d’exigence et n’assume donc plus cette responsabilité que pourtant il revendique.

    « Il ne souhaite plus contribuer à la préparation des jeunes à la sexualité, à leur vie de couple et à la fonction parentale. Il se désintéresse de l’accueil et du conseil aux personnes lors des accueils collectifs ou en entretiens individuels alors que cette mission a clairement été organisée et confiée par la Loi Neuwirth aux associations » souligne la Présidente Carine Favier qui poursuit « Le Planning Familial ne peut accepter un tel recul social et sociétal » face au silence de l’administration rendu assourdissant par celui de la Ministre chargée des Solidarités et de la Cohésion sociale.

    Défendre l’information et l’éducation à la sexualité c’est contribuer à construire une société égalitaire entre les femmes et les hommes en parlant amour et relation, lutter contre les violences contre les femmes, prévenir les grossesses non souhaitées et les IST, faire des jeunes d’aujourd’hui les adultes responsables de demain

    Le Planning Familial se mobilise en saisissant l’ensemble des députéEs, candidats ou non à leur réélection sur ce sujet et en lançant une pétition en ce sens sur internet www.planning-familial.org

  • Sous couvert de la crise, la CPAM de Paris sacrifie les Sans-papiers

    Lundi 06 Février 2012

    Fin 2011, la caisse de Sécurité sociale de Paris a décidé de cantonner les Sans-papiers à deux centres, prétextant que le traitement des dossiers serait désormais plus rapide et efficace. Deux mois plus tard, les organisations de l’ODSE dénoncent une paralysie totale du dispositif.

    En interdisant le dépôt des demandes d’Aide médicale Etat (AME) dans les centres de Sécurité sociale de quartier, la Direction de la Caisse parisienne a décidé de régler ses problèmes de gestion sur le dos des usagers « Sans–papiers ».
    Deux centres de sécurité sociale, désormais interdits au reste de la population, sont transformés en agences spécialisées pour « Sans-papiers ». Seulement deux centres pour gérer annuellement 65 000 AME, soit chaque jour, 270 personnes précaires à accueillir et aider pour ouvrir ou renouveler leur droit.

    Résultat, une crise généralisée de l’accueil, signe d’une politique qui sacrifie les plus pauvres

    • des files d’attente interminables dès le milieu de la nuit, obligeant les familles à lutter pour se faire une place
    • un accueil tendu, avec des vigiles qui contrôlent le contenu des dossiers
    • une sélection sommaire des dossiers obligeant les personnes à enchaîner les nuits d’attente pour espérer être reçues
    • des personnes sommées de remplir un formulaire sur le trottoir pour espérer passer le pré-accueil
    • des agents de la caisse qui n’apportent plus aucune aide au remplissage des dossiers, mais se retrouvent exposés à une surcharge de travail et de stress ingérable
    • des demandes de pièces justificatives fantaisistes, voire abusives
    • des délais de traitement excessifs et des pertes de dossiers.

    Quant aux dossiers adressés par courrier depuis l’été, ils sont au placard et y resteront : les demandeurs sont invités à refaire leur demande !

    Des conséquences dramatiques pour la santé

    Au final, de plus en plus de personnes en rupture de soins viendront, en dernier recours, rejoindre les salles d’attente des urgences hospitalières déjà saturées. Elles se présenteront dans un état de santé dégradé qui coûtera plus cher à la collectivité.

    Sous couvert de rationalisation, la CPAM fait le choix brutal de la stigmatisation et de l’exclusion des soins au détriment de la santé de tous et des finances publiques.

    Les organisations de l’ODSE dénoncent fermement ces pratiques et demandent :

    • la réintégration du traitement des demandes d’AME dans les centres de sécurité sociale de quartier
    • que la Direction de la CPAM mette un terme à une politique de réduction des moyens qui frappe d’abord les populations en difficulté
    • qu’elle assume et défende son rôle de service public sans déléguer aux associations la gestion de l’AME
    • qu’elle mette un terme à sa politique d’opacité réglementaire et de mépris des usagers.

     

    Contacts presse :

    Caroline Izambert (Act Up-Paris) : 06 64 98 11 82
    Tony Fortin (Aides) : 06 28 59 23 44
    Didier Maille (Comede) : 06 82 17 31 25
    Florence Priolet (Médecins du Monde) : 06 09 17 35 59

    L’ODSE est constitué des organisations suivantes :

    ACT UP Paris, AFVS, AIDES, ARCAT, CATRED, CIMADE, COMEDE, COMEGAS, CRETEILSOLIDARITE, FASTI, FTCR, GISTI, LIGUE DES DROITS DE L’HOMME, MEDECINS DU MONDE, MEDECINS SANS FRONTIERES, MRAP, PASTT, MOUVEMENT FRANÇAIS POUR LE PLANNING FAMILIAL, Association PRIMO LEVI, SIDA INFO SERVICE, SOLIDARITE SIDA

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  • FEM : Les féministes interpellent les candidates et candidats à la présidentielle

    Mercredi 01 Février 2012
    FEM : Les féministes interpellent les candidates et candidats à la présidentielle

    Mercredi 7 mars 2012, à La Cigale (Paris), les candidates et candidats à la présidentielle dialogueront avec les organisations féministes lors d’une grande soirée d’interpellation qui vise à imposer l’égalitéfemmes – hommes à l’agenda de la campagne présidentielle et des priorités politiques.

    En présence d’un millier de personnes, nos 45 associations féministes, parmi lesquelles le PlanningFamilial, la Fédération Nationale Solidarité Femmes ou Osez le féminisme, interrogeront les candidat-e-ssur leurs engagements pour faire de l’égalité femmes – hommes une réalité. Parmi les mesures sur lesquelles elles et ils seront attendu-e-s : la création d’un Ministère des Droits des Femmes,une sur-cotisation sur les temps partiels, l’ouverture de 500 000 places en crèche, leremboursement à 100% de l’IVG ou encore la création de 4500 places d’accueil pour lesfemmes victimes de violences conjugales.

    Lors de cette soirée, nous présenterons le livre « Mais qu’est-ce qu’elles veulent… encore ! Manifestedes Féministes en Mouvements », en librairies le 3 mars. Des artistes seront présent-e-s pour soutenirl’initiative, notamment Anne Sylvestre, Aldebert ou Agnès Bihl.

    A l’heure où les bouleversements économiques, sociaux et politiques ont tendance à faire passer l’égalitéà l’arrière-plan des préoccupations politiques, nous voulons rappeler que l’égalité entre les femmes et leshommes est une condition essentielle du progrès, de la démocratie et de l’émancipation de toutes ettous. Les femmes représentent plus la moitié de l’électorat et sont les premières touchées par la crise. Il est temps que les candidates et candidats à la présidentielle se le rappellent.

    Avec cette soirée, les féministes le disent aux candidates et candidates : « Nousn’attendrons pas plus longtemps : l’égalité, nous la voulons maintenant ! »

    Mercredi 7 mars, à La Cigale (120 Boulevard de Rochechouart, 75018), de 18h30 à 22h30
    Merci de vous accréditer auprès de rencontresfeministes2011@gmail.com

    Contacts presse :

    • Caroline De Haas 06 32 90 03 02
    • Martine Storti 06 84 24 25 95
    • Marie Cervetti 06 77 66 26 13

    Le blog de l’événement : http://ellesprennentlaparole.blogspot.com/

  • 1er décembre - Journée mondiale de lutte contre le sida « Zéro nouvelle infection, zéro discrimination, zéro décès »

    Mardi 29 Novembre 2011

     

    Dépistage, prévention combinée avec le traitement antiviral comme outil de prévention et en ligne de mire l’éradication du virus, la neutralisation de l’épidémie… le 1° décembre 2011 se veut ambitieux, offensif et bio médical.

    Certes les avancées sont importantes. La charge virale indétectable comme outil de réduction de la transmission ouvre des perspectives importantes et soulève des espoirs. Outre l’impact sur le développement de l’épidémie, c’est un facteur important pour améliorer la qualité de vie, faciliter la vie affective et sexuelle des personnes vivant avec le VIH.

    Le discours ne doit pas se résumer aux trois « consignes » : dépister, traiter et maintenir une bonne observance pour avoir une charge virale indétectable au risque de culpabiliser celles et ceux qui ne se font pas dépister, celles et ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas se traiter, celles et ceux qui ne sont pas observants-es…

    Il ne suffit pas de savoir ou de vouloir encore faut-il aussi pouvoir. Ainsi l’exclusion sociale, la répression comme celle qui s’exerce aujourd’hui contre les migrantEs et particulièrement les personnes en situation de prostitution, l’isolement ou la perte de l’estime de soi … rendent l’accès aux soins difficile, l’observance aléatoire… et le recours au dépistage peut ne pas être une priorité. La prise d’un traitement au long cours avec des effets indésirables, des situations personnelles difficiles peuvent perturber la prise de ce traitement.

    Y aura-t-il encore demain des associations, des professionnels de santé qui auront les moyens d’accompagner, soutenir ?

    Des espaces d’échanges entre personnes séropositives seront-ils toujours là pour permettre ce soutien mutuel et cette élaboration collective et continuer à porter une parole politique de malade expert ?

    La lutte contre le sida ne pourra jamais relever de la seule réponse médicale. En témoigne la stigmatisation et la précarisation des personnes vivant avec le VIH qui perdurent malgré les progrès médicaux, le poids des normes sociales sur la sexualité qui tend à régresser malgré les quelques avancées de ces dernières années, la féminisation au niveau mondial révélant combien le déficit immunitaire est en lien avec le déficit statutaire.

    Les avancées médicales sont réelles et il faut s’en réjouir mais ne cédons pas à la tentation de régler les problèmes de société par l’injonction et l’ingestion de molécules.

    La lutte contre le déficit statutaire est plus difficile que l’incitation au dépistage ou la prescription de traitements mais la lutte contre la diffusion de l’épidémie tout en assurant l’égalité face à la maladie sont des enjeux tout aussi importants.