Actualités

Communiqués de presse

  • Cologne : Contre les violences faites aux femmes, contre le sexisme, contre le racisme !

    Lundi 18 Janvier 2016

    Appel unitaire

    Le 31 décembre, dans plusieurs villes d'Allemagne, des violences ont eu lieu à l'encontre de centaines de femmes : viols, autres agressions sexuelles, vols…

    Nous les condamnons !

    Nous demandons que toute lumière soit faite sur ces faits, sur leur organisation massive, et que ces hommes répondent de leurs actes devant la justice.
    Nous sommes et restons contre les violences faites aux femmes, quels que soient leurs auteurs, demandeurs d'asile ou pas, où qu'ils soient et d'où qu'ils soient.
    Nous condamnons aussi le détournement et la récupération de ces actes révoltants par des partis de droite et d'extrême-droite souhaitant utiliser ces violences commises pour discréditer la politique d'accueil des réfugiés d'Angela Merkel. En aucun cas les violences faites aux femmes n'ont à être instrumentalisées ! Elles ont lieu dans tous les pays, dans tous les milieux, dans tous les espaces. Et elles doivent être dénoncées partout ! Les féministes allemandes l'ont bien dit :

    « Non à la violence contre les femmes, que ce soit à Cologne, à la fête de la bière ou dans la chambre à coucher »
    La violence envers les femmes n'a pas de frontière : notre solidarité envers les femmes n'en a pas non plus.
    Rassemblement Fontaine des Innocents (M° Les Halles) le lundi 18 janvier à 18h30

    Il fera nuit : nous serons là ! Femmes du monde entier, ensemble.

    Premiers signataires : Collectif National pour les Droits des Femmes, Collectif 20ème/Tenon, Coordination Lesbienne en France, les effronté-e-s, Ensemble !, Europe Ecologie Les Verts, Femmes Egalité, Femmes Libres de Radio Libertaire, Femmes Migrantes Debout, Femmes solidaires, FiEres, FIT, une femme un toit, Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie, Maison des Femmes de Paris,NPA,Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles- Maroc,Mouvement des Jeunes Communistes de France, Mouvement des Jeunes Socialistes, Osez le Féminisme !,Planing Familial, PCF, Rajfire, Réseau Féministe Ruptures, SNPES-PJJ-FSU-Ile de de France, Union des Familles Laiques, Union Syndicale Solidaires.

    En région : Bagdam Espace Lesbien, Toulouse, Collectif Libertaire Anti-Sexiste, Lyon

  • Pour un monde sans sida, n’oublions pas les femmes

    Lundi 30 Novembre 2015

    Marisol Touraine a annoncé lundi 23 novembre l’autorisation prochaine d’un médicament antirétroviral en indication prophylactique, permettant à des personnes très exposées au VIH de diminuer fortement le risque d’infection. C’est une excellente nouvelle, qui consacre des stratégies de prévention combinées, s’appuyant à la fois sur l’adoption du préservatif masculin et féminin, le dépistage et l’utilisation des antirétroviraux pour diminuer le risque d’acquisition et de transmission du virus[1].

    D’aucuns voient dans ces stratégies le début de la fin de l’épidémie. Mais pour qu’un monde sans sida soit possible, il est nécessaire de tenir compte des inégalités de genre qui structurent l’épidémie et qui font que, globalement, les femmes sont plus affectées les hommes.

    Accès insuffisant à l’éducation, dépendance économique, recours limité aux services de planning familial et aux moyens de prévention, valorisation du multipartenariat masculin, violences sexuelles, absence de dialogue avec le partenaire… voici quelques-uns des facteurs qui font que, dans le monde, les femmes sont particulièrement vulnérables au VIH. Elles représentent 60% des nouvelles infections chez les jeunes de moins de 25 ans dans le monde. En Afrique sub-saharienne, elles sont la catégorie la plus touchée, avec 58% des adultes vivant avec le VIH qui sont des femmes. Et en France, les femmes comptent annuellement pour environ un tiers des nouvelles découvertes de séropositivité.

    Les femmes peuvent également rencontrer des difficultés spécifiques à se soigner. Une récente étude menée dans un hôpital londonien[2] a montré que les femmes, plus souvent confrontées à des problèmes de logement et des contraintes socio-économiques, sont plus nombreuses à interrompre leur traitement pendant le suivi médical.

    En ce 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida, le Planning Familial rappelle que la mise en œuvre de politiques de prévention et prise en charge efficaces ne peuvent pas faire l’économie d’une réflexion en termes d’inégalités de genre.

    Pour qu’un monde sans sida voie le jour, la voix des femmes doit être entendue.


    [1] La prise régulière d’un traitement antirétroviral diminue la quantité de virus dans le sang et les compartiments génitaux, ce qui diminue considérablement le risque pour une personne séropositive de transmettre le VIH à ses partenaires.

    [2] Burch L et al. Is the Gender Difference in Viral Load Response to ART Narrowing over Time? 15thEuropean AIDS Conference, Barcelona, abstract PS6/3, 2015.

    Télécharger :

  • Le Front National montre son vrai visage en région PACA !

    Vendredi 27 Novembre 2015

    Attaquer la liberté de milliers de femmes et d’hommes, jeunes et adultes, dans leurs choix de vie, en supprimant les moyens financiers aux associations qui permettent de développer l’accès à l’information et l’accompagnement dans la vie affective et sexuelle : voilà le programme du Front national proposé par Marion Maréchal-Le Pen lors d’une déclaration récente. Déclaration qui confirme les vraies intentions de ce parti de contrôler et d’assujettir les personnes dans leurs choix de vie, sans respect de leur autonomie, de leur identité de genre ou de leur orientation sexuelle. Déclaration en termes de menaces qui fait tomber les masques d’une  « normalité républicaine » affichée par le Front National.

    Le Planning Familial se bat à côté des associations LGBT pour que chacun.e puisse exercer en toute légitimité ses droits, tous ses droits, en fonction de sa situation et de ses convictions : cette lutte est plus que jamais d'actualité.

    De l’atteinte à la liberté de la presse à celle du droit à disposer de son corps : ce projet de société liberticide, nous n’en voulons pas !

  • Pas de lutte contre les violences faites aux femmes sans une éducation à la sexualité engagée !

    Mardi 24 Novembre 2015
    Pas de lutte contre les violences faites aux femmes sans une éducation à la sexualité engagée !

    Le slogan « Mon corps m’appartient » a été l’étendard de toute une génération de féministes luttant pour créer les conditions d'une sexualité vécue sans répression ni dépendance, dans le respect des différences et l’autonomie des personnes. Grâce à leur engagement, beaucoup de progrès ont été accomplis. Pourtant naître femme expose toujours à un cumul d’inégalités et de discriminations, voire de violences, qui empêche chacune d'entre nous d'exercer pleinement nos droits et libertés.

    Violences de couple, agressions sexuelles, harcèlement de rue, harcèlement sexuel au travail, mutilations sexuelles, viols de guerre, viols « correctifs » à l’encontre des lesbiennes, violences contre les trans, violences à l'encontre  des femmes handicapées et des femmes  migrantes...

    Ces multiples violences ne peuvent être éliminées à coups de lois répressives ou de mesures d’exception ! Elles résultent toutes de rapports de domination entre les hommes et les femmes, de hiérarchies matérielles et symboliques basées sur des stéréotypes de genre qu’il faut combattre à la racine.

    Seule une éducation à la sexualité engagée, capable de questionner les rapports sociaux de sexe, peut aboutir à l’apprentissage de l’égalité et des relations non violentes. C'est le maillon incontournable pour lutter efficacement contre la reproduction des violences !

    En ce 25 novembre, journée de lutte internationale contre les violences faites aux femmes, le Planning Familial demande que soit reconnue et promue l’approche positive et féministe de l’éducation à la sexualité, levier essentiel pour l’émancipation et la pleine jouissance des droits humains.

     

  • Journée du Souvenir Trans (Transgender Day of Remembrance)

    Vendredi 20 Novembre 2015

    Le 20 novembre est la Journée internationale du Souvenir Trans (TDoR) en mémoire de toutes les victimes de transphobie dans le monde. Le Planning Familial se souvient et se mobilise contre les violences faites aux personnes trans !

    La transphobie tue toujours. 691 personnes trans ont été assassinées au Brésil, 112 aux USA, 87 en Colombie, 86 au Venezuela, 49 en Inde, 37 en Turquie entre 2008 et 2014[1]. En 2015, aux Etats-Unis, 17 femmes transgenres, la plupart noires et hispaniques, sont mortes sous les coups de leurs agresseurs, victimes de la transphobie, mais aussi du sexisme et du racisme qu’elles subissent quotidiennement en tant que femmes trans de couleur.

    Ces statistiques sont alarmantes mais en deçà de la réalité puisqu’une large partie de ces crimes ne sont pas dénoncés à la police et que tous les pays ne les répertorient pas. Il n’y a d’ailleurs aucun chiffre pour la France.

    Dans notre pays, la transphobie est considérée comme une circonstance aggravante dans certaines infractions pénales, mais la législation fait toujours référence à l’« identité sexuelle » des trans, plutôt qu’à leur « identité genre ». Or, comme l’a souligné la Commission nationale consultative des droits de l’homme[2] le terme d’identité sexuelle entraîne une confusion entre « caractères sexuels biologiques » et identité de genre, cette dernière étant une expérience intime et personnelle indépendante de la morphologie des personnes.

    La mise en conformité de cette identité de genre avec son état civil est d’ailleurs semée d’embûches en France. Dans notre pays, les trans, ne jouissent toujours pas du droit de changer d’état civil librement et gratuitement, sans stérilisation ni suivi psychiatrique.

    Privées du droit de disposer librement de leurs corps, insuffisamment protégées par la loi, les personnes trans sont donc fragilisés et exposées aux discriminations, terrain fertile pour les violences.

    En ce 20 novembre 2015, le Planning Familial souhaite honorer la mémoire des personnes trans victimes de crimes, maltraitances, persécutions transphobes, assassinées ou poussées au suicide en raison de leur identité de genre. Nous souhaitons également rappeler au gouvernement qu’il est urgent de procéder à une démédicalisation et déjudiciarisation complète du changement d’état civil pour les personnes trans.

     


    [1] Chiffres publiés par l’organisation Transgender Europe  http://transrespect.org/

    [2] Avis consultable ici