Actualités

Communiqués de presse

  • Accès à la PMA : suivons l’avis du HCEfh !

    Mercredi 01 Juillet 2015

    Le Planning Familial salue l’avis rendu ce mercredi 1er juillet par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh) en faveur de l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à « toutes les femmes sans discrimination ».

    Dans une contribution rendue publique le mercredi 1er juillet, le HCEfh recommande d’étendre l’ouverture de la PMA pour toutes les femmes seules ou en couple, quelle que soit leur orientation sexuelle. Dans un contexte de recomposition des schémas familiaux et parentaux, cette ouverture permettrait de remédier aux discriminations auxquelles se heurtent chaque année des milliers de femmes françaises, contraintes de recourir à des PMA coûteuses à l’étranger, voire à des méthodes peu sûres, avec les risques sanitaires que l’on connaît (moindre suivi gynécologique, infections sexuellement transmissibles, etc.).

    Le Planning Familial soutient cet avis qui est cohérent avec les valeurs d’égalité défendues depuis toujours par l’association. Il réaffirme que toutes les femmes qui souhaitent avoir des enfants doivent bénéficier d’un égal accès aux services de santé sexuelle et reproductive appropriés, sans aucune entrave extérieure – qu’elle soit politique, religieuse ou juridique.

    L’extension de l’accès à la PMA était une des promesses du candidat François Hollande. Il est temps de la concrétiser !

  • Malades étrangers : le couloir de la mort à la française

    Mardi 16 Juin 2015

    Communiqué de presse de l'Observatoire du droit à la santé des étrangers (ODSE)

    Quatre ans jour pour jour après la réforme du droit au séjour pour soins, et à la veille des débats parlementaires autour de la future loi Immigration, nos associations dénoncent le traitement inhumain réservé par l’Etat à des malades étrangers.

    Tout a commencé le 16 juin 2011. Une réforme brutale du droit au séjour pour soins permet alors l’expulsion de personnes gravement malades vers des pays n’offrant aucune garantie d’accès aux soins. Alors que François Hollande s’était engagé à revenir sur cette réforme au cours de son mandat, nous constatons depuis mai 2012 la constante dégradation des conditions d’accès au séjour pour soins et une accélération sans précédent des placements en rétention de malades étrangers en vue de leur expulsion.

    Nous parlons de personnes atteintes notamment du VIH, d’une hépatite ou d’un cancer, résidant en France parfois depuis de nombreuses années, que l’Etat décide d’expulser mettant leur vie en péril. Des pratiques illégales se généralisent : certains préfets court-circuitent les avis des médecins, certains médecins ignorent délibérément les circulaires du ministère de la santé... et au bout de la chaine, des personnes gravement malades enfermées ou expulsées. Comme cette femme séropositive, vivant en France depuis bientôt 10 ans : le renouvellement de son titre de séjour vient d’être refusé, remplacé par une obligation de repartir en République Démocratique du Congo où elle ne pourra avoir accès aux traitements VIH (seuls 15% des malades congolais avaient accès aux traitements antirétroviraux en 2013)

    Dans un contexte où les expulsions priment trop souvent sur le droit à la santé, des malades étrangers se retrouvent pris en tenaille entre des préfets exerçant des prérogatives médicales et quelques médecins d’ARS mis dans un rôle policier. Ils vivent sous la menace d’un retour forcé, retour qui signifierait souvent condamnation à mort eu égard à la gravité de leur pathologie. Faire valoir leurs droits est devenu un véritable parcours du combattant, souvent vain. Les plus vulnérables finissent par y laisser leur santé, les moins chanceux y laisseront leur vie.

    Ce que l’Etat réserve désormais à de nombreux malades étrangers, c’est bien un couloir de la mort qui ne dit pas son nom.

    Pour nos associations, rien ne peut justifier de sacrifier la vie de personnes malades. Aujourd’hui 16 juin, nos militants ont investi des lieux symboliques dans plusieurs villes en France, afin de dénoncer cette politique. Nous demandons au Président de la République de tenir ses engagements. Il doit mettre un terme au traitement indigne réservé aux malades étrangers et surseoir aux procédures d’expulsion afin que les dossiers soient réexaminés. Il lui appartient de réaffirmer au plus vite le primat des enjeux de santé sur les objectifs de contrôle migratoire. Un dispositif transparent doit être mis en place, sous la tutelle exclusive du Ministère des Affaires sociales et de la Santé, afin de garantir la protection des étrangers gravement malades. Le projet de loi immigration prévoit pourtant le transfert des compétences du ministère de la Santé au ministère de l’Intérieur, nous appelons les parlementaires à refuser d’endosser la responsabilité d’un tel désastre.

    Les  membres  de  l’ODSE  sont  : ACT UP Paris, l’Association des Familles Victimes du Saturnisme (AFVS), AIDES, ARCAT, le CATRED, CENTRE PRIMO LEVI, la CIMADE, le COMEDE, le COMEGAS, CRETEIL-SOLIDARITE, DOM'ASILE, la FASTI, la FTCR, GAIA Paris, le GISTI, LA CASE DE SANTE, la LIGUE DES DROITS DE L’HOMME, MEDECINS DU MONDE, Le Planning familial (MFPF), le MRAP, le Réseau Louis Guilloux, Sida Info Service (SIS), SOLIDARITE SIDA, SOS HEPATITES

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  • Les jeunes LGBTQI face aux violences et aux discriminations : un enjeu de droit et de santé publique

    Lundi 18 Mai 2015

    La Journée internationale de lutte contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie (17 mai) devrait être l’occasion d’attirer l’attention sur la situation des jeunes LGBTQI en France et en Europe.

    Il y a deux ans, la France ouvrait le mariage aux couples de même sexe, une mesure soutenue par Le Planning Familial. Si le défi législatif a été relevé, il faut désormais redoubler d’efforts en matière d’éducation et de prévention des discriminations et des violences contre les personnes LGBTQI (Lesbiennes-Gay-BiEs-Trans-Queer-Intersexes), et notamment auprès des jeunes générations.

    Le Planning Familial, qui intervient sur le terrain lors de ses permanences et ses séances d’éducation à la sexualité, s’alarme en effet des discriminations spécifiques dont sont victimes les jeunes LGBTQI : insultes, rejet, exclusion, violences... Comme le soulignait l’INPES en 2014 (1), ces discriminations à caractère homophobe se caractérisent notamment par la faiblesse du soutien de la famille (pouvant aller jusqu’aux mauvais traitements durant l’enfance), la  faible intervention des adultes par crainte de « contagion » du  stigmate (…) et la précocité des préjudices. 

    À un âge où l’affirmation et la construction de soi sont des enjeux importants, cette situation est lourde de conséquences : aujourd’hui encore, les jeunes LGBTQI présentent un risque de suicide nettement plus élevé que la population générale du même âge (2). Au quotidien, cela peut également décourager les jeunes LGBTQI à la recherche de conseils et d’un suivi médical adapté. C’est particulièrement vrai pour les jeunes lesbiennes, dont les difficultés sont restées longtemps invisibles – le terme « lesbophobie » vient seulement de faire son entrée dans « Le Petit Robert 2015 » et il ne figure toujours pas dans le nom officiel de la journée internationale du 17 mai.

    Il s’agit donc d’un enjeu important en termes de droit et de santé publique, qui appelle des mesures ambitieuses, aussi bien du côté de la Santé que de l’Education nationale, et notamment :
    -    La formation des professionnels-les de l’éducation et de la santé aux questions des discriminations contre les personnes LGBTQI
    -    La mise en œuvre effective des trois séances d’éducation à la sexualité par an par tranche d’âge, du CP à la Terminale – conformément à la loi de 2001 et à la circulaire de 2003 (3)
    -    Le soutien, y compris financier, et le renforcement des liens inter-associatifs pour lutter ensemble contre l’homophobie et le sexisme
    Pour Le Planning Familial, qui a fait de l’engagement des jeunes une priorité, il est nécessaire de prendre en compte les réalités de vie des jeunes LGBTQI. L’association y veillera… tous les jours de l’année !

    « Le genre de l’injure ». Mardi 19 mai à partir de 18h30, Le Planning Familial organise un apéro-débat sur les injures contre les personnes LGBTQI, leurs liens avec le sexisme et leur signification. En présence de Christine Bard, professeure d'histoire contemporaine à l'Université d'Angers, qui dirige le programme de recherche GEDI - Genre et discriminations sexistes et homophobes. 4, Square Saint-Irénée, 75011 Paris. Inscriptions : secretariat@planning-familial.org

    (1) Les minorités sexuelles face au risque suicidaire, INPES 2014 http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/pdf/1291.pdf

    (2) Ibid.

    (3) Loi du 4 juillet 2001 relative à l’interruption volontaire de grossesse et à la contraception et Circulaire n°2003-027 du 17-2-2003

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  • Refonder l’Ecole, c’est engager la réforme du collège ! Ou quand les questions du latin et du grec ne sauraient masquer les véritables enjeux !

    Jeudi 30 Avril 2015

    Communiqué de presse du CAPE - Collectif des associations partenaires de l'école publique

    Mobilisées dans le cadre de la refondation de l’Ecole de la République, convaincues depuis toujours que notre pays a besoin d’une Ecole plus juste et plus efficace, d’une Ecole bienveillante, d’une Ecole ouverte sur son environnement, d’une Ecole coopérant avec les autres acteurs éducatifs, les associations du CAPE soutiennent la réforme du collège.

    A l’heure où la défiance s’amplifie à l’égard des institutions de la République, à l’heure du doute sur la capacité à maîtriser l’avenir, il est de la responsabilité des Associations partenaires de l’école, mouvements pédagogiques et associations d’éducation populaire, de s’engager afin d’accompagner les acteurs de terrain pour limiter les effets sélectifs du collège.

    La loi réforme du collège, qui s’inscrit dans la loi de refondation, marque une étape de plus dans la construction d'une Ecole digne de la République, parce qu'attentive à chaque enfant.  Ce sont en effet les enfants et les jeunes de France qui payent aujourd’hui au prix fort le statu quo. Nous portons l’ambition d'un collège qui veille bien sur tous les élèves, qui prépare tous les élèves à l'étendue, la complexité et la diversité des savoirs, qui mobilise, grâce aux dynamiques des projets éducatifs, plusieurs disciplines pour élucider des situations, comprendre des environnements, se familiariser avec la conceptualisation.

    En cela nous soutenons le principe d’un collège unique qui aide tous les adolescents à prendre confiance en eux, à prendre plaisir à travailler et à comprendre.

    Réformer le collège, c’est agir pour que la République laïque tienne ses promesses, celles de l'égalité, de la justice et de l'accès aux savoirs émancipateurs et à la liberté de penser. Elle participe d’un nouvel  élan public  territorial et national pour une éducation partagée, véritable investissement pour un avenir solidaire, permettant alors à tous les citoyens de recouvrer la confiance dont ils ont tant besoin en période de crise économique, culturelle, sociale et morale.

    Réussir la réforme du collège, c’est faire le pari de l’intelligence collective, c’est miser sur la créativité, l’engagement des acteurs de l‘éducation, c’est oser l’innovation. C’est aussi accepter d’inscrire tout cela dans le temps : temps de la réflexion et de la concertation, temps de la mise en œuvre, temps nécessaire à l’évolution des pratiques professionnelles.

    Notre pays a besoin de permettre à tous ses enfants de se cultiver, de s'instruire et de se former.  Un pays qui laisse croire à un seul de ses enfants qu'il est sans avenir est un pays qui hypothèque l'avenir.
    Et nous ne connaissons  aucun parent qui veuille que cet enfant soit le sien !

    Membres du CAPE : AFEV, AFL, ATD Quart Monde, CEMÉA, CRAP-Cahiers pédagogiques, Éclaireuses et éclaireurs de France, Éducation & Devenir, Fédération française pour l’UNESCO, FESPI, Fédération Léo Lagrange, Fédération nationale des CMR, Fédération des AROEVEN, Fédération nationale des Francas, FNEPE, GFEN, ICEM-Pédagogie Freinet, Ligue de l’enseignement, Mouvement Français pour le Planning Familial, Mouvement français des Réseaux d’échanges réciproques de savoirs (Foresco), OCCE, Fédération Générale des PEP, Peuple et Culture.

  • La loi de santé : des avancées… à concrétiser !

    Jeudi 16 Avril 2015

    Les député-es ont voté en première lecture le projet de loi santé présenté par Marisol Touraine. Cette loi contient de réelles avancées, et inscrit l’égalité femmes hommes dans les objectifs de santé.

    Dans un contexte français où les inégalités sociales de santé s’accroissent, elle doit s’accompagner d’un renforcement de la prévention, notamment en matière de santé sexuelle.

    L’amélioration de l’accès aux soins pour toutes et tous contribue à la lutte contre ces inégalités qui touchent particulièrement les femmes. La généralisation du tiers payant est une mesure incontournable pour lutter contre le renoncement aux soins.
    Plusieurs mesures vont permettre d’améliorer le parcours des femmes en matière de contraception et d’IVG:

    •    Suppression du délai de réflexion, qui renforce leur légitimité à décider pour elles-mêmes. Enfin, elles sont reconnues capables de réfléchir le temps qui leur est nécessaire !  2 jours, 7 jours, 15 jours … !
    •    Accès à la contraception d’urgence dans toutes les infirmeries scolaires sans autorisation parentale
    •    Elargissement des compétences des sages-femmes à la pratique de l’IVGm
    •    Et, pour la première fois, inscription d’un droit opposable : le droit à l’information sur tous les moyens de contraception et sur toutes les méthodes d’avortement.

    Cette reconnaissance de l’autonomie des femmes et de leur légitimité à choisir d’interrompre une grossesse non voulue, celle des jeunes à accéder à la santé sexuelle sans autorisation parentale va lever certains obstacles et favoriser les démarches autonomes de chacun-e pour exercer ces droits. Pour autant l’âge plancher éliminera des dispositifs les moins de 15 ans, peu nombreux, qui effectuent des démarches autonomes en matière de prévention et de soins en santé sexuelle.

    L’enjeu est maintenant de mettre en place les conditions pour accéder aux informations, aux services et aux soins, sur tous les territoires, dans de bonnes conditions  d’accueil et d’accompagnement et dans la proximité. Il s’agit de mettre en œuvre la loi avec des professionnel-les formé-es, et en s’appuyant sur toutes les ressources du territoire, dans une approche globale et positive de la sexualité qui facilite réellement le parcours de prévention et de soins en matière de santé sexuelle.

    Et de faire appliquer la loi, toute la loi, avec les moyens nécessaires !

    Reste à lever la « double clause de conscience » pour faire de l’IVG  un acte médical comme un autre,  et à affronter la question posée par toutes les femmes qui ne trouvent pas de réponse à une demande d’IVG en France.

    Les centres de planifications, les établissements d’information, les professionnelles et les bénévoles, tout.e.s les militant.e.s du Planning Familial continueront de poursuivre cet objectif.

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  • Suppression par l'Assemblée du délai de réflexion obligatoire préalable à une IVG

    Vendredi 10 Avril 2015

    Merci aux 40 députéEs (contre 22) d’avoir reconnu aux femmes un statut de personnes majeures qui n’ont pas besoin d’un texte de loi pour réfléchir à interrompre ou non une grossesse non prévue !

    Comme l’affirme le Planning Familial depuis plus de 40 ans, la prise de décision d’interrompre ou non une grossesse non prévue est de la seule responsabilité des femmes, seules expertes de leur vie pour décider.

    Comme la suppression de la notion de détresse en janvier 2014, ce vote pour  l’inscription dans la loi de la suppression du délai de réflexion entre deux consultations médicales permet aux femmes de faire leur choix éclairé en toute connaissance de cause et à leur rythme.

    L’IVG comme tout acte médical doit se faire dans de bonnes conditions,  sans jugement moral et avec des professionnel.le.s formé.e.s pour cela,  ce qui nécessite des moyens dédiés.

    Un dernier verrou persiste : la double clause de conscience pour les professionnels, spécifique à l’IVG : elle doit également être supprimée.