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Communiqués de presse

  • Libres de nos choix, libres d'exercer notre droit fondamental!

    Jeudi 16 Février 2017

    Le délit d’entrave à l’IVG étendu aux nouveaux modes de communication a enfin été voté aujourd’hui par l’Assemblée nationale.

    Il s’agit de garantir l’accès à une information fiable pour permettre à toutes les femmes d’exercer leur droit. La désinformation orchestrée par certains sites sur le numérique va bien au-delà d’une simple expression d’opinion : c’est une manœuvre qui trompe les femmes, au risque d’entraîner pour elles une perte de chances, voire d’entraver leur droit de choisir.

    Le droit à l’avortement est un droit fondamental reconnu dans la loi et cette décision fait partie de tout ce qui doit être mis en œuvre pour le protéger et le rendre effectif au nom du principe d’égalité, car ce sont les plus démunies qui constituent surtout la cible de cette désinformation.

    Mais cette loi ne se suffit pas à elle seule ; pour exercer un droit, il faut le connaitre. Pour que les femmes soient bien informées encore faut-il développer une information juste et positive sur le droit à l’IVG par tous les canaux : campagnes régulières, renforcement de l’éducation à la sexualité comme le prévoit la loi 2001, labellisation de dispositifs d’information, maintien et développement des structures de proximité, avec les financements nécessaires.

    C’est bien à l'état et au législateur de garantir l'accès à cette information et à ce droit par tous les moyens, pour toutes les femmes.

    Contacts :

     Veronica Noseda : # 06 79 37 93 73 - veronica.noseda@planning-familial.org

    Véronique Sehier : # 06 86 65 25 19 - veronique.sehier@planning-familial.org

  • Il y a 5O ans, la loi Neuwirth permettait aux femmes et aux couples d’accéder à la contraception

    Mercredi 08 Février 2017
    un enfant si je veux quand je veux
    un enfant si je veux quand je veux

    Et c’était une grande avancée ! Enfin pouvoir dissocier sexualité et procréation ! Avec la loi sur l’avortement en 1975, elle a constitué un des grands acquis du 20eme siècle, instituant le droit des femmes à disposer de leur corps et permettant ainsi leur accès à une plus grande liberté et à une plus grande autonomie sociale et professionnelle. Elle a été rendue possible grâce au combat des femmes, et grâce à l’engagement de Lucien Neuwirth qui, avec le Planning Familial, a travaillé à l’élaboration de la loi de 1967 et à l’abrogation de la loi de 1920 qui interdisait la vente et l’utilisation d’un quelconque produit contraceptif (même le préservatif !)

    Cette loi a également créé les établissements d’information (EICCF) et les centres de planification (CPEF), deux structures qui garantissent à toutes et tous gratuité et confidentialité et qui s’avèrent toujours nécessaires pour l’accès à l’information et à la contraception, notamment pour des jeunes et les personnes non assurées sociales ou en situation de précarité.

    Convaincu de l’importance d’une information claire sur la sexualité dans les programmes scolaires, Lucien Neuwirth a défendu avec détermination la présence de trois séances d’éducation à la sexualité  pendant toute la scolarité, présence entérinée par la loi Aubry de 2001 relative à l’IVG et la contraception.

    En 2017, ce combat reste d’actualité. Le cadre législatif a certes progressé, mais l’accès à la contraception de son choix est encore inégal :

    • Des inégalités économiques persistent : de nombreux CPEF voient leur budget amputé et ne peuvent plus délivrer en direct la contraception aux personnes mineures. Ces inégalités sont aussi territoriales, puisque la répartition des CPEF se fait en fonction des politiques départementales peu soucieuses parfois d’assurer un maillage géographique adapté à la couverture de toutes les zones, y compris les plus reculées. Par ailleurs, le budget des EICCF est resté à budget quasiment constant depuis 2001, et ce malgré de nombreux rapports (dernier en date, celui de l’IGAS sur la contraception des mineur.e.s) qui soulignent des lacunes importantes en termes de connaissances chez les jeunes ?
    • Le manque d’information est encore criant : la loi sur l’éducation à la sexualité est très peu appliquée, par manque de moyens ou de volonté politique comme le confirme le Haut conseil pour l’égalité entre les femmes et les hommes .
    • Le choix d’une contraception n’est pas toujours garanti : il est nécessaire de renforcer la formation des professionnel.le.s pour qu’une information juste et objective soit donnée sur toutes les méthodes, féminines ou masculines : la contraception n’est pas qu’une affaire de filles et de femmes !

    Au  niveau international, 222 millions de femmes dans le monde n’ont toujours pas accès aux services de planification familiale.

     Chaque femme, chaque homme, sans condition de situation ou de ressources doit pouvoir exercer le droit de choisir une contraception adaptée et remboursée, en toute confiance, après avoir reçu une information claire sur les avantages et les risques de l’ensemble des moyens de contraception. Ce sont les conditions nécessaires à l’exercice de ce droit fondamental.

    Contacts : Danielle Gaudry : # 06 60 95 50 77 - gaudry.danielle-simone@orange.fr

         Véronique Sehier : # 06 86 65 25 19 - veronique.sehier@planning-familial.org

     

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  • Appel à mobilisation, Women's March on Paris

    Jeudi 19 Janvier 2017
    Appel à mobilisation, Women's March on Paris

    En solidarité avec les femmes américaines, Le Planning Familial appelle à cette marche unitaire  ce samedi 21 janvier pour dénoncer les attaques contre  les droits des femmes - de toutes les femmes - aux USA et dans le monde. Nous marcherons pour l'accès à la santé, notamment à la santé sexuelle, et contre le sexisme,  le racisme,  et les LGBTphobies.

     

    APPEL DU 21 JANVIER 2017

    Women’s March on Paris

    21 janvier 2017 | January 21, 2017

     

    Le 21 janvier 2017, au lendemain de la prestation de serment de Donald Trump, les associations féministes et de défense des droits humains organiseront une marche pour les droits des femmes à Washington et partout dans le monde.

    Nous sommes tou.te.s mobilisées alors que le nouveau président des Etats-Unis s’apprête à appliquer l’idéologie violemment sexiste, lesbophobe, homophobe, xénophobe et raciste qu’il a défendue durant toute sa campagne. Il envisage de nommer à la cour suprême William Pryor, un juge qui considère que « l’avortement est la pire abomination de l’histoire du droit ». Son vice-président, Mike Pence, promeut ouvertement des thèses créationnistes. Son principal conseiller, Steve Bannon, publie sur son site des messages racistes et misogynes haineux. Il veut aussi détruire la loi sur la santé dite Obama Care.

    Cette politique réactionnaire à l’œuvre aujourd’hui aux Etats-Unis est la concrétisation d’une dynamique plus large dans le monde, en Europe, en France :

    • En Europe, des mouvements conservateurs et rétrogrades remettent régulièrement en cause les droits des femmes, en particulier l’avortement (Pologne, Espagne…)

    • En France, le danger est réel en provenance de plusieurs candidats à la présidentielle, qui instrumentalisent les droits des femmes.

    Nous marcherons le 21 janvier pour témoigner notre solidarité avec la Women’s March on Washington, car défendre les droits des femmes aux Etats-Unis, c’est défendre les droits des femmes en France et dans le monde entier. Nous marcherons contre les incitations à la haine, les attitudes discriminatoires, les messages et actions réactionnaires. Cette marche se veut ouverte à toutes et tous, et chaque individu.e partout dans le monde sera le/la bienvenu.e.

    Informations et signataires: https://www.facebook.com/events/432528690204741/

  • Le Planning Familial, la CADAC et l'ANCIC réaffirment l'importance du choix pour les femmes de toutes les méthodes contraceptives

    Lundi 12 Décembre 2016

    La méthode ESSURE est une méthode  de contraception définitive par micro implant qui comme tout acte médical, nécessite des précautions de pose, et une information des femmes sur les bénéfices et risques de cette méthode. Une pétition circule aujourd'hui pour demander l'interdiction de cette méthode, suite à une forte médiatisation sur les conséquences néfastes de cette dernière.

    L'Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) reconnaît que "la stérilisation définitive par ESSURE a démontré son efficacité". Elle déclare qu'elle "n’a pas mis en évidence d’élément pouvant remettre en cause le rapport bénéfice/risque du dispositif ESSURE, mais qu’elle a identifié l’importance de mieux encadrer ses conditions d’implantation en renforçant notamment la formation des chirurgiens à la technique et l’information aux patientes sur ses éventuels effets indésirables, en amont de la pose." Un communiqué du Ministère est paru vendredi 9 décembre, précisant qu'une enquête est en cours et que cette méthode est bien encadrée et sous surveillance.

    Compte-tenu de ces éléments, le Planning Familial, la CADAC et l'ANCIC réaffirment l'importance du choix pour les femmes de toutes les méthodes, y compris des méthodes de  contraception définitive comme le permet la loi 2001, et l'importance d'y avoir accès dans de bonnes conditions grâce à des professionnel.le.s bien formé.e.s. La méthode ESSURE en fait partie.

    Nos trois  associations exigent aujourd'hui une clarification rapide de la part des autorités de santé pour enrayer la désinformation qui est une source de forte inquiétude pour les femmes qui en sont utilisatrices ou souhaitent le devenir, et constitue un nouvel obstacle au droit des femmes à disposer de leur corps.

    Contacts :

    ANCIC (Association Nationale des Centres d'IVG et de Contraception) :

    - Laurence Danjou, Co-présidente : info@ancic.asso.fr

    - Laurence Esterle, Co-présidente : info@ancic.asso.fr

    - Emmanuelle Lhomme, Co-présidente : info@ancic.asso.fr

    CADAC (Coordination des Associations pour le Droit à l'Avortement et à la Contraception) :

    - Nora Tenenbaum, Présidente : nora.tenenbaum@wanadoo.fr # 06 88 86 41 42

    Le Planning Familial:

    - Véronique Séhier, Coprésidente : veronique.sehier@planning-familial.org # 06 86 65 25 19