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Communiqués de presse

  • Le divorce « par consentement mutuel » sans juge Un divorce très dangereux pour les droits des femmes

    Jeudi 12 Mai 2016

    Comment combattre la lenteur excessive de la justice ?  Comment « faciliter »,  « accélérer » la procédure ?

    Jean Jacques Urvoas, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, a trouvé le moyen : supprimer le passage devant le juge lors d'un divorce. Mesure de bon sens ? Non, fausse bonne idée !

    Pourquoi ? Parce que les associations féministes rencontrent tous les jours des femmes dont les droits ont été mal défendus lors d’un divorce.

    Parce qu'au quotidien beaucoup de divorces sont prononcés au détriment des droits des femmes, notamment à cause de la formation des magistrat/es et avocat/es sur la base d’un droit relevant d’une idéologie patriarcale traditionnelle.

    Nous devrions donc nous réjouir de ne plus passer devant un juge !  Mais en fait cela risque d’être encore pire pour les femmes :  lorsqu’il y a violences dans le couple, une fois leur décision prise de quitter le conjoint violent, les femmes qui en sont victimes souhaitent que cela se fasse le plus vite possible et elles sont souvent prêtes à brader leurs droits (prestation compensatoire, pension alimentaire,résidence des enfants…).

     Seul le magistrat peut entendre les époux et s'il le juge utile reporter l'audience ou rejeter la demande (dans le cas où il estime qu'un des époux est lésé ou qu'il n'y a pas de véritable consentement) 

    C'est pour cela que nous rejetons cette réforme du divorce ! Les procédures de divorce doivent certes être améliorées, mais en donnant plus de moyens  à la justice et non en renvoyant un service public vers le droit privé, dans la plus pure lignée libérale ! Les conséquences pour les femmes risquent d’être gravissimes, tant financièrement  qu’en terme de préservation de l’ensemble de leurs droits, notamment lorsqu’il y a soit des violences, soit des enfants. Qui peut croire sérieusement que le coût final sera de 50 € , cette somme visant à couvrir l’enregistrement de l’acte mais non la rémunération du notaire ? Qu’en sera-t-il de l’aide juridictionnelle accordée pour les femmes ayant de faibles ressources par ailleurs actuellement peu élevée ?

    Nos associations demandent le retrait immédiat pur et simple de cet amendement et l’augmentation des moyens humains et financiers  alloués à la justice pour qu’elle soit rendue dans de meilleurs conditions, notamment de formation des magistrat/es et de délais.

    Abandon de Famille - Tolérance ZéroAmicale du Nid Assemblée des FemmesLes Chiennes de GardeCoordination des Associations pour le Droit à l' Avortement et la ContraceptionCoordination Française pour le Lobby Européen des Femmes.Collectif National pour les Droits des FemmesLes effronté-e-sFédération Nationale Solidarité FemmesFemmes égalitéFemmes solidairesFIT – Une femme un toitGrand Chapitre Général Féminin de FranceLigue du Droit International des FemmesMaison des Femmes Thérèse ClercMémoire traumatique et victimologieOsez le FéminismePlanning FamilialRegards de FemmesRéseau féministe Ruptures

  • Améliorons les PASS contraception pour que les jeunes vivent leur sexualité en toute sécurité !

    Mardi 19 Avril 2016

    Créés pour garantir l’égalité pour toutes et tous, dans l’accès à l’information et à tous les moyens de contraception, les PASS contraception devaient en particulier permettre de lutter contre les inégalités territoriales et apporter des réponses aux jeunes éloignés des lieux de consultation dédiés ou en difficulté pour accéder à l’information.
    Ces dispositifs, s’ils n’ont pas répondu à toutes les attentes, ont néanmoins permis de développer des réseaux de professionnels de santé et de professionnels éducatifs et sociaux en milieu rural notamment. Dans notre mobilisation pour accompagner la mise en place des PASS, nous avons participé à la construction de ces réseaux et pu mesurer combien les intervenants sont demandeurs d’échanges, de sensibilisation, de formation. Il est aujourd’hui absolument nécessaire de prolonger cette action pour consolider ces réseaux au plus près des jeunes afin d’améliorer leur orientation, en s’appuyant sur des personnes ressources et en renforçant un travail interdisciplinaire. Ce maillage des acteurs est aussi une opportunité pour mieux cerner les besoins des jeunes.
    Cette expérimentation a révélé également, une grande méconnaissance du cadre législatif dans le domaine de la santé sexuelle, tant de la part des professionnels intervenants auprès des jeunes que des jeunes eux-mêmes.
    Alors oui, nous devons améliorer les dispositifs « Pass contraception »
         - Pour informer/sensibiliser/former les intervenants de santé
         - Pour favoriser la constitution des réseaux autour des jeunes,
        - Pour informer / sensibiliser / former les professionnels qui interviennent auprès des jeunes et les jeunes eux mêmes
    Cela suppose de mettre en place une communication  adéquate pour que les PASS jouent pleinement leur rôle dans l’amélioration de la santé sexuelle des jeunes.

    Contact : Carine Favier,Co-Présidente du Planning Familial # 06 88 52 09 10