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Archives des communiqués de presse

Une nouvelle co-présidence élue au Planning Familial

Jeudi 20 Octobre 2016

Une nouvelle co-présidence élue au Planning Familial :

Caroline Rebhi et Véronique Séhier

 

Le conseil d’administration national du Planning Familial vient d’élire son nouveau bureau pour mettre en œuvre les orientations votées au congrès national de mai 2016. Il a élu également les deux co-présidentes  Caroline Rebhi, membre du bureau national depuis 4 ans, et Véronique Séhier, co-présidente depuis 3 ans, et a vivement remercié Carine Favier pour son investissement en tant que présidente d’abord, puis co-présidente depuis 3 ans.

Leur feuille de route est claire : promouvoir la liberté de choix pour toutes les femmes, défendre les droits sexuels de toutes les personnes, lutter contre toutes les formes de violences liées au genre. Dans un contexte national et international propice aux discours simplificateurs, populistes et réactionnaires, notamment celui des anti-choix qui refusent clairement l’égalité entre les sexes et les sexualités, elles veulent renforcer le partenariat avec les associations et mouvements progressistes en France et en Europe pour défendre nos valeurs communes et lutter contre toutes les discriminations et inégalités sociales.

Les deux co-présidentes l’ont affirmé : au cours de ce mandat, elles veulent donner toute sa force au travail collectif et à l’éducation populaire pour les années à venir. Il s’agit aussi de construire avec les jeunes leur place dans un mouvement plein de  forces vives et dynamiques au sein des 76 associations qui le composent. En ce soixantième anniversaire du Planning, il est essentiel de faire valoir la force de toutes les personnes qu’il reçoit au quotidien lors de ses accueils ou animations collectives, de toutes origines et de tous âges. Et pour cela, l’éducation populaire est un véritable outil de participation à la transformation sociale.  

Une première victoire pour les femmes polonaises

Jeudi 06 Octobre 2016

Le Planning salue la décision du Parlement polonais de voter contre le projet de loi qui visait à bannir complètement le droit à l’avortement. La mobilisation des femmes polonaises et la solidarité internationale a eu raison des relents liberticides des mouvements antichoix. Cette excellente nouvelle, qui ne saurait néanmoins nous faire oublier que la législation polonaise demeure extrêmement restrictive, intervient à la fin de la conférence EuroNGOs qui s'est close hier, et qui a réuni à Paris 176 représentant.e.s de la société civile, des agences onusiennes, et des gouvernements européens engagé.e.s dans le champ des droits et de la santé sexuels et reproductifs (DSSR).

L’édition 2016 a porté notamment sur l’Agenda 2030 et les défis liés à sa mise en œuvre. Un an après le lancement des Objectifs du développement durable, les conférenciers.ères ont réfléchi collectivement aux stratégies et moyens concrets pour atteindre ces objectifs à l’échelle internationale, nationale et locale. Cela concerne tous les pays du monde, puisque, pour la première fois, les objectifs fixés par l’agenda des Nations Unies sont universels, et ne concernent pas seulement les pays du Sud.

De nombreuses interrogations sur l’Europe étaient également à l’ordre du jour. En effet, l’Europe peut-elle toujours se considérer comme progressiste, alors que selon une étude qui sera publiée à la fin de l’année 15% des parlementaires européens adhèrent aux idées des antichoix ? Les agissements de groupuscules réactionnaires minoritaires mais bien organisés doivent nous faire redoubler d’efforts pour garantir un accès universel aux droits et santé sexuels et reproductifs.

 L'exemple polonais aujourd’hui donne de l’espoir pour les mois et années à venir à toutes celles et ceux qui se battent au quotidien pour la défense des droits humains fondamentaux dont font partie les droits sexuels.

 

Contact : Véronique Séhier, Co-présidente du Planning Familial # 06 86 65 25 19

L’éducation à la sexualité : un tremplin vers l’émancipation et l’égalité

Mercredi 15 Juin 2016

Le Planning Familial salue la publication du rapport du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE) consacré à la sexualité des jeunes, et remis à la ministre de l’Éducation Nationale, Najat Vallaud-Belkacem, et à la ministre des Droits des femmes, Laurence Rossignol, ce mercredi 15 juin. Ce rapport pourra servir de socle commun à la mise en oeuvre d’un plan audacieux interministériel à la hauteur des besoins associant pilotage, formation et actions sur le terrain.

Dans un contexte européen pollué par des campagnes de désinformation sur la sexualité, orchestrées par des groupements anti-choix qui veulent empêcher toute parole et information sur ces thèmes, il est essentiel de rappeler que les jeunes ont besoin de l’éducation à la sexualité : c’est un maillon incontournable pour les aider à se construire, à s’épanouir, à s’autonomiser, à faire des choix éclairés dans le respect de soi et d’autrui.

L’éducation à la sexualité menée dès le plus jeune âge contribue à construire un socle social favorable pour vivre sa vie sexuelle, partager son plaisir, son désir, son orientation sexuelle sans crainte, sans peur, sans jugement contrainte ou dépendance, et avoir les outils pour se protéger contre les IST VIH et grossesses non prévues.

Déconstruire les idées reçues, lever les tabous dès le plus jeune âge, favoriser les échanges entre pairs, avec une approche globale et positive sont selon le Planning les axes prioritaires sur lesquels il est primordial de travailler conjointement à partir de la parole des jeunes et de leur implication. Le Planning réaffirme la forte nécessité de construire un plan interministériel global d’éducation à la sexualité, clé de voûte essentielle pour établir des rapports d’égalité entre les sexes et les sexualités.

Pour en savoir plus sur le rapport : www.planning-familial.org Pour aller plus loin : Rapport de l’enquête « Quelles images du Planning Familial chez les jeunes ? » Rapport de l’IPPF pour la campagne « Vos droits sexuels comptent »Contact : Veronique Séhier, Co-présidente du Planning Familial # 06 86 65 25 19

Orlando : une attaque clairement homophobe

Mercredi 15 Juin 2016

Le Planning Familial exprime sa solidarité envers la communauté LGBTQ touchée par une attaque meurtrière sans précédent. Nous souhaitons également exprimer notre étonnement et notre indignation face à un traitement médiatique de l'attaque d'Orlando qui a majoritairement invisibilisé la connotation clairement homophobe de l'attentat ; de nombreuses réactions occultent la dimension haineuse et LGBTQphobe, de l’attentat comme si l’identité du lieu et des victimes n’était qu’une donnée secondaire. Rappelons-le, le Pulse était un club emblématique LGBTQ et beaucoup de victimes sont des «Queers of color ».

L'homophobie et la transphobie ne sont pas des vues de l'esprit mais bien des discriminations structurelles, qui produisent des violences physiques, sociales et psychologiques.

 A celles et ceux qui, aujourd'hui, essaient de minimiser la portée homophobe de l'attentat en insinuant que le terroriste était lui-même gay, nous rappelons les dégâts de l'homophobie intériorisée, ce sentiment de honte, voire de haine de soi, que peut produire la non-acceptation de sa propre orientation sexuelle.

 A celles et ceux qui essaient d'instrumentaliser cette terrible attaque meurtrière pour désigner une catégorie, les musulmans, comme intrinsèquement homophobes et très certainement plus homophobes que les autres, nous rappelons que l'homophobie, comme le sexisme, n'est pas l'apanage ni d'une culture, ni d'une appartenance de classe, comme l'ont démontré les mobilisations anti-mariage pour tous en France.

 Plus que jamais, le Planning se battra pour que l'éducation à la sexualité, la lutte contre l'homophobie et toutes les autres discriminations liées au genre et à l'orientation sexuelle soient inscrites dans les priorités de l'action publique. 

Plus que jamais le Planning poursuivra la lutte pour que chacun.e puisse vivre sa sexualité comme il.elle l’entend dans le respect de l’autre, pour que l’homosexualité et la bisexualité ne soient plus marginalisées et que l’hétérosexualité ne soit plus considérée comme l’unique norme à suivre.

Contact : Veronica Noseda, Coordinatrice nationale du Planning Familial # 01 48 07 81 00 

Le divorce « par consentement mutuel » sans juge Un divorce très dangereux pour les droits des femmes

Jeudi 12 Mai 2016

Comment combattre la lenteur excessive de la justice ?  Comment « faciliter »,  « accélérer » la procédure ?

Jean Jacques Urvoas, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, a trouvé le moyen : supprimer le passage devant le juge lors d'un divorce. Mesure de bon sens ? Non, fausse bonne idée !

Pourquoi ? Parce que les associations féministes rencontrent tous les jours des femmes dont les droits ont été mal défendus lors d’un divorce.

Parce qu'au quotidien beaucoup de divorces sont prononcés au détriment des droits des femmes, notamment à cause de la formation des magistrat/es et avocat/es sur la base d’un droit relevant d’une idéologie patriarcale traditionnelle.

Nous devrions donc nous réjouir de ne plus passer devant un juge !  Mais en fait cela risque d’être encore pire pour les femmes :  lorsqu’il y a violences dans le couple, une fois leur décision prise de quitter le conjoint violent, les femmes qui en sont victimes souhaitent que cela se fasse le plus vite possible et elles sont souvent prêtes à brader leurs droits (prestation compensatoire, pension alimentaire,résidence des enfants…).

 Seul le magistrat peut entendre les époux et s'il le juge utile reporter l'audience ou rejeter la demande (dans le cas où il estime qu'un des époux est lésé ou qu'il n'y a pas de véritable consentement) 

C'est pour cela que nous rejetons cette réforme du divorce ! Les procédures de divorce doivent certes être améliorées, mais en donnant plus de moyens  à la justice et non en renvoyant un service public vers le droit privé, dans la plus pure lignée libérale ! Les conséquences pour les femmes risquent d’être gravissimes, tant financièrement  qu’en terme de préservation de l’ensemble de leurs droits, notamment lorsqu’il y a soit des violences, soit des enfants. Qui peut croire sérieusement que le coût final sera de 50 € , cette somme visant à couvrir l’enregistrement de l’acte mais non la rémunération du notaire ? Qu’en sera-t-il de l’aide juridictionnelle accordée pour les femmes ayant de faibles ressources par ailleurs actuellement peu élevée ?

Nos associations demandent le retrait immédiat pur et simple de cet amendement et l’augmentation des moyens humains et financiers  alloués à la justice pour qu’elle soit rendue dans de meilleurs conditions, notamment de formation des magistrat/es et de délais.

Abandon de Famille - Tolérance ZéroAmicale du Nid Assemblée des FemmesLes Chiennes de GardeCoordination des Associations pour le Droit à l' Avortement et la ContraceptionCoordination Française pour le Lobby Européen des Femmes.Collectif National pour les Droits des FemmesLes effronté-e-sFédération Nationale Solidarité FemmesFemmes égalitéFemmes solidairesFIT – Une femme un toitGrand Chapitre Général Féminin de FranceLigue du Droit International des FemmesMaison des Femmes Thérèse ClercMémoire traumatique et victimologieOsez le FéminismePlanning FamilialRegards de FemmesRéseau féministe Ruptures

Améliorons les PASS contraception pour que les jeunes vivent leur sexualité en toute sécurité !

Mardi 19 Avril 2016

Créés pour garantir l’égalité pour toutes et tous, dans l’accès à l’information et à tous les moyens de contraception, les PASS contraception devaient en particulier permettre de lutter contre les inégalités territoriales et apporter des réponses aux jeunes éloignés des lieux de consultation dédiés ou en difficulté pour accéder à l’information.
Ces dispositifs, s’ils n’ont pas répondu à toutes les attentes, ont néanmoins permis de développer des réseaux de professionnels de santé et de professionnels éducatifs et sociaux en milieu rural notamment. Dans notre mobilisation pour accompagner la mise en place des PASS, nous avons participé à la construction de ces réseaux et pu mesurer combien les intervenants sont demandeurs d’échanges, de sensibilisation, de formation. Il est aujourd’hui absolument nécessaire de prolonger cette action pour consolider ces réseaux au plus près des jeunes afin d’améliorer leur orientation, en s’appuyant sur des personnes ressources et en renforçant un travail interdisciplinaire. Ce maillage des acteurs est aussi une opportunité pour mieux cerner les besoins des jeunes.
Cette expérimentation a révélé également, une grande méconnaissance du cadre législatif dans le domaine de la santé sexuelle, tant de la part des professionnels intervenants auprès des jeunes que des jeunes eux-mêmes.
Alors oui, nous devons améliorer les dispositifs « Pass contraception »
     - Pour informer/sensibiliser/former les intervenants de santé
     - Pour favoriser la constitution des réseaux autour des jeunes,
    - Pour informer / sensibiliser / former les professionnels qui interviennent auprès des jeunes et les jeunes eux mêmes
Cela suppose de mettre en place une communication  adéquate pour que les PASS jouent pleinement leur rôle dans l’amélioration de la santé sexuelle des jeunes.

Contact : Carine Favier,Co-Présidente du Planning Familial # 06 88 52 09 10 

 

Contre les textes sexistes, de nous battre nous ne nous arrêterons pas

Jeudi 18 Février 2016

Au titre d’un objet social commun, les droits des femmes en général et la lutte contre les violences faites aux femmes en particulier, et comme la loi le leur permet, cinq importantes associations féministes : Chiennes de garde, Collectif Féministe Contre le Viol, Fédération Nationale Solidarité Femmes, Femmes Solidaires et Mouvement Français pour le Planning Familial. ont  engagé une procédure contre les textes sexistes d’Orelsan en août 2009. 


Considérant que de nombreuses expressions des textes de ce chanteur sont explicitement et violemment sexistes, les associations ont porté plainte « pour injures publiques à raison du sexe, et incitation à la haine, à la violence et aux discriminations à raison du sexe » selon les articles de loi qui interdisent ce type de propos (articles 29, alinéa 2 et 33, alinéa 4 et article 24, alinéa 9 de la loi de 1881, modifiée le 30 décembre 2004).


Au terme de plus de 6 ans de procédures, accompagnées par Maîtres Geistel et Weber, de la SCP Henri Leclerc et associés, les associations ont été entendues au cours d’un procès qu’elles ont gagné en première instance au printemps 2013 et d’un appel qui a eu lieu devant la cour de Versailles le mercredi 16 décembre dernier. L’arrêt de la cour est intervenu le  18 février 2016.


Le Tribunal avait fait droit aux demandes des associations. La cour a jugé autrement. Les associations le regrettent. Leur détermination demeure intacte pour faire cesser voire faire sanctionner ces violences faites aux femmes quels que soient les moyens utilisés au service de ces violences.


Contacts presse :
Chiennes de garde : 06 37 40 42 69

Collectif Féministe contre le viol : 01.45.82.73.00

Fédération Nationale Solidarité Femmes : 06 83 20 68 65

Femmes Solidaires : 06 83 44 52 34

Mouvement Français pour le Planning Familial : 06 70 19 83 48

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Cologne : Contre les violences faites aux femmes, contre le sexisme, contre le racisme !

Lundi 18 Janvier 2016

Appel unitaire

Le 31 décembre, dans plusieurs villes d'Allemagne, des violences ont eu lieu à l'encontre de centaines de femmes : viols, autres agressions sexuelles, vols…

Nous les condamnons !

Nous demandons que toute lumière soit faite sur ces faits, sur leur organisation massive, et que ces hommes répondent de leurs actes devant la justice.
Nous sommes et restons contre les violences faites aux femmes, quels que soient leurs auteurs, demandeurs d'asile ou pas, où qu'ils soient et d'où qu'ils soient.
Nous condamnons aussi le détournement et la récupération de ces actes révoltants par des partis de droite et d'extrême-droite souhaitant utiliser ces violences commises pour discréditer la politique d'accueil des réfugiés d'Angela Merkel. En aucun cas les violences faites aux femmes n'ont à être instrumentalisées ! Elles ont lieu dans tous les pays, dans tous les milieux, dans tous les espaces. Et elles doivent être dénoncées partout ! Les féministes allemandes l'ont bien dit :

« Non à la violence contre les femmes, que ce soit à Cologne, à la fête de la bière ou dans la chambre à coucher »
La violence envers les femmes n'a pas de frontière : notre solidarité envers les femmes n'en a pas non plus.
Rassemblement Fontaine des Innocents (M° Les Halles) le lundi 18 janvier à 18h30

Il fera nuit : nous serons là ! Femmes du monde entier, ensemble.

Premiers signataires : Collectif National pour les Droits des Femmes, Collectif 20ème/Tenon, Coordination Lesbienne en France, les effronté-e-s, Ensemble !, Europe Ecologie Les Verts, Femmes Egalité, Femmes Libres de Radio Libertaire, Femmes Migrantes Debout, Femmes solidaires, FiEres, FIT, une femme un toit, Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie, Maison des Femmes de Paris,NPA,Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles- Maroc,Mouvement des Jeunes Communistes de France, Mouvement des Jeunes Socialistes, Osez le Féminisme !,Planing Familial, PCF, Rajfire, Réseau Féministe Ruptures, SNPES-PJJ-FSU-Ile de de France, Union des Familles Laiques, Union Syndicale Solidaires.

En région : Bagdam Espace Lesbien, Toulouse, Collectif Libertaire Anti-Sexiste, Lyon

Pour un monde sans sida, n’oublions pas les femmes

Lundi 30 Novembre 2015

Marisol Touraine a annoncé lundi 23 novembre l’autorisation prochaine d’un médicament antirétroviral en indication prophylactique, permettant à des personnes très exposées au VIH de diminuer fortement le risque d’infection. C’est une excellente nouvelle, qui consacre des stratégies de prévention combinées, s’appuyant à la fois sur l’adoption du préservatif masculin et féminin, le dépistage et l’utilisation des antirétroviraux pour diminuer le risque d’acquisition et de transmission du virus[1].

D’aucuns voient dans ces stratégies le début de la fin de l’épidémie. Mais pour qu’un monde sans sida soit possible, il est nécessaire de tenir compte des inégalités de genre qui structurent l’épidémie et qui font que, globalement, les femmes sont plus affectées les hommes.

Accès insuffisant à l’éducation, dépendance économique, recours limité aux services de planning familial et aux moyens de prévention, valorisation du multipartenariat masculin, violences sexuelles, absence de dialogue avec le partenaire… voici quelques-uns des facteurs qui font que, dans le monde, les femmes sont particulièrement vulnérables au VIH. Elles représentent 60% des nouvelles infections chez les jeunes de moins de 25 ans dans le monde. En Afrique sub-saharienne, elles sont la catégorie la plus touchée, avec 58% des adultes vivant avec le VIH qui sont des femmes. Et en France, les femmes comptent annuellement pour environ un tiers des nouvelles découvertes de séropositivité.

Les femmes peuvent également rencontrer des difficultés spécifiques à se soigner. Une récente étude menée dans un hôpital londonien[2] a montré que les femmes, plus souvent confrontées à des problèmes de logement et des contraintes socio-économiques, sont plus nombreuses à interrompre leur traitement pendant le suivi médical.

En ce 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida, le Planning Familial rappelle que la mise en œuvre de politiques de prévention et prise en charge efficaces ne peuvent pas faire l’économie d’une réflexion en termes d’inégalités de genre.

Pour qu’un monde sans sida voie le jour, la voix des femmes doit être entendue.


[1] La prise régulière d’un traitement antirétroviral diminue la quantité de virus dans le sang et les compartiments génitaux, ce qui diminue considérablement le risque pour une personne séropositive de transmettre le VIH à ses partenaires.

[2] Burch L et al. Is the Gender Difference in Viral Load Response to ART Narrowing over Time? 15thEuropean AIDS Conference, Barcelona, abstract PS6/3, 2015.

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Le Front National montre son vrai visage en région PACA !

Vendredi 27 Novembre 2015

Attaquer la liberté de milliers de femmes et d’hommes, jeunes et adultes, dans leurs choix de vie, en supprimant les moyens financiers aux associations qui permettent de développer l’accès à l’information et l’accompagnement dans la vie affective et sexuelle : voilà le programme du Front national proposé par Marion Maréchal-Le Pen lors d’une déclaration récente. Déclaration qui confirme les vraies intentions de ce parti de contrôler et d’assujettir les personnes dans leurs choix de vie, sans respect de leur autonomie, de leur identité de genre ou de leur orientation sexuelle. Déclaration en termes de menaces qui fait tomber les masques d’une  « normalité républicaine » affichée par le Front National.

Le Planning Familial se bat à côté des associations LGBT pour que chacun.e puisse exercer en toute légitimité ses droits, tous ses droits, en fonction de sa situation et de ses convictions : cette lutte est plus que jamais d'actualité.

De l’atteinte à la liberté de la presse à celle du droit à disposer de son corps : ce projet de société liberticide, nous n’en voulons pas !