1956 L'association "Maternité Heureuse" se crée.
Son but est de proposer la contraception en France et de faire modifier la
loi de 1920 qui l'interdit. L'objectif humanitaire d'alors est limité
à l'enfant désiré et à la lutte contre l'avortement
clandestin.
1960 L'Assemblée Générale ajoute à "Maternité
Heureuse", le sous titre "Mouvement français pour le Planning
Familial ".
1961 Les premiers centres d'accueil s'ouvrent à la population. dans une illégalité qui durera plus de six ans. En apprenant à écouter les demandes, les hôtesses d'alors commencent à entrevoir le poids de l'ignorance et du silence sur les comportements sexuels des hommes et des femmes.
1971 Le MFPF est agréé comme mouvement d'éducation
populaire.
Congrès 1973 Décision de pratiquer illégalement
des interruptions de grossesse pour créer un état de fait face
à l'inertie générale persistante.
Cinq ans après le vote de la loi autorisant la contraception, les décrets
d'application paraissent enfin au Journal Officiel.
1975 Une loi qui autorise l'avortement dans certaines conditions est
votée pour 5 ans. Le MFPF décide alors de cesser la pratique
de l'avortement dans ses centres afin d'obliger les services publics à
créer des services d'interruption volontaire de grossesse.
1979 Marche des femmes du 6 octobre 1979.
La loi restrictive du 31 décembre 1979, les répressions exercées,
spécialement à l'encontre des médecins, la campagne pour
le troisième enfant prouvent que le combat n'est pas fini.
1981 Lors des élections présidentielles, le MFPF appelle
à voter pour la gauche, parce qu'elle s'inscrit dans une dynamique
de lutte contre les inégalités sociales.
1983 Le Premier ministre annonce le remboursement de l'avortement par
la Sécurité Sociale.
Congrès de 1983 Le MFPF se déclare Mouvement féministe.
1986 Après les élections, suppression du Ministère
des Droits des Femmes et son remplacement par une Délégation
à la Condition Féminine, menaces explicites de suppression de
remboursement de l'IVG, deux associations départementales du MFPF sont
inculpées.
1987 Le Planning, face à une politique scandaleuse de l'immigration
aggravant les conditions de vie des femmes immigrées, inclut dans ses
luttes les revendications des femmes étrangères et se solidarise
avec les actions des mouvements anti-racistes.
Le Planning décide d'organiser une action nationale de formation, de
prévention et d'information sur les MST et le sida.
1988 Le MFPF organise, les 3 et 4 décembre, un colloque . Le
Mouvement relance le débat sur la procréation médicalement
assistée (PMA) : il veut sortir ce débat des cercles restreints
des seuls spécialistes et permettre à un large public de connaître
les réalités auxquelles se heurtent les femmes qui font une
demande de PMA.
La même année, malgré les pressions de l'église
et des États-Unis, la pilule abortive RU 486 est mise sur le marché
par le ministère de la Santé.
1989 Une campagne nationale autour des violences conjugales est lancée
par le Gouvernement.
1991Levée de l'interdiction de publicité sur les moyens
de contraception.
1992 Non remboursement des nouvelles pilules et déremboursement
des pilules plus anciennes.
Les Actions commandos contre l'exercice du droit à l'avortement se
multiplient.
Mobilisation massive de 40 associations, syndicats, groupes de femmes.
Vote de la loi sur le "délit d'entrave à l'IVG".
1994 Conférence mondiale "Population et développement
au Caire". Le MFPF est membre de la délégation gouvernementale.
1995 Conférence des Femmes de Pékin.