Permanences d'accueil, centres d'orthogénie, animations extérieures, relais, stages de sensibilisation, interventions diverses sont autant de moyens pour le MFPF de mettre en pratique ses objectifs.
Dans ces lieux, les femmes, les hommes, les jeunes, peuvent venir parler de toutes les questions concernant la sexualité, la contraception, l'interruption de grossesse, les MST, le sida, les problèmes de violences, etc.
L'objectif des centres du MFPF est de créer des lieux de paroles où les personnes venues peuvent se rencontrer entre elles, se co-former, analyser les contraintes imposées par les nouvelles normes. Les médias proposent de plus en plus de nouveaux modèles de pseudo-libération sexuelle, qui entraînent dans la population une demande de plus en plus grande de soins. La réponse qui leur est faite est celle de la sexologie, nouveau pouvoir que les médecins s'approprient , tout en évitant de poser les causes collectives et économiques de la répression sexuelle, qui sont souvent à l'origine de ces difficultés.
Dans le domaine de l'éducation sexuelle à l'école, par exemple, les animatrices du Planning affirment la nécessité d'intégrer à toutes les disciplines les aspects sexuels de la vie. Depuis des années, le Planning familial défend le principe d'une éducation sexualisée. C'est aussi dans ce sens qu'il participe à la campagne de prévention des abus sexuels sur les enfants dans les écoles primaires.
Outre ses permanences, centres d'orthogénie, animations dans les lycées, les collèges, les stages d'insertions, le MFPF intervient de façon importante sur les foires, marchés, fêtes locales, radios, télévisions; des expositions, des débats, des projections de films et vidéos sont organisés, toujours dans le souci d'informer le plus largement possible la population. Les principaux thèmes d'intervention sont le sexisme, les viols et les violences faites aux femmes, la prostitution, la maternité, l'accouchement, la naissance, le sida et bien sûr la contraception et l'avortement.
Pour appuyer leurs interventions, les associations départementales produisent des bulletins, des tracts, des affiches, des expositions, des vidéos ; quelques-unes montent des spectacles en utilisant les techniques du Théâtre de l'Opprimé d'Augusto Boal.
Tout ce travail est fait par 1.200 animatrices et animateurs, répartis dans 70 associations départementales.
Ces 70 associations départementales fonctionnent sur le principe de la loi de 1901. Elles sont constituées de militants (et adhérents) élisant leur équipe responsable. C'est là que s'apprend au MFPF la délégation du pouvoir et son contrôle. C'est aussi là que s'apprend la nécessité de faire des choix prioritaires d'action en fonction d'orientations, en sachant que toute décision nécessite des moyens. Les décisions financières doivent être prises conjointement. Le contrôle des finances est le contrôle de l'adéquation entre l'objectif et l'action.
Mouvement de lutte féministe, le MFPF agit dans le cadre d'une éducation populaire non sexiste.
La confédération nationale rassemble 20 fédérations
régionales, regroupant 70 associations départementales. Celles-ci
sont actives dans 150 établissements d'information et animent 31 centres
d'orthogénie (centres de planification). A partir des permanences,
accueils, centre d'orthogénie, animations, stages, etc., le MFPF est
en contact avec environ 350.000 personnes par an.
La confédération nationale coordonne les actions, diffuse l'information,
organise la formation et met à la disposition des équipes sur
le terrain les éléments nécessaires à leur pratique,
dans le cadre d'objectifs définis en Congrès nationaux tous
les trois ans.
Un important service de documentation est à la disposition des militants
et du public.