L'historique de la PMA :
Il s'agit de prendre en charge un couple en cas de stérilité.
Avant les années 70 les choses étaient plus simples, ces couples
présentaient une stérilité qu'on ne savait pas guérir
et choisissaient d'adopter ou de ne pas avoir d'enfant. Depuis l'avènement
des PMA on a un "toujours possible" qui fait que les parents ont
toujours l'espoir de pouvoir être père ou mère.
Au début des PMA, beaucoup de discours féministes avaient l'idée
d'une récupération du corps des femmes par les médecins.
La PMA c'est en fait l'intervention d'un tiers dans la fécondation.
Elle a commencé dans le milieu des années 70 par des inséminations
artificielles intra-conjugales.
Nous sommes ensuite passés à quelque chose de plus compliqué
en faisant appel à un donneur. Puis les choses se sont structurées
et les inséminations se sont faites uniquement au travers de CECOS
(Centre d'Etude et de Conservation du Sperme) dont le premier a été
ouvert en 1973.
Désormais tout cela est bien légiféré dans la
mesure où il faut s'assurer que le donneur est séronégatif.
Il existe plusieurs sortes de demandes, intéressantes
sur le plan éthique :
· personnes atteintes de maladies génétiquement transmissibles,
· couples séro-différents.
Reste la question de l'anonymat même s'il s'agit là d'un don plutôt que d'un abandon. Mais dans certains pays, les donneurs ne sont pas anonymes et l'enfant peut alors remonter sa filiation.
En 1978, l'arrivée de la fécondation in vitro appelée au départ "bébé-éprouvette" a posé des problèmes éthiques et religieux indépendamment des problèmes techniques. Si il y a trop d'embryons, la technique de réduction est appliquée, décision très lourde pour les mères.
Le premier embryon congelé date de 1985. Après, avec les dons de gamètes et dons d'ovules se pose le problème de l'anonymat. Pour des raisons sanitaires, il est obligatoire de congeler les ovules pendant 6 mois pour faire une recherche d'HIV. C'est une pratique qui est devenue courante et qui nécessite donc un cadre juridique.
En 1994, les lois sur la bioéthique sont promulguées : la PMA est réservée aux couples considérés comme stériles, dans des centres agréés.
Cas particuliers :
Le projet de loi propose actuellement de donner la possibilité d'insémination
post mortem, si le couple était bien inscrit dans un projet de parentalité.
· Le DPN (Diagnostic prénatal) : le premier DPN c'est l'échographie à la 12ème semaine d'aménorrhée puis examen à la 15ème ou 16ème semaine pour voir si on est dans un risque de trisomie.
· Le DPI (Diagnostic pré-implantatoire) : entre le moment où on a la fécondation et celui où on réimplante l'embryon, on peut voir s'il n'est pas porteur de maladies génétiques.
Il faut mettre du contenu dans le consentement libre
et éclairé, notamment des lieux d'écoute et d'information.
REFERENCES