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26 septembre 2016 : Journée mondiale de la contraception

Pas qu’une affaire de femmes, toutes et tous concernés ! La  contraception est le socle de l’égalité entre les sexes, mais pourtant les femmes portent trop souvent seules la responsabilité  de la contraception.

23/09/2016
26 septembre 2016 : Journée mondiale de la contraception

Dans le monde aujourd’hui, 64% des femmes vivant en couple et en âge de procréer utilisent un moyen de contraception, et 9 sur 10 utilisent une méthode moderne.  Mais au moins 216 millions de femmes  à travers le monde ne peuvent utiliser une méthode moderne de contraception. Et en Afrique, seulement 60% des besoins en matière de contraception sont couverts.

Difficile d’accéder à la contraception si les lois du pays où l’on vit ne le permettent pas, ou s’il n’y a pas suffisamment de  structures permettant de s’en procurer, ou si elle n’est pas accessible.

Et en France ?

Il existe une bonne couverture contraceptive,(9 femmes sur 10 en couple et en âge de procréer utilisent une méthode contraceptive, mais pas toujours bien adaptée à leur mode de vie, et  s de fortes inégalités persistent dans l’accès à la contraception :

lieux ressources en nombre insuffisant et très inégalement répartis sur le territoire, manque d’information sur les méthodes, et notamment la contraception masculine,  manque de formation des professionnels, cout, absence de choix,  tabou sur la contraception définitive. Les centres de planification qui  permettent d’accueillir gratuitement et de manière confidentielle les personnes mineures et les personnes en situation de précarité ou souhaitant garder l’anonymat voient leur moyens diminuer.

De nouvelles mesures ont étendu la gratuité de la contraception aux mineures en ville, chez un.e médecin ou un.e sage-femme, mais elles ont trop peu connues encore par les jeunes et les professionnels (rapport IGAS 2015). Il faut pour cela renforcer la formation des professionnels sur la contraception, et  instaurer un véritable travail en réseau sur tous les territoires, avec  des professionnels formés et volontaires .

Rendre la contraception accessible pour toutes et tous, c’est :

 

  • informer sur toutes les méthodes,
  • rendre la contraception accessible et gratuite pour les jeunes, notamment les 18- 25 ans
  • permettre le choix de la contraception la mieux adaptée à son mode de vie et à ses moyens
  • multiplier les lieux ressources et lieux de premier recours sur un territoire, dans une approche globale des questions de sexualité
  • enfin et surtout,  permettre une éducation à la sexualité intégrant tous les aspects de la sexualité, dont la prévention des grossesses non voulues

 

Contraception et avortement sont  des droits fondamentaux en terme d’autonomie et d’émancipation, chaque personne doit pouvoir les connaître et les exercer partout dans le monde. 

Crédits visuel : Clémence Bachelart, @HappyChikubi