International

Argentine : relance du débat sur l’avortement après une césarienne sur une enfant de 11 ans

01/03/2019

« Je veux que vous m’enleviez ce que le vieux m’a mis dans le ventre », c’est ce que voulait cette fillette de 11 ans, enceinte après un viol, et ce que réclamait sa famille.  Au lieu de cela, elle a été forcée à poursuivre sa grossesse jusqu’à 23 semaines, et a subi une césarienne. Il y avait pourtant deux bonnes raisons pour procéder à l’avortement même dans la loi restrictive argentine: viol et mise en danger de la vie de la mère !  Mais les autorités sanitaires de #Tucuman ont refusé cette autorisation, les médecins ont opposé leur clause de conscience, au mépris des risques encourus pour la vie de cette fillette, tout cela avec l’appui de l’évêque qui encourageait à « sauver les deux vies » !

Cette situation arrive en plein combat pour l’accès à l’avortement en Argentine. Le Planning soutient la lutte pour ce droit fondamental pour que plus jamais des filles, des femmes, ne soient obligées de subir de telles violences ! Et pour que s’applique la loi de 1921 qui permet l’avortement en cas de viol.

Il soutient la campagne #NinasNoMadres : poster une photo de soi à 11 ans, pour combattre l’insupportable ! merci de la relayer @CampAbortoLegal @Pame9dj