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[TRIBUNE] « Au lieu de condamner la pilule, considérons la parole des femmes »

Dans une tribune au « Monde », Le Planning et d'autres organisations mettent en garde contre la stigmatisation de la pilule...

26/09/2017
[TRIBUNE] « Au lieu de condamner la pilule, considérons la parole des femmes »

Ce mois-ci, la sortie du livre de Sabrina Debusquat, J’arrête la pilule (Les liens qui libèrent, 304 pages, 19,50 euros), a relancé le débat sur les « dangers » de la contraception hormonale, et plus particulièrement de la pilule.

Il faut bien sûr se réjouir que des femmes se réapproprient une parole sur leur santé sexuelle et reproductive qui est trop souvent confisquée par des médecins, et que cette parole soit relayée dans la presse grand public, comme c’est le cas ici ou encore, récemment, au sujet des violences gynécologiques et obstétricales. La France se distingue de beaucoup d’autres pays par un modèle contraceptif centré sur la pilule, et il est salutaire de se poser des questions à ce sujet.

Mais, non, la pilule ne tue pas « plus de femmes que les violences conjugales », comme l’affirme l’auteure de ce livre. Cette méthode, comme toutes les autres méthodes de contraception disponibles, présente des avantages et des inconvénients. Les études scientifiques permettent d’en mesurer les effets.

A cet égard, plusieurs études observationnelles suggéraient, depuis 1995, un sur-risque de thrombose veineuse profonde associé aux pilules de 3e et 4e générations par rapport à celles de 2e génération. En 2012, le dépôt de plainte de Marion Larat, victime d’un accident artériel non associé à ce type de pilule, a déclenché un débat important sur ces pilules en France. Face au sur-risque de thrombose veineuse que présentaient les pilules de nouvelles générations, et parce qu’elles ne présentaient pas d’avantages par rapport aux autres pilules, la Haute Autorité de santé (HAS) avait préconisé, dès 2007, de ne les prescrire qu’en cas d’intolérance aux pilules de 2e génération. Pour lire la tribune dans son intégralité, cliquez ici.