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Communiqués de presse

  • 1er décembre - Femmes, VIH et sexualités : au Planning on en parle !

    Jeudi 30 Novembre 2017

     

    Femmes, VIH et sexualités : au Planning on en parle !

     

    A l’occasion de la 29e journée internationale de lutte contre le sida, Le Planning réaffirme l’importance d’une meilleure prise en compte des femmes. Il se positionne comme lieu ressource dans l’accueil, l’information et l’accompagnement des femmes séropositives. Ces dernières peuvent bénéficier d’un suivi gynécologique et participer à des groupes de parole où sont abordés des sujets liés à leur santé sexuelle et à leur sexualité.

    Femmes, VIH et sexualités : levons le tabou

    Dans notre société patriarcale, parler de sexualité et de plaisir lorsqu’on est une femme reste tabou. Le sujet devient réellement inexploré lorsqu’il s’agit des femmes séropositives. Avec qui en parler ? A qui poser des questions pratiques ? A qui faire part de ses doutes, de ses interrogations ? Pour le Planning, il s’agit lorsque l’on parle de sexualité, de se protéger et d’adopter un comportement visant à réduire les risques, faire des choix autonomes, et pas de forger des interdits.

    D’où l’importance de l’éducation à la sexualité….

    Une éducation sexuelle efficace est une composante essentielle de la prévention du VIH/sida. L’éducation à la sexualité en milieu scolaire donne aux filles et aux garçons les notions élémentaires de la prévention du VIH et des autres IST, et permet aussi de lutter efficacement contre les discriminations spécifiques auxquelles sont exposées les personnes séropositives, de parler des rapports entre les filles et les garçons et des inégalités spécifiques liées au genre ou à l’origine.

    … et d’espaces dédiés aux femmes séropositives

    Dans le cadre du programme « Femmes & sida », Le Planning crée des espaces dédiés aux femmes concernées visant à libérer la parole. Pour toute personne, vivant avec le VIH ou non, une vie sexuelle satisfaisante va de pair avec le bien-être. Comme en témoigne cette femme, l’impact psychologique du VIH à travers ce que cette maladie représente socialement n’est pas à négliger: «nous sommes conditionnées psychologiquement à mettre notre sexualité entre parenthèses, c'est l'impact psy qui génère l'absence de désir, bien plus que le virus en lui-même, et les antirétroviraux ne peuvent être la réponse facile à un climat hostile qui fait de cette maladie une maladie sociale, physique et psychologique. » 46 ans, vit avec le VIH depuis 1984[i].

    « Nous existons ! » clament Christine A., Catherine K., Christine S., Giovanna R., Ramona F. dans une campagne[ii] du Planning visant à rendre visibles les femmes séropositives tout en rappelant que les femmes représentent un tiers des nouvelles contaminations par le VIH chaque année en France.

    Avec elles, Le Planning lutte pour que toutes les femmes vivant avec le VIH aient accès à la santé sexuelle, sans discriminations, quelle que soit leur origine ou leur milieu social, qu’elles soient partie prenante dans la recherche et puissent être accueillies sur tous les territoires. Et cela nécessite la mise en œuvre d’une politique de santé publique avec des moyens adaptés, qui tienne compte des femmes concernées.

                  Contacts presse :

    Sarah Durocher - Bureau national du Planning # 0685425787 -  sarah.durocher@planning-familial.org


    [i] Sources : Enquête Sida Infos Services sur l’impact du VIH sur les femmes vivant avec le virus, 2009

    [ii] Campagne #nousexistons https://www.planning-familial.org/articles/nousexistons-0028925

  • 25 novembre : Stop aux violences faites aux femmes !

    Mardi 21 Novembre 2017

    Depuis plusieurs semaines, des millions de femmes à travers le monde se mobilisent pour dénoncer  publiquement les violences dont elles sont victimes. Le mouvement est mondial et concerne toutes les femmes car ces violences sont universelles. 

    Dans le monde, 1 femme sur 3 est concernée par de la violence sexuelle et/ou physique ONU. 700 millions de femmes ont été mariées de force Unicef. Une petite fille est excisée toutes les 4 minutes ! Excision parlons-en !...En Europe plus d'1 femme sur 2 a été victime de harcèlement sexuel. 1 Européen sur 4 pense que dans certaines situations le viol est justifiable! Agence des Droits Fondamentaux de l'Union Européenne. En France chaque année on estime que 84000 femmes sont victimes de viol ou de tentatives de viol. Seules 10% des victimes osent porter plaintes ! Observatoire National des Violences Faites aux Femmes

     POURQUOI ?

    • Parce que toutes nos sociétés,  mettant en avant des  valeurs, croyances, us et coutumes érigées comme normes sociales banalisent un système patriarcal qui légitime toutes les formes d'oppression, de discriminations et de violences à l'encontre des femmes et des filles.
    • Parce que les lois et conventions internationales qui visent à éliminer ces violences  ne sont pas respectées
    • Parce que la prévention et la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles manquent  cruellement de ressources !
    • Parce qu’il existe un continuum des violences sexistes, racistes, classistes, économiques et politiques que les hommes exercent sur les femmes

     

    IL EST URGENT D’AGIR : 

    Victimes ou témoins, la parole de chacun.e est essentielle : il est de notre responsabilité individuelle et collective d’être à l’écoute des femmes, de les soutenir, de  nous battre pour que les lois qui doivent les protéger soient appliquées.  Vivre sans violence est un droit humain fondamental qui ne doit plus jamais être menacé.

    Il est urgent de prévenir ces violences : une éducation à la sexualité  pour tou.te.s dès le plus jeune âge est un moyen privilégié pour renforcer les relations égalitaires et  enrayer  la persistance des stéréotypes sexués.  Arrêter les violences ne peut se faire sans un changement global des rapports entre les femmes et les hommes. 

     Plus aucune forme de violence ne peut encore être tolérée et rester impunie !

    Il est important d’encourager les femmes victimes de violences à parler, sans en faire une injonction, agir pour briser l'omerta: c’est un enjeu fondamental pour lutter contre toutes les formes de violences.

     C’est pourquoi Le Planning lance ce 25 novembre une campagne grand public sur les violences :

    #toutestlie: les violences sont socialement construites 

    https://www.planning-familial.org/articles/toutestlie-0029859  (lien vers la campagne)

     

    Contacts presse :

    Véronique SEHIER : # 06 86 65 25 19   veronique.sehier@planning-familial.org

    Danièle LANSSADE # 06 83 31 09 64   daniele.lanssade@gmail.com

    Veronica NOSEDA # 06 79 37 93 73  veronica.noseda@planning-familial.org

     

  • Décès de Françoise Héritier

    Mercredi 15 Novembre 2017

    « Si la fécondité est le lieu central de la domination masculine, il s’en suit que la prise par les femmes du contrôle de leur propre fécondité revient pour elles à sortir du lien de domination. Là est le levier d’un changement majeur pour l’humanité toute entière. »

    Nous rendons hommage à Françoise Héritier, décédée cette nuit ! Respect pour cette rare femme anthropologue, qui a travaillé tout au long de sa vie à étudier le système de domination masculine et à déconstruire les idées reçues sur le féminin et le masculin. Egalement première présidente du Conseil National du Sida dans les année 90, elle a permis de nombreuses réflexions notamment sur l'évolution de la maladie et ses représentations.

    Lors d'une interview en octobre dernier, elle prenait la parole pour dénoncer encore et toujours le système patriarcal, et les violences faites aux femmes. En 2001, elle s'exprimait déjà sur la seule manière de sortir de ce système, et cela "consisterait à prendre conscience des mécanismes de répulsion,... de haine ou de mépris afin de les réduire à néant grâce à une éducation de l'enfant relayée par tous".

    Ce combat est encore plus d'actualité aujourd'hui. A travers ses écrits et réflexions, le Planning continuera cette lutte pour l'égalité des sexes.

    Contacts presse :

    Véronique SEHIER : # 06 86 65 25 19 – veronique.sehier@planning-familial.org

    Caroline Rebhi # 06 59 87 03 20 – caroline.rebhi@planning-familial.org

  • Retrait du Cytotec : où est le scandale ?

    Vendredi 20 Octobre 2017

    Le laboratoire Pfizer retire du marché français le Cytotec ou misoprostol, antiulcéreux utilisé depuis plusieurs années dans nombre de services d’IVG pour les IVG médicamenteuses et de gynécologie pour, les fausses couches précoces ou tardives, les interruptions médicales de grossesse après 12 semaines de grossesse ou la préparation du col pour les IVG.

      

     Le prix du Cytotec explique cet usage (0,30c d’euro le comprimé, 12 euros pour le Gymiso autre nom commercial de la molécule), mais le Cytotec n’a l’AMM (autorisation de mise sur le marché) que comme antiulcéreux.

     

     Au-delà des discussions sur ses bonnes voies d’administration (orale ou vaginale) et dosages en gynécologie, cette molécule est approuvée par le corps médical non pour ses « effets secondaires » mais pour son efficacité.  Pourquoi Pfizer n’a-t-il pas demandé l’AMM pour l’orthogénie et la gynécologie ? L’AMM aurait pu permettre de produire cette molécule sous des dosages différents adaptés aux usages possibles et réglementés dans le champ de la santé des femmes.

     

    Loin de cette démarche, surfant sur le buzz créé par des plaintes judiciaires, Pfizer retire ce produit, comme le laboratoire Bayer l’a fait pour le dispositif de contraception définitive Essure, alors qu’il a « toléré » son utilisation et sa vente jusque-là dans le monde entier .

    Où est le scandale ? Où est l’hypocrisie ?

    Le misoprostol peut et doit tomber dans le domaine public, faire l’objet d’une étude indépendante prenant en compte toutes les expertises, précisant les conditions de son innocuité et des bonnes pratiques quant à son utilisation. Il doit être mis à disposition pour tous ses usages répondant aux besoins, et ce à moindre coût. Charge aux pouvoirs publics de le mettre en œuvre.

    La santé des femmes ne doit pas être un lieu de combat commercial, moral, politique qui contribue à alimenter les stratégies des anti choix, et des profits capitalistes.

     

    Pour le Planning, la santé des femmes est d’abord une affaire de femmes, et pour cela, l’information complète et le choix dûment éclairé sont incontournables. Le Planning Familial y veillera !


    Contacts : Véronique Sehier : 06 86 65 25 19 / Martine Leroy : 06 77 60 15 16


  • La méthode de contraception ESSURE supprimée par Bayer pour « raison commerciale », sans alternative: une nouvelle atteinte au choix des femmes !

    Mardi 19 Septembre 2017

    Le laboratoire Bayer vient de l’arrêter pour « raison commerciale ».  Le droit des femmes à maîtriser leur fécondité, grâce à la contraception qui leur convient le mieux, pèse-t-il si peu devant des intérêts commerciaux? Quelles sont les raisons qui justifient vraiment l’abandon pur et simple de cette méthode sans autre alternative pour les femmes ?

    La contraception définitive est encore très difficile à obtenir en France, malgré la loi en vigueur. Trois méthodes étaient disponibles en France jusque-là : la vasectomie pour les hommes, pour les femmes, « Essure », implant posé par les voies naturelles de façon non chirurgicale et en ambulatoire, et la ligature des trompes par méthode chirurgicale (pose de clips par cœlioscopie).

    Aujourd’hui, seule la méthode chirurgicale sera encore accessible aux femmes, malgré l’avis du comité d’expert.es de l’ANSM publié en avril 2017 , concluant que la balance bénéfice/risque de cet implant n’était pas remise en cause.

    Il est d’abord important de rassurer les femmes porteuses aujourd’hui d’un implant Essure: en l’absence de signes manifestes d’intolérance (voir ICI les recommandations), elles n’ont  aucune raison de demander l’explantation de leur implant.

    Dans un contexte où décider d’une contraception définitive rencontre encore une forte résistance sociale en France, et où au milieu des messages alarmants sur d’autres méthodes de contraception, certain.e.s prônent le retour à un « ordre naturel », notre inquiétude est grande. Les progrès techniques et scientifiques doivent servir l’amélioration continue des méthodes et moyens de contraception, sans entrave au choix des femmes, et non l’inverse. 

    Ce qu’a permis la contraception est un acquis irremplaçable pour les femmes comme pour les hommes : dissocier sexualité et procréation, et pouvoir choisir d’avoir un enfant si on le veut, quand on le veut.  

    Nous n’accepterons aucune remise en cause du droit des femmes à disposer de leur corps, condition essentielle de l’émancipation des femmes et de l’égalité entre les sexes. Nous exigeons que les informations sur l’ensemble des méthodes contraceptives soient indépendantes d’intérêts économiques, de scoops médiatiques, de pseudo-scandales sanitaires qui font régner un climat de peur. Nous exigeons que des mesures soient prises pour renforcer l’information, la recherche et l’offre actuelle afin d’augmenter les possibilités de choix pour toutes et tous.

     Pour les 3 associations :

    ANCIC : Laurence Danjou, Laurence Esterle et Emmanuelle Lhomme, Coprésidentes   

    CADAC : Nora Tenenbaum, Présidente 

    Planning Familial: Véronique Sehier et Caroline Rebhi, Coprésidentes.

    Contacts :

     
    ANCIC (Association Nationale des Centres d'IVG et de Contraception) :
    Laurence Esterle, Co-présidente # 06 62 85 44 49
     
    Le Planning Familial:
    Véronique Séhier, Coprésidente : veronique.sehier@planning-familial.org # 06 86 65 25 19
     
    Danielle Gaudry : gaudry.danielle-simone@orange.fr # 06 60 95 50 77

     

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