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Communiqués de presse

  • Retrait du Cytotec : où est le scandale ?

    Vendredi 20 Octobre 2017

    Le laboratoire Pfizer retire du marché français le Cytotec ou misoprostol, antiulcéreux utilisé depuis plusieurs années dans nombre de services d’IVG pour les IVG médicamenteuses et de gynécologie pour, les fausses couches précoces ou tardives, les interruptions médicales de grossesse après 12 semaines de grossesse ou la préparation du col pour les IVG.

      

     Le prix du Cytotec explique cet usage (0,30c d’euro le comprimé, 12 euros pour le Gymiso autre nom commercial de la molécule), mais le Cytotec n’a l’AMM (autorisation de mise sur le marché) que comme antiulcéreux.

     

     Au-delà des discussions sur ses bonnes voies d’administration (orale ou vaginale) et dosages en gynécologie, cette molécule est approuvée par le corps médical non pour ses « effets secondaires » mais pour son efficacité.  Pourquoi Pfizer n’a-t-il pas demandé l’AMM pour l’orthogénie et la gynécologie ? L’AMM aurait pu permettre de produire cette molécule sous des dosages différents adaptés aux usages possibles et réglementés dans le champ de la santé des femmes.

     

    Loin de cette démarche, surfant sur le buzz créé par des plaintes judiciaires, Pfizer retire ce produit, comme le laboratoire Bayer l’a fait pour le dispositif de contraception définitive Essure, alors qu’il a « toléré » son utilisation et sa vente jusque-là dans le monde entier .

    Où est le scandale ? Où est l’hypocrisie ?

    Le misoprostol peut et doit tomber dans le domaine public, faire l’objet d’une étude indépendante prenant en compte toutes les expertises, précisant les conditions de son innocuité et des bonnes pratiques quant à son utilisation. Il doit être mis à disposition pour tous ses usages répondant aux besoins, et ce à moindre coût. Charge aux pouvoirs publics de le mettre en œuvre.

    La santé des femmes ne doit pas être un lieu de combat commercial, moral, politique qui contribue à alimenter les stratégies des anti choix, et des profits capitalistes.

     

    Pour le Planning, la santé des femmes est d’abord une affaire de femmes, et pour cela, l’information complète et le choix dûment éclairé sont incontournables. Le Planning Familial y veillera !


    Contacts : Véronique Sehier : 06 86 65 25 19 / Martine Leroy : 06 77 60 15 16


  • La méthode de contraception ESSURE supprimée par Bayer pour « raison commerciale », sans alternative: une nouvelle atteinte au choix des femmes !

    Mardi 19 Septembre 2017

    Le laboratoire Bayer vient de l’arrêter pour « raison commerciale ».  Le droit des femmes à maîtriser leur fécondité, grâce à la contraception qui leur convient le mieux, pèse-t-il si peu devant des intérêts commerciaux? Quelles sont les raisons qui justifient vraiment l’abandon pur et simple de cette méthode sans autre alternative pour les femmes ?

    La contraception définitive est encore très difficile à obtenir en France, malgré la loi en vigueur. Trois méthodes étaient disponibles en France jusque-là : la vasectomie pour les hommes, pour les femmes, « Essure », implant posé par les voies naturelles de façon non chirurgicale et en ambulatoire, et la ligature des trompes par méthode chirurgicale (pose de clips par cœlioscopie).

    Aujourd’hui, seule la méthode chirurgicale sera encore accessible aux femmes, malgré l’avis du comité d’expert.es de l’ANSM publié en avril 2017 , concluant que la balance bénéfice/risque de cet implant n’était pas remise en cause.

    Il est d’abord important de rassurer les femmes porteuses aujourd’hui d’un implant Essure: en l’absence de signes manifestes d’intolérance (voir ICI les recommandations), elles n’ont  aucune raison de demander l’explantation de leur implant.

    Dans un contexte où décider d’une contraception définitive rencontre encore une forte résistance sociale en France, et où au milieu des messages alarmants sur d’autres méthodes de contraception, certain.e.s prônent le retour à un « ordre naturel », notre inquiétude est grande. Les progrès techniques et scientifiques doivent servir l’amélioration continue des méthodes et moyens de contraception, sans entrave au choix des femmes, et non l’inverse. 

    Ce qu’a permis la contraception est un acquis irremplaçable pour les femmes comme pour les hommes : dissocier sexualité et procréation, et pouvoir choisir d’avoir un enfant si on le veut, quand on le veut.  

    Nous n’accepterons aucune remise en cause du droit des femmes à disposer de leur corps, condition essentielle de l’émancipation des femmes et de l’égalité entre les sexes. Nous exigeons que les informations sur l’ensemble des méthodes contraceptives soient indépendantes d’intérêts économiques, de scoops médiatiques, de pseudo-scandales sanitaires qui font régner un climat de peur. Nous exigeons que des mesures soient prises pour renforcer l’information, la recherche et l’offre actuelle afin d’augmenter les possibilités de choix pour toutes et tous.

     Pour les 3 associations :

    ANCIC : Laurence Danjou, Laurence Esterle et Emmanuelle Lhomme, Coprésidentes   

    CADAC : Nora Tenenbaum, Présidente 

    Planning Familial: Véronique Sehier et Caroline Rebhi, Coprésidentes.

    Contacts :

     
    ANCIC (Association Nationale des Centres d'IVG et de Contraception) :
    Laurence Esterle, Co-présidente # 06 62 85 44 49
     
    Le Planning Familial:
    Véronique Séhier, Coprésidente : veronique.sehier@planning-familial.org # 06 86 65 25 19
     
    Danielle Gaudry : gaudry.danielle-simone@orange.fr # 06 60 95 50 77

     

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  • Loi Travail

    Lundi 11 Septembre 2017

    La réforme du travail, suite de la Loi Travail, entrera en vigueur fin septembre. Les ordonnances ont été présentées le 31 août. Les associations féministes et de nombreux syndicats appellent l'ensemble des salariés des entreprises privées et des services publics à faire une grève nationale et générale le mardi 12 septembre 2017.

    Les ordonnances ne sont pas neutres. Les salarié.e.s les plus touché.e.s sont celles et ceux en CDD ou travaillant dans des petites entreprises. Deux catégories où les femmes sont surreprésentées. Plusieurs mesures vont donc peser particulièrement sur les femmes et accroître les inégalités professionnelles : modifications possibles des congés pour enfant malade, de l’allongement du congé maternité et du maintien de la rémunération à 100%, de l’allègement du temps de travail des femmes enceintes, de la prime d’ancienneté, de départ à la retraite ou de licenciement, suppression de l’obligation pour les entreprise de réaliser un rapport de situation comparée sur l’égalité professionnelle …).

    Si la loi veut assouplir le fonctionnement des entreprises cela ne peut pas se faire au dépend des conditions de travail et de vie des salarié.e.s (clauses de mobilité, changement d’horaire de travail, de temps de travail, de salaire) !

    La situation est préoccupante, il est important que chacun.e d’entre nous se mobilise. Demain mardi 12 septembre, les militant.e.s du Planning Familial seront dans la rue ; rejoignez-nous !

    Contacts presse :

    Caroline REBHI : # 06 59 87 03 20 / Véronique SEHIER # 06 86 65 25 19