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Communiqués de presse

  • La lutte contre le sida est aussi un combat féministe !

    Vendredi 30 Novembre 2018

    En 2017, 37 millions de personnes vivaient avec le VIH dans le monde, dont plus de la moitié sont des femmes. Parmi elles, les adolescentes et jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans sont particulièrement exposées. En Afrique subsaharienne (ASS), elles représentent ¼ des infections à VIH, mais seulement   10% de la population. Les femmes représentent 59 % des nouvelles infections parmi les adultes âgés de 15 ans et plus. Cette vulnérabilité est liée, entre autres, aux violences qu’elles subissent, d’autant plus qu’elles sont jeunes ou dépendantes économiquement. Rappelons que plus d'un tiers des femmes dans le monde a subi des violences physiques ou sexuelles à un moment de leur vie.

    En France, on estime à 153 000 le nombre de personnes vivant avec le VIH, dont 30 % sont des femmes. Les migrant-e-s payent un lourd tribu à l’épidémie. On sait maintenant qu’une grande proportion des migrant-e-s d’ASS se contaminent en France. Chez les femmes, cette proportion atteint au moins 30%, notamment du fait d’une grande précarité administrative, professionnelle, sociale et médicale. Les femmes qui viennent en France parce que leur vie est menacée dans leur pays d’origine ont 6 fois plus de risque de subir un rapport sexuel forcé après leur arrivée[1].

    Mais cela n’est pas une fatalité !  

    Le planning rappelle que :

    -          la lutte contre le VIH/Sida passe par la promotion des droits des femmes et la réduction des inégalités sociales et de genre qui concourent à faire que les femmes sont particulièrement touchées par l’épidémie : précarité, difficultés d’accès à l’information et à la prévention, discriminations, violences…

    -          que les droits sexuels sont la clé de voûte de l’autonomie des femmes qui conditionnent la possibilité de chacune d’exercer pleinement tous ses autres droits.  

    Il faut se battre partout dans le monde pour :

    -          que toutes les femmes aient un accès effectif aux services de santé sexuelle et reproductive et le droit à décider de leur sexualité.

    -          que l’éducation à la sexualité, à la croisée de plusieurs droits fondamentaux (droit à la santé, droit à l’information et à l’éducation, droit de disposer de son corps librement…) puisse être accessible dès le plus jeune âge, pour aider les jeunes à se construire, à s’autonomiser et à faire leurs propres choix dans le respect d’autrui. C’est un pré-requis essentiel à l’émancipation des jeunes, à la lutte contre les violences et les discriminations, et à l’égalité entre les sexes.

    En 2004, M. Kofi Annan, secrétaire général de l’ONU, disait à l’occasion de la journée mondiale de la lutte contre le sida : "Notre stratégie pour l’avenir doit être de donner aux femmes les moyens d’agir dans ce combat. Les véritables héros de cette guerre, c’est parmi elles qu’il faut les chercher, et il nous appartient de leur fournir l’arme de l’espoir."

    Nous sommes là, bien décidées à poursuivre le combat !

    Contacts Presse :

    Sarah Durocher # 06 85 42 57 87 / Caroline Rebhi # 06 59 87 03 20


    [1] Enquête ANRS Parcours. « Parcours de vie et santé des Africains immigrés en France ». Sous la direction de Annabel Desgrées du Loû et France Lert. https://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Parcours-97827071964...

  • Promouvoir le préservatif c'est assurer son accès libre et gratuit !

    Jeudi 29 Novembre 2018

    Le 27 novembre, la ministre de la Santé Agnès Buzyn annonçait au micro de France inter, le remboursement à venir d'un « nouveau dispositif » :  des préservatifs masculins remboursables sur prescription médicale, suite à un avis favorable rendu par la Haute autorité de santé, afin de renforcer la lutte contre le Sida.

    Doit-on se réjouir de cette annonce ?

    En effet, nous savons par expérience qu’il n’est pas toujours évident d’évoquer sa vie affective et sexuelle avec un.e médecin. Chacun.e doit donc pouvoir disposer librement de préservatifs gratuits internes et externes sans prescription médicale et en accès libre et gratuit. Ce qui importe c’est de renforcer l’information et les actions de prévention, dans tous les lieux, vis-à-vis de tous les publics. 

    Cette décision acte une re-médicalisation de la santé sexuelle et fait l’impasse sur le travail mené par les structures qui ont des missions de service public, comme les Centres Gratuits d'Information, de Dépistage et de Diagnostic des infections sexuellement transmissibles, les Centres de Planification et d’Education Familiale qui participent de ce parcours de prévention et de lutte contre le sida, et donnent des préservatifs internes et externes, gratuitement, en respectant la confidentialité et l’anonymat des personnes. Ils constituent, avec les Etablissements d’Information et de Conseil Conjugal et Familial, des lieux-ressources de proximité qui pratiquent une approche globale en matière de santé sexuelle, notamment pour les mineur.e.s qui ne souhaitent pas faire appel au médecin de famille. 

    Le Planning demande la prise en charge totale de tous les moyens de contraception - dont les préservatifs internes et externes font partie - afin de garantir l’égalité pour toutes et tous, de l’accès à l’information et à la prévention, et d’apporter notamment des réponses aux femmes en situation de vulnérabilité et aux jeunes éloigné.es des lieux de consultation dédiés ou en difficulté pour accéder à l’information.

    Chaque personne sans condition de situation ou de ressources doit pouvoir exercer le droit de vivre sa vie affective et sexuelle, en toute sécurité, après avoir reçu une information claire sur les avantages et les risques de l’ensemble des moyens de contraception et de prévention. C’est aussi l’objet de la campagne #LibresDeNosChoix du Planning Familial.

    Contacts Presse :

    Sarah Durocher # 06 85 42 57 87 / Véronique Sehier # 06 86 65 25 19