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Communiqués de presse

  • #Quesealey : La lutte des Argentines pour le droit à l’avortement s’invite à Cannes avec une marée verte sur tapis rouge

    Vendredi 17 Mai 2019

    Juan Solanas présentera « Que sea Ley » en sélection spéciale le 18 mai à 16h23 au festival de Cannes. Le Planning Familial, Wild Bunch et Juan Solanas organisent une mobilisation d’ampleur qui prendra la forme d’une marée verte à l’occasion de la montée des marches du film.

    Le documentaire met en lumière le combat magnifique et courageux des femmes d’Argentine, et les conséquences désastreuses de lois qui empêchent les femmes d’accéder à ce droit fondamental d’interrompre une grossesse non voulue. En Argentine, la force du mouvement des femmes au sein de la Campagne nationale pour l’avortement légal , (Campaña Nacional por el Aborto Legal, Seguro y Gratuito) a sorti l’avortement du tabou pour exiger « une éducation sexuelle pour décider, des méthodes contraceptives pour ne pas avorter, un avortement légal pour ne pas mourir »

     Après un premier rejet du projet de loi adopté en 2018 par les députés et bloqué en août par le Sénat, il sera de nouveau déposé le 28 mai pour la 8ème fois. Rien n’arrêtera plus la marée verte qui a déferlé sur l’Argentine ! C’est aujourd’hui un combat intergénérationnel, puissant, et qui a envahi toute l’Amérique latine ! Que Sea ley !

    Ce film montre la force et l’énergie de ce mouvement qui donne de l’espoir dans un contexte international préoccupant. Rappelons que chaque année, 25 millions d’avortements non sécurisés ont lieu dans le monde. Une femme meurt toutes les 9 mn d’un avortement clandestin. En Amérique Latine, plus de 97 % des femmes vivent dans des pays où les lois l’interdisent complètement ou en restreignent l’accès, voire condamnent les femmes à la prison.  300 000 femmes meurent de complications liées à la grossesse et à l’accouchement. 

    Derrière ces drames, les mouvements anti-avortement sont à l’œuvre partout dans le monde. Leur action internationale pour défendre un soi-disant droit à la vie pour « l’enfant à naître », au mépris de la vie et de la santé des femmes, tisse une toile entre des courants conservateurs, d’extrême-droite et religieux. Ils obtiennent des succès : aux USA, des états - Alabama, Ohio, Georgie…-  prennent des mesures restrictives contre l’avortement, mais des femmes de tout milieu, de tous âges, se mobilisent de façon solidaire pour battre en retrait toutes ces régressions.

    A Cannes, en solidarité avec les femmes privées du Droit de disposer de leur propre corps, des dizaines de femmes, militantes du Planning et de la Fondation des Femmes, actrices (Charlotte Gainsbourg, Julie Gayet, Zabou Breitmann…) et anonymes, venues d’Argentine et de France, graviront les marches du Palais du Festival en portant les célèbres foulards verts samedi 18 mai.

    Garantir à l’accès à l’avortement est une question de santé publique : une femme qui veut avorter avortera, en mettant en danger sa vie et sa santé. C’est aussi un droit humain fondamental. Chaque femme doit pouvoir choisir le nombre d’enfants qu’elle veut, si elle en veut, et à quel rythme. Le droit à disposer de son corps est un droit à part entière, et chaque femme, chaque fille du monde doit pour voir avorter légalement et en toute sécurité ! L’accès aux droits sexuels et reproductifs est un enjeu de démocratie, de justice sociale, et de progrès. 

    #QueSealey  por el aborto legal !

    Contacts Presse : Planning Familial : Véronique Séhier 06 86 65 25 19

    Fondation des Femmes : Alizée Remaud 06 83 90 51 18 – TBWA/Corp

    The PR factory : Marie-France Dupagne mariefrance@theprfactory.com Julie Vanderhaeghen julie@theprfactory.com

    Laurette Monconduit lmonconduit@free.fr 01 43 48 01 89

  • Contre les LGBTphobies, pour la PMA pour tou.te.s : le Planning familial s’engage !

    Mercredi 15 Mai 2019

    La lutte contre les stéréotypes, discriminations et violences liées à l'orientation sexuelle et à l'identité de genre fait partie des combats du Planning. Il est inadmissible qu’en 2019 des personnes aient encore à subir des insultes, des violences psychologiques et physiques allant jusqu’au meurtre ou au suicide.

    Il est urgent d’agir pour promouvoir l’égalité entre toutes les personnes quelles que soient leur orientation sexuelle ou leur identité de genre et de donner aux jeunes  toute l’information nécessaire sur ces questions. Cela signifie la mise en oeuvre de séances d’éducation à la sexualité intégrant cette dimension de façon systématique dès le plus jeune âge pour tous.tes les jeunes, ainsi que la formation des professionnel.le.s de l’éducation (enseignant.e.s, CPE, directeur.rices d’établissement, infirmières scolaires, assistant.e.s d’éducation ...).

    Le  Planning se mobilise tous les jours pour assurer - au sein de ses associations départementales -  l’accès à un accueil  et un accompagnement de qualité en matière de santé sexuelle pour les personnes LGBTQI+ (Lesbiennes, gays, bi, trans', queers, intersexes),  qui soient  non jugeants, respectueux des choix des personnes et donc basés sur l’autodétermination.

    Avec les personnes concernées et les associations partenaires, le Planning poursuit le combat pour l’accès à la PMA pour tou.te.s,  pour le droit à disposer de son corps : choisir d’avoir ou non des enfants, si elles le souhaitent, avec qui elles veulent, et quand elles le veulent.

    Après bien des tergiversations, qui offrent de trop nombreuses occasions aux antichoix d’exprimer leur opposition à l’égalité des droits, il est urgent maintenant d’ouvrir la PMA pour toutes les femmes seules ou en couple lesbien,  avec  les mêmes conditions de prise en charge financière quelles  que soient les situations, sans entrave juridique, religieuse ou politique, avec le choix des méthodes et du degré de médicalisation ;  il est également urgent d’autoriser l’autoconservation des gamètes pour les femmes qui le souhaitent. Il est urgent également de prendre en compte la diversité des familles et d’instaurer une filiation fondée sur l’engagement parental permettant une prise en compte de l’intérêt supérieur de l’enfant. 

    Ce n’est évidemment pas un débat d’éthique dont il s’agit, mais d’une question d’égalité et de justice entre toutes les femmes. Les femmes ont trop attendu. Il est temps de dire stop aux pressions religieuses, morales ou politiques qui refusent  cette égalité et ralentissent l’accès aux droits pour toutes et tous !

    C’est pourquoi, le Planning Familial participera avec les associations LGBTQI aux événements organisés autour  du 17 mai, journée internationale de lutte contre les LGBTphobies et lors des marches des fiertés.

    #OnLutteraTantQulLeFaudra

    Contacts Presse : Lydie Porée # 06 87 16 36 68

     

  • Communiqué d’APEL-Égalité

    Lundi 15 Avril 2019

    Le 13 avril, 4 militantes du RAJ (Rassemblement action jeunesse) et du MDS (Mouvement démocratique et social), ont été interpellées à la Grande poste d’Alger et ont subi une fouille corporelle outrageant leur intimité, dans un commissariat de Baraki. Nous saluons le courage de ces femmes d’avoir témoigné de cet outrage.


    Nous dénonçons avec force ces pratiques humiliantes, attentatoires à la dignité des personnes.
    Ces derniers jours, la répression et les arrestations de militants.e.s se multiplient alors que le mouvement est pacifique : silmiya !


    Les femmes subissent en outre des agressions et des incitations à la violence lors des manifestations et à travers les réseaux sociaux.


    Le but de ces pratiques est clair : il s’agit de décourager les femmes de manifester alors qu’elles participent activement au mouvement populaire depuis le 22 février pour une Algérie libre et démocratique.


    Ces pratiques répressives d’intimidation ne feront que conforter les Algériennes et les Algériens dans leur lutte pour les libertés collectives et l’État de droit.

    Solidarité !

    APEL-Égalité, le 15 avril 2019

    ttp://apel.egalite.free.fr

    facebook APEL-Egalité asso

    apel-egalite@hotmail.com

  • Une proposition de loi contre la liberté de manifester

    Vendredi 29 Mars 2019

    Une proposition de loi contre la liberté de manifesterCommuniqué de presseSi la loi est votée par le Parlement au nom du peuple français, elle ne peut et elle ne doit pasporter atteinte à la libre expression du peuple. La proposition de loi adoptée par l’Assembléenationale qui prétend encadrer le droit de manifester constitue une atteinte grave aux libertéspubliques et à l’équilibre des pouvoirs.

    Les violences contre les personnes, les biens, les institutions qui ont eu lieu ne peuvent justifierqu’un exécutif s’arroge des pouvoirs exorbitants et décrète qui peut ou ne peut pas manifester.Participer à une manifestation ne saurait pas plus signifier le risque pour tout individu d’êtrepoursuivi, fiché et condamné pénalement comme financièrement.Soumettre les participants et les participantes à une manifestation à une fouille systématique,confier aux préfets le pouvoir d’interdire à une personne de manifester, y compris sans qu’elle ait connaissance de l’interdiction prononcée et donc sans recours effectif possible, faire d’unvisage en partie couvert un délit, voici l’esprit et la lettre de mesures qui sont autantd’empêchements à l’exercice d’un droit essentiel en démocratie : celui de manifesterpubliquement, collectivement et pacifiquement son opinion.

    Cette loi de circonstance porte un lourd risque d’arbitraire des gouvernements d’aujourd’huicomme de demain. C’est pourquoi nous appelons solennellement le gouvernement et leParlement à abandonner ces mesures qui violent les principes les plus fondamentaux d’unEtat de droit.

    Paris, le 7 mars 2019

    Signataires : Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (Acat) ; Action non-violente COP21(ANV-COP21) ; Alternatiba ; Amnesty international France ; Association européenne pour la défensedes droits de l'Homme (AEDH) ; Association France Palestine solidarité (AFPS) ; Attac ; CCFD-Terresolidaire ; Centre de Recherche et d'Information pour le Développement (CRID) ; Collectif d'avocatsantirépression ; Comité la Vérité pour Adama ; Confédération générale du travail (CGT) ; Confédérationpaysanne ; Droit au logement (DAL) ; Droit solidarité ; Emmaüs France ; EuroMed Droits ; Fédérationdes associations de solidarité avec tou-te-s les immigré-e-s (Fasti) ; Fédération des conseils de parentsd'élèves (FCPE) ; Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR) ; Fédérationfrançaise des motards en colère (FFMC) ; Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL) ;Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) ; Fédération nationale de la Librepensée ; Fédération nationale des Francas ; Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT) ;Fédération syndicale unitaire (FSU) ; Féministes contre le cyber harcèlement ; Fondation Copernic ;France Nature Environnement (FNE) ; Gilets jaunes de Commercy ; Greenpeace ; La Cimade ; LaQuadrature du Net (LQDN) ; Le Planning familial ; Les Amis de la Terre France ; Les Effronté-e-s ; Liguede l'enseignement ; Ligue des droits de  de l'Homme (LDH) ; Médecins du monde ; Mouvement contre leracisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap) ; Osez le féminisme ! ; Oxfam France ; Réseau Sortirdu nucléaire ; SOS Racisme ; Syndicat de la magistrature (SM) ; Syndicat des avocats de France(SAF) ; Syndicat national des journalistes (SNJ) ; Syndicat national des personnels de l'éducation et dusocial (SNPES PJJ/FSU) ; Union nationale des étudiants de France (Unef) ; Union nationale dessyndicats autonomes (Unsa) ; Union nationale lycéenne (UNL) ; Union nationale lycéenne syndicale etdémocratique (UNL-SD).

  • « Italie laïque, Vérone libre » : Des réseaux mobilisés pour défendre les droits humains fondamentaux ce samedi 29 mars 2019!

    Vendredi 29 Mars 2019

    Rome, le 28 mars – De nombreuses et nombreux militant.e.s au niveau national et international venant de Pologne, Croatie et des États Unis se retrouveront à la contre convention de Vérone prévue le samedi 30 mars. Intitulée « Vérone libre, Italie laïque », elle aura lieu de 9 h à 13h à l'Accademia dell’Agricoltura, Lettere e Scienze, via del Leoncino 6.

    Cet événement est organisé par l’IPPF Europe (International Planned Parenthood Federation European Network), la plus grande fédération mondiale non gouvernementale engagée en faveur de la santé sexuelle et reproductive des femmes, avec l’UAAR (Union des athées et des agnostiques rationalistes), et du Rebel Network (réseau féministe pour les droits) en lien avec un grand réseau d’associations et de mouvements qui augmente de jour en jour. Ensemble, ces organisations veulent réagir à l’autoproclamé « Congrès mondial des familles », auquel participera une partie importante du gouvernement italien, le ministre de l’intérieur et vice premier ministre Matteo Salvini, les ministres de la famille et de l’éducation Fontana et Bussetti. Seront présents également des membres des institutions comme le gouverneur de la Vénétie Zaia et le maire de Vérone Sboarina.

    La riposte à une telle attaque contre les droits et les conquêtes civiles des 50 dernières années, selon les organisateurs de la contre-convention, « est une mobilisation sans précédent pour dénoncer une stratégie politique précise menée au niveau international ». Cette vision misogyne de l’histoire des femmes a pour cible également les droits des personnes LGBTQI, et toute forme de liberté et de choix individuel. Mais cette attaque constitue d’abord une menace pour de véritables familles, celles qui en Italie et en Europe ne se conforment pas à des doctrines religieuses et libérales dignes des siècles passés.

    La dernière mesure en date de ce dessein fondamentaliste et réactionnaire dans le cadre du congrès mondial des familles de Vérone, c’est la proposition d’une loi insidieuse de la Ligue visant à restreindre la loi 194 sur l’avortement, en réintroduisant la notion de reconnaissance juridique de l’embryon afin de permettre l’adoption du fœtus.

    C’est pourquoi la convention "Vérone libre, Italie laïque" veut créer un espace commun et unitaire de riposte de toute la société civile au Congrès mondial des familles. Il s’agit d’affronter les défis qui nous menacent au-delà de Vérone, et de mobiliser toutes les personnes qui défendent les droits humains. L’initiative sera également une opportunité « pour construire des propositions concrètes en préparation de la marche organisée par Nonunadimeno (« Pas une de moins ») qui aura lieu le 30 mars après midi.

    Sont déjà adhérentes les organisations suivantes :

    Agedo, Amnesty International, Arci Nazionale, Arcigay, Associazione Lesbica Femminista Italiana: ALFI Nazionale, Allout, Associazione Luca Coscioni, Associazione Radicale Certi Diritti, Avvocatura per i diritti LGBTI – Rete Lenford, Circolo di Cultura Omosessuale Mario Mieli, Comitato Popolare Difesa Beni Pubblici e Comuni “Stefano Rodotà”, Cooperativa Giancarlo Siani – Libera, Coordinamento Torino Pride, ONG Differenza Donna, Edge, D.i.Re, Eurogames2019, Donne in rete contro la violenza, Famiglie Arcobaleno – Associazione genitori omosessuali, GayNET, GayPost.it, I Sentinelli di Milano, IPPFEN, Laiga-Libera Associazione Italiana Ginecologi per l’applicazione della legge 194/78, Movimento Identità Trans MIT, Movimento per i beni comuni, One Billion Rising Italia, Padri in Movimento, Rebel Network, Rete Educare alle differenze, Rete 13 Febbraio Pistoia, Se Non Ora Quando, Se non Ora Quando TO, Rete per la parità, Ufficio Nuovi Diritti CGIL Nazionale, UAAR, Vita di donna, Diversity, Earth Gardners. 

     Contacts presse :

    Véronique SEHIER : 06 86 65 25 19

    Irène DONADIO: idonadio@ippfen.org

  • Pour la suppression de la double clause de conscience dans la loi de 1975 !

    Mardi 19 Mars 2019

    Collectif « Avortement en Europe, les femmes décident ! »

    La clause de conscience spécifique  sur l'avortement a été instaurée par la loi de 1975 : Article L2212-8 du Code de la Santé Publique qui stipule qu'« un médecin n'est jamais tenu de pratiquer une interruption volontaire de grossesse, mais il doit informer, sans délai, l'intéressée de son refus et lui communiquer immédiatement le nom de praticiens susceptibles de réaliser cette intervention »

    Cette clause a servi, sous forme de compromis, à faire «passer» en 1975, la loi sur l'avortement, vu les farouches oppositions exprimées à l'époque.

    Il existe aussi une clause de conscience  générale  à tous les médecins : « Hors le cas d'urgence et celui où il manquerait à ses devoirs d'humanité, un médecin a le droit de refuser ses soins pour des raisons professionnelles ou personnelles. » Article R4127-47 du Code de la Santé Publique.

    On constate donc que l'IVG est considérée comme un acte médical à part puisque justifiant d'une clause de conscience spécifique.

    Nous ne sommes plus en 1975 où il a fallu arracher le droit à l'avortement par une lutte acharnée. L'IVG, malgré les nombreux obstacles dressés, est devenue une pratique courante. En 2014, un sondage IFOP montrait que 75% des Français.e.s étaient pour l'avortement.

    Il est donc largement temps de supprimer cette double clause de conscience  spécifique  d'un autre âge, tout en maintenant l'obligation de communiquer le nom d'autres praticiens.

    C'est pourquoi, nous, Collectif "Avortement en Europe, les femmes décident !", nous soutenons et soutiendrons toutes les initiatives parlementaires allant dans ce sens.

     

    Pour contacter le Collectif

    Danièle Gaudry : gaudry.danielle-simone@orange.fr

    Suzy Rojtman : 06 61 83 12 56 ; collectifdroitsdesfemmes@gmail.com

    Nelly Martin : 06 80 63 95 25 ; mail : marchfem@rezisti.org

     

     Le Collectif "Avortement en Europe, les femmes décident ! "  

    Alliance des Femmes pour la Démocratie, Alternative et autogestion,  Alternative Libertaire,  Assemblée des Femmes, Association La Case Bordeaux, Association Nationale des Centres d'IVG et de Contraception, Association Nationale des Etudes Féministes, Association Pan-africaniste des droits civiques des femmes,  Association Pleiraa Grenoble, Association Pour l'Initiative Autonome des Femmes Toulouse, Association Rue'L, Attac France,  Attac Toulouse, Bagdam Espace lesbien Toulouse, Caféministe 26/07, Centre de conseil familial de Nouméa, CFDT, CGT, CGT Santé et Action sociale, Chiennes de Garde ,Collectif CIVG Tenon, Collectif National pour les Droits des Femmes, Collectif 13 Droits des Femmes , Collectif 84 Droits des Femmes,   Collectif Midi-Pyrénées pour les Droits des Femmes, Collectif Fary Koumba, Collectif des Polonais à l'étranger Democracy is OK, Commission féministe Europe Ecologie Les Verts, Coordination des Associations pour les Droit à l'Avortement et la Contraception, Coordination Lesbienne en France, Coordination nationale des Comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, Coordination pour le Lobby Européen des Femmes, Elles sans Frontières, Emission Femmes libres sur Radio Libertaire, « Encore féministes ! », Les effronté-es, Ensemble !,  Europe solidaire sans frontières (ESSF), Fasti,  Fédération Nationale des Centres d’Information sur les Droits des femmes et des Familles, Fédération SUD Santé Sociaux, FEMEN, Femmes contre les intégrismes, Femmes Egalité, Femmes Solidaires, Féministes Insoumises,  Féministes pour une autre Europe, FièrEs, France Grèce Solidarité, FSU, FSU 13, LIbres MarianneS, Ligue du droit international des Femmes , Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté (LIFPL), Marche Mondiale des Femmes, Marche Mondiale des Femmes 26/07,  Marche Mondiale des Femmes  Midi-Pyrénées,  Marche Mondiale des Femmes PACA,  Marche Mondiale des Femmes 22, Mouvement de l’Economie solidaire, Mouvement Ecolo, Mouvement Jeunes Communistes de France, Mouvement Jeunes socialistes Paris, Nous d’abord Pologne,  NPA, Nuit Féministe, Osez le Féminisme, Parti Socialiste, PCF, Le Planning Familial, Le Planning Familial 35, Regards de Femmes, Réseau féministe 37, Réseau Féministe « Ruptures », Réseau Syndical international de Solidarité et de Luttes,  REVHO Réseau Entre la Ville et l'Hôpital pour l'Orthogénie, Sauvons l’Europe, SKB Union des Femmes socialistes Turquie, SNPES-PJJ-FSU,  SNES-FSU, SNUEP-FSU,  SNUipp-FSU 13, SNUASFP FSU, Solidaires31 , SOS Sexisme, SUD éducation Nord, SUD Santé Sociaux, SUD santé Sociaux 31, « Tou.te.s Contre les Violences Obstétricales et Gynéco » ,  UNEF, Union syndicale de la Psychiatrie, Union Syndicale Solidaires, Zeromacho.

  • Violences d’État contre les femmes

    Dimanche 10 Mars 2019
    Violences d’État contre les femmes

    Bordeaux, le 10 mars 2019

    A l'occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, plus de 800 manifestantes ont repris les rues de Bordeaux, lors d’une manifestation de nuit non mixte, à l'appel du Collectif 8 mars Gironde.

    Nombreuses et déterminées, elles ont occupé le centre-ville de Bordeaux au rythme de la batucada, des slogans et des chants feminists : "Nous sommes fortes, nous sommes fières", "Solidarité avec les femmes du monde entier", "Ras le viol" étaient des slogans qui revenaient régulièrement pour dénoncer les violences sexistes et sexuelles et les féminicides.

    Mais la manifestation pacifique a dû faire face à une répression policière démesurée.

    Sur le cours Victor Hugo, à 21h45, alors que le cortège manifestait depuis 1h30 de manière pacifique, un camion de police est arrivé à l'arrière du cortège et trois policiers ont extrait de manière musclée l'une des manifestantes à la stupéfaction générale. La police a alors lancé une grenade de désencerclement avant de faire usage de bombes à poivre et de lacrymogène pour repousser les manifestantes. Des personnes autour ont perdu leur capacité d'audition pendant plusieurs heures. Une manifestante est sévèrement blessée aux pieds par la grenade de désencerclement.

    Les policiers, indifférents aux conséquences de l'usage de cette arme, ont alors pointé longuement leurs lanceurs de balle de défense (LBD) sur les manifestantes, déjà en état de choc.

    Après le départ de la police, la militante blessée a été prise en charge par les pompiers qui l'ont transférée à l'hôpital, d'où elle est sortie à 1h du matin.

    Vers 22h15, place du Parlement, il est décidé de continuer jusqu'à l'hôtel de Police pour protester et demander la libération de la jeune femme interpellée. A l'arrivée à 23h30 à l’hôtel de Police, suite à nos protestations, la manifestante arrêtée est relâchée mais sera auditionnée lundi 11 mars prochain;

    A minuit, alors que le cortège se dirige vers le parvis des « droits des femmes » pour la fin de la manifestation, une dizaine de policiers casqués avec bouclier et plusieurs chiens agressifs leur bloquent le passage et les forcent ainsi à continuer à marcher vers la place de la République où a lieu finalement la dispersion de la manifestation.

    Un peu plus tard, trois personnes quittant la manifestation sont interpellées et arrêtées sans raison devant le Musée d'Aquitaine alors qu’elles marchaient tranquillement sur le trottoir.

    A ce moment-là, le dispositif policier est disproportionné. On compte au moins trois voitures banalisées, une voiture de police et huit policiers cagoulés, habillés en civil, armés de LBD et de chiens qu'ils excitent volontairement et envoient au contact des femmes à plusieurs reprises. Les arrestations sont très violentes. Les trois personnes interpellées sont placées en garde-à-vue et relâchées seulement le lendemain à 19h.

    Ces interventions ont-elles eu lieu sur ordre du Préfet en ce jour de lutte internationale pour les droits des femmes ?

    Le symbole est fort : des femmes se retrouvent en danger dans la rue, du fait des violences policières, parce qu’elles ont osé manifester pour le droit à occuper la rue de nuit, à ne plus être agressées, harcelées, violées…

    Alors que le gouvernement met en avant la lutte contre les violences faites aux femmes (cf. grand débat à Pessac avec M. Macron et Mme Schiappa le 28 février), c’est aux violences policières que les Bordelaises ont été confrontées en ce 8 mars 2019.

    Nous exigeons l’abandon de poursuites injustifiées contre les femmes interpellées.

    Nous exigeons que les responsables de ces violences institutionnelles soient dénoncés et jugés.

    Nous affirmons notre solidarité envers l'ensemble des victimes de la répression policière et de la violence d'État.

    Nous appelons les journalistes à relayer ces témoignages afin de mettre en évidence le décalage entre cette mobilisation pacifique des femmes et la répression violente dont elle a fait l'objet.

    Nous ne cèderons pas à ces intimidations.

    Nous ne nous tairons pas et continuerons les luttes pour les droits des femmes et contre toutes les violences sexistes.

    Le Collectif 8 mars Gironde

    Contacts : Annie 0670547685 / Juliette 0601942760 / Monique 0618323879 / 8mars-33@protonmail.com

  • Une proposition de loi contre la liberté de manifester

    Vendredi 08 Mars 2019

    Communiqué commun à l’initiative de la LDH signé par 52 organisations, dont le Planning Familial


    Si la loi est votée par le Parlement au nom du peuple français, elle ne peut et elle ne doit pas porter atteinte à la libre expression du peuple. La proposition de loi adoptée par l’Assemblée nationale qui prétend encadrer le droit de manifester constitue une atteinte grave aux libertés publiques et à l’équilibre des pouvoirs.


    Les violences contre les personnes, les biens, les institutions qui ont eu lieu ne peuvent justifier qu’un exécutif s’arroge des pouvoirs exorbitants et décrète qui peut ou ne peut pas manifester. Participer à une manifestation ne saurait pas plus signifier le risque pour tout individu d’être poursuivi, fiché et condamné pénalement comme financièrement.


    Soumettre les participants et les participantes à une manifestation à une fouille systématique, confier aux préfets le pouvoir d’interdire à une personne de manifester, y compris sans qu’elle ait connaissance de l’interdiction prononcée et donc sans recours effectif possible, faire d’un visage en partie couvert un délit, voici l’esprit et la lettre de mesures qui sont autant d’empêchements à l’exercice d’un droit essentiel en démocratie : celui de manifester publiquement, collectivement et pacifiquement son opinion.


    Cette loi de circonstance porte un lourd risque d’arbitraire des gouvernements d’aujourd’hui comme de demain. C’est pourquoi nous appelons solennellement le gouvernement et le Parlement à abandonner ces mesures qui violent les principes les plus fondamentaux d’un Etat de droit.

    Paris, le 7 mars 2019


    Signataires :

    Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (Acat) ; Action non-violente COP21 (ANV-COP21) ; Alternatiba ; Amnesty international France ; Association européenne pour la défense des droits de l'Homme (AEDH) ; Association France Palestine solidarité (AFPS) ; Attac ; CCFD-Terre solidaire ; Centre de Recherche et d'Information pour le Développement (CRID) ; Collectif d'avocats antirépression ; Comité la Vérité pour Adama ; Confédération générale du travail (CGT) ; Confédération paysanne ; Droit au logement (DAL) ; Droit solidarité ; Emmaüs France ; EuroMed Droits ; Fédération des associations de solidarité avec tou-te-s les immigré-e-s (Fasti) ; Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) ; Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR) ; Fédération française des motards en colère (FFMC) ; Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL) ; Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) ; Fédération nationale de la Libre pensée ; Fédération nationale des Francas ; Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT) ; Fédération syndicale unitaire (FSU) ; Féministes contre le cyber harcèlement ; Fondation Copernic ; France Nature Environnement (FNE) ; Greenpeace ; La Cimade ; La Quadrature du Net (LQDN) ; Le Planning familial ; Les Amis de la Terre France ; Les Effronté-e-s ; Ligue de l'enseignement ; Ligue des droits de l'Homme (LDH) ; Médecins du monde ; Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap) ; Osez le féminisme ! ; Oxfam France ; Réseau Sortir du nucléaire ; SOS Racisme ; Syndicat de la magistrature (SM) ; Syndicat des avocats de France (SAF) ; Syndicat national des journalistes (SNJ) ; Syndicat national des personnels de l'éducation et du social (SNPES PJJ/FSU) ; Union nationale des étudiants de France (Unef) ; Union nationale des syndicats autonomes (Unsa) ; Union nationale lycéenne (UNL) ; Union nationale lycéenne syndicale et démocratique (UNL-SD).

  • Le Planning familial 35, association positionnée auprès des femmes, avec elles, pour leurs droits et leur émancipation

    Jeudi 07 Mars 2019

    A Rennes,Le 04/03/2019,


    Depuis quelques temps circulent des informations mettant en cause le Planning familial 35, tant sur ses valeurs que sur son action auprès des femmes. Ce phénomène se produit dans un contexte d’attaque du mouvement du Planning familial dans son ensemble.


    Nous regrettons que les individus et organisations qui propagent ces informations fausses ne se soient pas mieux renseignés sur ce qu’est le Planning familial 35 avant d’agir.


    Le Planning familial 35 est une association laïque selon la loi 1905. Nous défendons donc la liberté de conscience et le libre exercice ou non exercice des cultes. Nous condamnons les discriminations liées à des convictions religieuses autant que les atteintes aux droits des femmes portées par les intégrismes religieux. Aux côtés de nombreuses autres associations, le Planning s’est récemment exprimé contre la remise en cause de la loi de 1905.


    Le Planning familial 35 est une association mobilisée pour les droits des femmes depuis plus de 50 ans en Ille-et-Vilaine. Nous n’avons pas à faire nos preuves sur le sujet du féminisme ! Notre combat est bien celui de toutes les femmes, ici et là-bas, maintenant et demain !


    Le Planning familial 35 condamne fermement toutes les violences faites aux femmes, y compris l’excision. Chaque année nous accompagnons des centaines de femmes victimes de violences (accueil/écoute, orientation, dépôts de plaintes, rendez-vous juridiques et/ou médicaux...), animons des centaines de groupes de paroles pour ces femmes, collaborons avec nos partenaires associatifs dans les réseaux départementaux de lutte contre les violences faites aux femmes.


    C’est avec ces mêmes partenaires associatifs que nous menons régulièrement des actions communes, en confiance et en bonne entente car nous savons d’une part nos objectifs communs et d’autre part la complémentarité des accompagnements que nous proposons aux personnes que nous rencontrons dans nos locaux, dans nos permanences, dans l’espace public. Le temps fort que la Ville de Rennes coordonne chaque mois de mars autour de la date symbolique et importante du 8 mars est un moment privilégié pour faire vivre et réaffirmer l’énergie inter-associative qui nous anime et nous nourrit, énergie que nous déployons contre le sexisme et les discriminations. En aucun cas le Planning familial 35 n’a fait de pression sur la municipalité pour faire annuler un événement programmé par une autre organisation. En revanche nous saluons la décision de la Ville de Rennes de ne pas programmer une conférence dont l’invitée tient régulièrement, notamment sur les réseaux sociaux, des propos haineux et clivants à l’encontre de catégories de femmes ou de militantes féministes, propos peu cohérents avec l’esprit de bonne collaboration inter-associative qui anime chaque mois de mars à Rennes. Le 8 mars est la journée de lutte pour les droits des femmes, de toutes les femmes, et c’est cela qui doit nous rassembler.


    Il est d’autant plus regrettable que le Planning familial 35 subisse des attaques que les combats à mener sont encore et toujours nombreux : accès de chacun.e à la contraception de son choix, défense du droit à l’avortement, ouverture du droit à la PMA pour tout.es, lutte contre les discriminations fondées sur les origines, l’orientation sexuelle ou l’identité de genre. C’est bien cela qui sous-tend notre action, le véritable combat se situe là !


    Le Planning familial d'Ille-et-Vilaine insiste sur la nécessité de réaffirmer que le corps des femmes leur appartient, que nous sommes à leurs côtés pour les accompagner dans leurs choix et pas pour décider à leur place, et que malgré les calomnies, les bénévoles et salarié.es de l’association continuent de se mobiliser pour que nous soyons tou·te·s #Libresdenoschoix.

    Contact : Lydie Porée # 06 87 16 36 68 

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  • Un accès renforcé aux droits sexuels et reproductifs partout en Europe

    Mercredi 06 Mars 2019

    Partout en Europe, la mobilisation sociale est forte, l’adhésion aux aspirations d’égalité est importante et massive. Partout en Europe, des personnes, dont nombre de femmes, se lèvent, se mobilisent et envahissent les rues pour revendiquer davantage de droits sociaux, l’égalité, le libre choix. L'accès à l'avortement a été l'une des avancées pour l'Irlande par exemple, et il reste beaucoup à faire comme en Italie, Hongrie ou en Pologne pour le droit à l'avortement ou à la contraception et pour des informations justes et fiables concernant la santé sexuelle et reproductive.

    Le 8 mars 2019, à l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, le Planning souligne le courage et la volonté de toutes celles et tous ceux qui se battent pour obtenir la liberté de disposer de leurs corps.

    Le Planning s’inscrit pleinement dans ce chemin tracé par les citoyen.ne.s. Il mobilisera les futur.e.s parlementaires européen.ne.s et notamment nos interlocuteur.rice.s français.e.s pour que l’Union Européenne mène une politique globale de lutte contre les violences faites aux femmes. Celle-ci devant reprendre les 3 principes que nous défendons : prévention, protection des victimes, accompagnement et poursuites des auteurs de ces violences.

    Cette politique globale s'inscrit dans les droits universels et imprescriptibles tels qu’ils sont définis par l’OMS car ils font partie intégrante des droits humains fondamentaux et conditionnent l’égalité entre les sexes et les sexualités.

    Dès aujourd’hui, il revient à chacun.e d’entre nous de s’investir dans cette prochaine campagne européenne de mai 2019, pour assurer la mise en place d’une Europe sociale et juste.

    Contacts Presse :

    Caroline Rebhi : 06 59 87 03 20

    Véronique Séhier : 06 86 65 25 19