Actualités

Communiqués de presse

  • Connaître ses droits pour être libres de ses choix !

    Lundi 06 Mars 2017

    En cette 40e journée internationale de lutte pour les droits des femmes, le Planning lance #LibresDeNosChoix, une plateforme digitale destinée à informer tous les jeunes sur leurs droits en matière de sexualité et de santé sexuelle : droit de choisir son ou sa partenaire, de décider d’avoir ou non des enfants, quand, comment et avec qui, de ne pas être discriminé.e en fonction de son sexe, orientation sexuelle ou identité de genre…

    En cette veille de période électorale, c’est aussi une fenêtre pour faire connaître les principales revendications du Planning, tel qu’un meilleur accès à l’éducation à la sexualité, droit fondamental dont l’application doit devenir une réelle priorité pour le prochain quinquennat.

    L’information, pierre angulaire de l’émancipation

    En France, ce sont les jeunes qui sont les plus mal-informé.e.s sur la sexualité et leurs droits sexuels. Les mineures utilisent encore très peu les mesures de gratuité et de confidentialité, pourtant prévues par la loi, pour avoir accès à la contraception; 30% des jeunes de 15-24 ans ont des représentations erronées sur le VIH/sida et ses modes de transmission ; 83% des filles de 3ème et de 4ème ne connaissent pas la fonction du clitoris.

    Cette méconnaissance les rend vulnérables et constitue une véritable entrave pour faire leurs propres choix. Les mouvements anti-choix se servent de cette lacune comme levier de manipulation pour tenter d’influencer les personnes les plus démunies. Il est impossible de faire des choix éclairés si on ne connaît pas ses droits ! Il est donc urgent d’agir afin que chaque personne puisse accéder à une réelle éducation à la sexualité et à des informations correctes et non jugeantes.

    L’éducation à la sexualité comme enjeu majeur

    L’éducation à la sexualité participe à l’émancipation des jeunes, en déconstruisant les injonctions qui pèsent sur les femmes comme sur les hommes et perpétuent ainsi les discriminations et la violence liées au genre ou à l’orientation sexuelle.

    Pourtant, parmi les 12 millions de jeunes scolarisé.e.s chaque année, seule une minorité bénéficie des trois séances annuelles d’éducation à la sexualité prévues par la loi de 2001. C’est inadmissible ! C’est d’autant plus inacceptable que les principaux chiffres liés aux violences sexistes et sexuelles ne diminuent pas : 1 collégienne sur 5 déclare avoir été victime de cyberviolence ; 60% des lesbiennes déclarent avoir été victimes d’actes lesbophobes ; 100 % des utilisatrices de transports en commun y ont subi au moins une fois dans leur vie du harcèlement sexiste ou une agression sexuelle.

    Le Planning appelle tou.te.s les responsables politiques à prendre la mesure de cet enjeu fondamental : il est temps de déployer un plan d’action sur le long terme accompagné par des moyens adéquats. Le Planning exige des actes forts en faveur des droits des femmes ici et dans le monde, à un moment où ils sont fortement menacés dans plusieurs pays. Car rappelons-le : lorsque les droits des femmes sont bafoués, c’est l’Etat de droit qui est affaibli.

    La plateforme digitale sera dévoilée le 8 mars : www.libresdenoschoix.fr

    Contacts presse :

    - Caroline Rebhi - Coprésidente du Planning Familial : # 06 59 87 03 20  - caroline.rebhi@planning-familial.org

    - Veronica Noseda - Coordinatrice nationale : # 06 70 19 83 48 - veronica.noseda@planning-familial.org

  • Réforme de la protection universelle maladie (PUMa)

    Vendredi 24 Février 2017

    Le gouvernement organise un durcissement sans précédent de l'accès à l'assurance maladie pour les étrangers résidant légalement en France

    Au prétexte de la réforme dite de la « Protection universelle maladie (PUMa) », entrée en vigueur il y a plus d’un an, le gouvernement s’apprête à remettre en cause les règles établies depuis la réforme CMU de 1999. Un arrêté réduisant la liste des titres et documents qui autorisent les personnes étrangères à bénéficier de l'assurance maladie est en effet sur le point d’être pris.

    Malgré des alertes réitérées (1), vont désormais être exclues les personnes disposant d’un récépissé de demande de titre de séjour ou d'autres documents nominatifs remis par les préfectures et attestant de démarches en cours (2). Or, les préfectures multiplient précisément la délivrance de ces documents de séjour précaires (3).

    Résultat : alors qu’elles sont en règle du fait de la possession de ces documents, ces personnes vont être renvoyées vers l'AME (aide médicale d’Etat), voire vers « rien du tout » pour celles dont les ressources sont supérieures au plafond fixé par les textes pour bénéficier de l’AME (720 euros par mois). Ces mesures vont avoir pour effet d’augmenter le nombre de bénéficiaires et les dépenses de l’AME.

    Ce changement majeur est d'autant plus inconséquent et inquiétant qu'il est pris à la veille d'élections où plusieurs candidat-es envisagent de réduire l’AME jusqu’à la faire disparaitre. Ce durcissement pourrait donc avoir des conséquences sanitaires et sociales encore plus graves dans un très proche avenir.

    Nos organisations demandent au gouvernement que l’arrêté, qui doit être co-signé par le Ministre de l'Intérieur et la Ministre des affaires sociales, ne conduise pas à exclure de l’assurance maladie les personnes étrangères en situation régulière qui, jusqu’ici, y avaient droit.

    Contact presse :

    Didier Maille (Comede) : 06 51 33 65 93

    ▪ FNARS Fédération nationale des associations de réinsertion sociale, 76 rue du Faubourg St Denis, 75010 Paris

    ▪ L’ODSE : ACT UP Paris, AFVS (Association des familles victimes du saturnisme), AIDES, ARCAT, CATRED (Collectif des accidentés du travail, handicapés et retraités pour l’égalité des droits), CENTRE PRIMO LEVI, CIMADE, COMEDE (Comité pour la santé des exilés), CoMeGAS, CRETEIL SOLIDARITE, DOM’ASILE (Domiciliation et accompagnement des demandeurs d’asile), DROITS D’URGENCE, FASTI (Fédération des associations de solidarité avec les travailleurs immigrés), FTCR (Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives), GAIA Paris, GISTI (Groupe d’information et de soutien des immigrés), LA CASE DE SANTE (Centre de santé communautaire - Toulouse), la LIGUE DES DROITS DE L’HOMME, MEDECINS DU MONDE, MFPF (Mouvement français pour le planning familial), MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), RESEAU LOUIS GUILLOUX, SIDA INFO SERVICE, SOLIDARITE SIDA, SOS HEPATITES) ; C/o Médecins du Monde 62 rue Marcadet 75018 PARIS

    ▪ Secours Catholique - Caritas France, 106 rue du Bac, 75 341 PARIS cedex 07

    (1) « Réforme de la protection maladie universelle (PUMa). Vers une régression catastrophique pour la sécurité sociale des personnes étrangères », odse.eu.org, 17 mars 2016 (2) Depuis la réforme CMU, pour justifier de sa régularité du séjour, l’étranger doit disposer d’un titre de séjour ou, à défaut, de « tout document (récépissé en cours de validité, convocation, rendez-vous en préfecture, autre) attestant qu’il a déposé un dossier de demande de titre de séjour auprès de la préfecture de son lieu de résidence » (Circulaire ministérielle du 3 mai 2000 – confirmée par une instruction ministérielle du 16 décembre 2015). (3) Un récent décret (n° 2016-1456 du 28 octobre 2016) a même prévu que les personnes faisant valoir un droit au séjour pour des raisons médicales n’obtiendraient plus systématiquement un récépissé, ou au mieux tardivement.

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  • Libres de nos choix, libres d'exercer notre droit fondamental!

    Jeudi 16 Février 2017

    Le délit d’entrave à l’IVG étendu aux nouveaux modes de communication a enfin été voté aujourd’hui par l’Assemblée nationale.

    Il s’agit de garantir l’accès à une information fiable pour permettre à toutes les femmes d’exercer leur droit. La désinformation orchestrée par certains sites sur le numérique va bien au-delà d’une simple expression d’opinion : c’est une manœuvre qui trompe les femmes, au risque d’entraîner pour elles une perte de chances, voire d’entraver leur droit de choisir.

    Le droit à l’avortement est un droit fondamental reconnu dans la loi et cette décision fait partie de tout ce qui doit être mis en œuvre pour le protéger et le rendre effectif au nom du principe d’égalité, car ce sont les plus démunies qui constituent surtout la cible de cette désinformation.

    Mais cette loi ne se suffit pas à elle seule ; pour exercer un droit, il faut le connaitre. Pour que les femmes soient bien informées encore faut-il développer une information juste et positive sur le droit à l’IVG par tous les canaux : campagnes régulières, renforcement de l’éducation à la sexualité comme le prévoit la loi 2001, labellisation de dispositifs d’information, maintien et développement des structures de proximité, avec les financements nécessaires.

    C’est bien à l'état et au législateur de garantir l'accès à cette information et à ce droit par tous les moyens, pour toutes les femmes.

    Contacts :

     Veronica Noseda : # 06 79 37 93 73 - veronica.noseda@planning-familial.org

    Véronique Sehier : # 06 86 65 25 19 - veronique.sehier@planning-familial.org

  • Il y a 5O ans, la loi Neuwirth permettait aux femmes et aux couples d’accéder à la contraception

    Mercredi 08 Février 2017
    un enfant si je veux quand je veux
    un enfant si je veux quand je veux

    Et c’était une grande avancée ! Enfin pouvoir dissocier sexualité et procréation ! Avec la loi sur l’avortement en 1975, elle a constitué un des grands acquis du 20eme siècle, instituant le droit des femmes à disposer de leur corps et permettant ainsi leur accès à une plus grande liberté et à une plus grande autonomie sociale et professionnelle. Elle a été rendue possible grâce au combat des femmes, et grâce à l’engagement de Lucien Neuwirth qui, avec le Planning Familial, a travaillé à l’élaboration de la loi de 1967 et à l’abrogation de la loi de 1920 qui interdisait la vente et l’utilisation d’un quelconque produit contraceptif (même le préservatif !)

    Cette loi a également créé les établissements d’information (EICCF) et les centres de planification (CPEF), deux structures qui garantissent à toutes et tous gratuité et confidentialité et qui s’avèrent toujours nécessaires pour l’accès à l’information et à la contraception, notamment pour des jeunes et les personnes non assurées sociales ou en situation de précarité.

    Convaincu de l’importance d’une information claire sur la sexualité dans les programmes scolaires, Lucien Neuwirth a défendu avec détermination la présence de trois séances d’éducation à la sexualité  pendant toute la scolarité, présence entérinée par la loi Aubry de 2001 relative à l’IVG et la contraception.

    En 2017, ce combat reste d’actualité. Le cadre législatif a certes progressé, mais l’accès à la contraception de son choix est encore inégal :

    • Des inégalités économiques persistent : de nombreux CPEF voient leur budget amputé et ne peuvent plus délivrer en direct la contraception aux personnes mineures. Ces inégalités sont aussi territoriales, puisque la répartition des CPEF se fait en fonction des politiques départementales peu soucieuses parfois d’assurer un maillage géographique adapté à la couverture de toutes les zones, y compris les plus reculées. Par ailleurs, le budget des EICCF est resté à budget quasiment constant depuis 2001, et ce malgré de nombreux rapports (dernier en date, celui de l’IGAS sur la contraception des mineur.e.s) qui soulignent des lacunes importantes en termes de connaissances chez les jeunes ?
    • Le manque d’information est encore criant : la loi sur l’éducation à la sexualité est très peu appliquée, par manque de moyens ou de volonté politique comme le confirme le Haut conseil pour l’égalité entre les femmes et les hommes .
    • Le choix d’une contraception n’est pas toujours garanti : il est nécessaire de renforcer la formation des professionnel.le.s pour qu’une information juste et objective soit donnée sur toutes les méthodes, féminines ou masculines : la contraception n’est pas qu’une affaire de filles et de femmes !

    Au  niveau international, 222 millions de femmes dans le monde n’ont toujours pas accès aux services de planification familiale.

     Chaque femme, chaque homme, sans condition de situation ou de ressources doit pouvoir exercer le droit de choisir une contraception adaptée et remboursée, en toute confiance, après avoir reçu une information claire sur les avantages et les risques de l’ensemble des moyens de contraception. Ce sont les conditions nécessaires à l’exercice de ce droit fondamental.

    Contacts : Danielle Gaudry : # 06 60 95 50 77 - gaudry.danielle-simone@orange.fr

         Véronique Sehier : # 06 86 65 25 19 - veronique.sehier@planning-familial.org

     

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  • Appel à mobilisation, Women's March on Paris

    Jeudi 19 Janvier 2017
    Appel à mobilisation, Women's March on Paris

    En solidarité avec les femmes américaines, Le Planning Familial appelle à cette marche unitaire  ce samedi 21 janvier pour dénoncer les attaques contre  les droits des femmes - de toutes les femmes - aux USA et dans le monde. Nous marcherons pour l'accès à la santé, notamment à la santé sexuelle, et contre le sexisme,  le racisme,  et les LGBTphobies.

     

    APPEL DU 21 JANVIER 2017

    Women’s March on Paris

    21 janvier 2017 | January 21, 2017

     

    Le 21 janvier 2017, au lendemain de la prestation de serment de Donald Trump, les associations féministes et de défense des droits humains organiseront une marche pour les droits des femmes à Washington et partout dans le monde.

    Nous sommes tou.te.s mobilisées alors que le nouveau président des Etats-Unis s’apprête à appliquer l’idéologie violemment sexiste, lesbophobe, homophobe, xénophobe et raciste qu’il a défendue durant toute sa campagne. Il envisage de nommer à la cour suprême William Pryor, un juge qui considère que « l’avortement est la pire abomination de l’histoire du droit ». Son vice-président, Mike Pence, promeut ouvertement des thèses créationnistes. Son principal conseiller, Steve Bannon, publie sur son site des messages racistes et misogynes haineux. Il veut aussi détruire la loi sur la santé dite Obama Care.

    Cette politique réactionnaire à l’œuvre aujourd’hui aux Etats-Unis est la concrétisation d’une dynamique plus large dans le monde, en Europe, en France :

    • En Europe, des mouvements conservateurs et rétrogrades remettent régulièrement en cause les droits des femmes, en particulier l’avortement (Pologne, Espagne…)

    • En France, le danger est réel en provenance de plusieurs candidats à la présidentielle, qui instrumentalisent les droits des femmes.

    Nous marcherons le 21 janvier pour témoigner notre solidarité avec la Women’s March on Washington, car défendre les droits des femmes aux Etats-Unis, c’est défendre les droits des femmes en France et dans le monde entier. Nous marcherons contre les incitations à la haine, les attitudes discriminatoires, les messages et actions réactionnaires. Cette marche se veut ouverte à toutes et tous, et chaque individu.e partout dans le monde sera le/la bienvenu.e.

    Informations et signataires: https://www.facebook.com/events/432528690204741/