Actualités

Communiqués de presse

  • La lutte contre le sida est aussi un combat féministe !

    Vendredi 30 Novembre 2018

    En 2017, 37 millions de personnes vivaient avec le VIH dans le monde, dont plus de la moitié sont des femmes. Parmi elles, les adolescentes et jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans sont particulièrement exposées. En Afrique subsaharienne (ASS), elles représentent ¼ des infections à VIH, mais seulement   10% de la population. Les femmes représentent 59 % des nouvelles infections parmi les adultes âgés de 15 ans et plus. Cette vulnérabilité est liée, entre autres, aux violences qu’elles subissent, d’autant plus qu’elles sont jeunes ou dépendantes économiquement. Rappelons que plus d'un tiers des femmes dans le monde a subi des violences physiques ou sexuelles à un moment de leur vie.

    En France, on estime à 153 000 le nombre de personnes vivant avec le VIH, dont 30 % sont des femmes. Les migrant-e-s payent un lourd tribu à l’épidémie. On sait maintenant qu’une grande proportion des migrant-e-s d’ASS se contaminent en France. Chez les femmes, cette proportion atteint au moins 30%, notamment du fait d’une grande précarité administrative, professionnelle, sociale et médicale. Les femmes qui viennent en France parce que leur vie est menacée dans leur pays d’origine ont 6 fois plus de risque de subir un rapport sexuel forcé après leur arrivée[1].

    Mais cela n’est pas une fatalité !  

    Le planning rappelle que :

    -          la lutte contre le VIH/Sida passe par la promotion des droits des femmes et la réduction des inégalités sociales et de genre qui concourent à faire que les femmes sont particulièrement touchées par l’épidémie : précarité, difficultés d’accès à l’information et à la prévention, discriminations, violences…

    -          que les droits sexuels sont la clé de voûte de l’autonomie des femmes qui conditionnent la possibilité de chacune d’exercer pleinement tous ses autres droits.  

    Il faut se battre partout dans le monde pour :

    -          que toutes les femmes aient un accès effectif aux services de santé sexuelle et reproductive et le droit à décider de leur sexualité.

    -          que l’éducation à la sexualité, à la croisée de plusieurs droits fondamentaux (droit à la santé, droit à l’information et à l’éducation, droit de disposer de son corps librement…) puisse être accessible dès le plus jeune âge, pour aider les jeunes à se construire, à s’autonomiser et à faire leurs propres choix dans le respect d’autrui. C’est un pré-requis essentiel à l’émancipation des jeunes, à la lutte contre les violences et les discriminations, et à l’égalité entre les sexes.

    En 2004, M. Kofi Annan, secrétaire général de l’ONU, disait à l’occasion de la journée mondiale de la lutte contre le sida : "Notre stratégie pour l’avenir doit être de donner aux femmes les moyens d’agir dans ce combat. Les véritables héros de cette guerre, c’est parmi elles qu’il faut les chercher, et il nous appartient de leur fournir l’arme de l’espoir."

    Nous sommes là, bien décidées à poursuivre le combat !

    Contacts Presse :

    Sarah Durocher # 06 85 42 57 87 / Caroline Rebhi # 06 59 87 03 20


    [1] Enquête ANRS Parcours. « Parcours de vie et santé des Africains immigrés en France ». Sous la direction de Annabel Desgrées du Loû et France Lert. https://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Parcours-97827071964...

  • Promouvoir le préservatif c'est assurer son accès libre et gratuit !

    Jeudi 29 Novembre 2018

    Le 27 novembre, la ministre de la Santé Agnès Buzyn annonçait au micro de France inter, le remboursement à venir d'un « nouveau dispositif » :  des préservatifs masculins remboursables sur prescription médicale, suite à un avis favorable rendu par la Haute autorité de santé, afin de renforcer la lutte contre le Sida.

    Doit-on se réjouir de cette annonce ?

    En effet, nous savons par expérience qu’il n’est pas toujours évident d’évoquer sa vie affective et sexuelle avec un.e médecin. Chacun.e doit donc pouvoir disposer librement de préservatifs gratuits internes et externes sans prescription médicale et en accès libre et gratuit. Ce qui importe c’est de renforcer l’information et les actions de prévention, dans tous les lieux, vis-à-vis de tous les publics. 

    Cette décision acte une re-médicalisation de la santé sexuelle et fait l’impasse sur le travail mené par les structures qui ont des missions de service public, comme les Centres Gratuits d'Information, de Dépistage et de Diagnostic des infections sexuellement transmissibles, les Centres de Planification et d’Education Familiale qui participent de ce parcours de prévention et de lutte contre le sida, et donnent des préservatifs internes et externes, gratuitement, en respectant la confidentialité et l’anonymat des personnes. Ils constituent, avec les Etablissements d’Information et de Conseil Conjugal et Familial, des lieux-ressources de proximité qui pratiquent une approche globale en matière de santé sexuelle, notamment pour les mineur.e.s qui ne souhaitent pas faire appel au médecin de famille. 

    Le Planning demande la prise en charge totale de tous les moyens de contraception - dont les préservatifs internes et externes font partie - afin de garantir l’égalité pour toutes et tous, de l’accès à l’information et à la prévention, et d’apporter notamment des réponses aux femmes en situation de vulnérabilité et aux jeunes éloigné.es des lieux de consultation dédiés ou en difficulté pour accéder à l’information.

    Chaque personne sans condition de situation ou de ressources doit pouvoir exercer le droit de vivre sa vie affective et sexuelle, en toute sécurité, après avoir reçu une information claire sur les avantages et les risques de l’ensemble des moyens de contraception et de prévention. C’est aussi l’objet de la campagne #LibresDeNosChoix du Planning Familial.

    Contacts Presse :

    Sarah Durocher # 06 85 42 57 87 / Véronique Sehier # 06 86 65 25 19

  • Le Planning Familial marchera le 24 novembre 2018

    Jeudi 22 Novembre 2018

    Il y a maintenant presque 20 ans, en 1999, l'Assemblée générale de l'ONU proclamait le 25 novembre « Journée internationale pour l'élimination de la violence contre les femmes », en hommage aux 3 sœurs Mirabal, militantes dominicaines, assassinées en 1960, sur l'ordre du chef de l’État de l'époque Rafael Trujillo. Cette journée internationale était l'occasion de dénoncer avec force toutes les violences faites aux femmes.

    Depuis le lancement en 2007 par Tarana Burke, activiste afro-américaine, de Meeto, campagne pour les victimes de violences sexuelles, les violences sortent du silence, du déni comme une vague de fond qui crie la sombre réalité que subissent les femmes et l’indignité qui bafoue les droits fondamentaux. Ces violences sont la marque ultime de ce système de domination patriarcal toujours prégnant, qui génère les relations inégalitaires entre les femmes et les hommes, et toutes les discriminations subies par celles et ceux qui ne sont pas dans la « norme ».

    En France, le collectif unitaire «Nous Toutes» dont le Planning Familial est partie prenante, a été créé en écho à Metoo ; il a choisi la date du 24 novembre pour lancer une grande marche nationale unitaire et solidaire.

    Ce 24 novembre nous marcherons toutes, tous pour dire :

    -          Faisons reculer les violences faites aux femmes : mieux les accompagner, les protéger et leur rendre justice, c’est déjà ébranler ce système inacceptable pour les femmes.

    Mais faire reculer les violences faites aux femmes, grande cause nationale, est un engagement qui doit avoir les moyens de mesures ambitieuses et concrètes et qui doit être évalué. 

    C‘est grâce à l’éducation que se construiront d’autres comportements. Pour le Planning Familial l’éducation à la sexualité est un outil de choix pour agir dès le plus jeune âge.

    Partout en France, nous marcherons dans les grandes et les petites villes, rassemblées, fortes de notre unité pour dire notre solidarité, car les violences sexistes et sexuelles touchent les femmes de tous milieux, de toutes origines. Nous marcherons pour dire que la violence n’est pas une fatalité, qu’une société égalitaire est possible au-delà des bonnes volontés individuelles, que c’est notre rapport de force qui contribuera à l’obtenir.

    Nous marcherons le 24 novembre pour que nos filles, leurs filles, leurs petites filles puissent vivre dans ce monde dignement. Nous marcherons pour que le fait d’être femme ne les expose pas aux violences sexuelles, sexistes, de genre. Nous marcherons pour que le fait d’être femme ne donne pas moins de droits que celui d’être homme.

    Contacts Presse :

    Caroline Rebhi # 06 59 87 03 20  -  Danièle Lanssade # 06 11 76 07 30

  • Avortement en Europe, les Femmes décident !

    Vendredi 28 Septembre 2018

    En Ile de France, RASSEMBLEMENT

     18h30 – Place de l’Opéra Bastille – Paris
    Projection du documentaire : « Les croisés contre-attaquent » Suivi d’échanges avec des activistes de plusieurs pays.

    20h – Salle Traversière – 15bis rue Traversière – Paris 12ème

    En solidarité avec l’ensemble des femmes européennes, après la lutte exemplaire des espagnoles en 2015, des polonaises depuis 2016 et des irlandaises en 2018 ; en solidarité avec l’ensemble des femmes d’Amérique latine, dont les Argentines ; en lutte pour déjouer la remise en cause de l’avortement par toutes les forces réactionnaires ou religieuses, à l’échelle européenne et mondiale : nous réaffirmons que les droits des femmes, la liberté à disposer de son corps, le droit à l’avortement et à la santé sont des droits fondamentaux pour l’égalité entre les femmes et les hommes, en Europe et dans le monde :


    • l'avortement est un choix personnel - mon corps m'appartient, je choisis ma vie, je choisis d’avoir ou pas un enfant ;

    • l'accès à l'avortement est un droit ;

    • la « double » clause de conscience sur l’IVG pour les professionnel.les de santé doit être supprimée de la loi;

    • les délais légaux pour avorter doivent être harmonisés sur ceux des pays les plus progressistes en Europe, et les États doivent tendre vers une dépénalisation totale de l'avortement;

    • des moyens financiers doivent être donnés pour que les centres pratiquant l'avortement et les centres de planification soient accessibles à toutes sur l’ensemble des territoires;

    • des campagnes d’information tous publics sont nécessaires pour pouvoir en parler librement, sans tabou ni jugement ;

    • l'éducation à la vie sexuelle doit être prodiguée à toutes et à tous pour qu'elles et ils puissent avoir des choix libres et éclairés;

    • la formation aux techniques d'avortement et à l'accompagnement doit faire partie intégrante de la formation initiale des professionnel/les de santé.

    Le 28 septembre 2018, Journée internationale pour le droit à l’avortement rappellera partout en France que c’est un droit irréfragable

    http://avortementeurope.org/

    Contacts presse : Danielle Gaudry – Planning Familial : 06 60 95 50 77, Nelly Martin - Marche Mondiale des Femmes : 06 80 63 95 25- Suzy Rojtman - CADAC : 06 61 83 12 56

  • PMA pour toutes maintenant !

    Jeudi 27 Septembre 2018

    Après le deuxième avis positif rendu par le CCNE sur  l’ouverture de la PMA à toutes les femmes, il est maintenant temps d’inscrire ce droit dans la loi, comme le réclament depuis longtemps les personnes concernées et les associations qui les soutiennent. 


    En libérant la sexualité d’une finalité procréatrice, un couple quel qu’il soit ou une femme seule pourra s’il ou elle le souhaite « faire un enfant » au moment voulu pour réaliser ce projet. Cette aspiration est devenue une revendication partagée par une grande majorité de la société. 


    Cette loi, loin de déclencher la « régression sociale » agitée par les opposants, inscrira ce droit pour toutes en permettant l’égalité d’accès aux techniques d’AMP. Elle confirmera la reconnaissance de la diversité des formes de vie familiales permettant à un enfant de se construire quelque soit sa relation à ses origines et à sa filiation. Elle corrigera l’inégalité de droits entre les femmes pour plus aucune d’entre elles ne soit contrainte de partir à l’étranger pour avoir une PMA, ou pour un couple lesbien, à adopter l’enfant de sa compagne.


    Aujourd'hui, l'aide à la procréation est très médicalisée selon des protocoles pilotés exclusivement par des médecins alors qu’il est possible d’adopter des démarches sécurisées moins lourdes redonnant aux personnes leur place dans la détermination des méthodes employées. Ouvrir la PMA à toutes les femmes fait partie intégrante de la lutte pour le droit de choisir que mène le Planning Familial. C’est pour cela que nous attendons des parlementaires qu’ils intègrent dans la loi le remboursement de la PMA pour toutes, les modifications nécessaires dans le droit de la filiation, et la protection de tous les enfants dès leur naissance.


    Contacts Presse :
    Cécile Malfray #  06 30 09 20 68/ Caroline Rebhi # 06 59 87 03 20

  • La meilleure contraception c’est toujours celle que l’on choisit !

    Mercredi 26 Septembre 2018

    L’accès à la contraception, puis à l’avortement, a permis aux femmes d’affirmer leur droit à disposer de leur corps et à s’émanciper d’un destin réduit à la seule fonction reproductive. Mais gérer la contraception n’est pas toujours facile. Les contraintes économiques, sociales ou culturelles, les représentations, les idées reçues peuvent être de véritables obstacles. C’est parfois difficile pour les femmes - dans un contexte de plus en plus médicalisé - d’oser dire « non » à leur médecin, de réussir à questionner telle ou telle prescription ou d’aborder tranquillement les problèmes les plus intimes liés à leur corps ou à leur sexualité. C’est pourquoi, le Planning Familial revendique la nécessité de créer des espaces d’échange sur les représentations autour de la sexualité, sur le consentement, sur la contraception et sur le désir d’enfant, en dehors des normes et des injonctions sociales.


    Il est important de remettre la question du choix de la contraception et de son accompagnement au cœur du débat : comment permettre à une personne de mesurer les bénéfices et les risques d’une contraception selon sa situation actuelle, ses préférences et ses contraintes ? Cela nécessite la formation des personnes qui prescrivent la contraception sur toutes les méthodes existantes, afin de pouvoir informer et conseiller en fonction des avantages et des limites de chaque moyen contraceptif. Par ailleurs, la remise en question actuelle des modes de contraception médicalisés impose un nouveau rapport entre usagèr.e et soignant.e, en donnant une place plus importante à l’information et aux choix plutôt qu’à la prescription médicale. Elle interroge aussi la responsabilité masculine en matière de contraception, ainsi que l’accès des hommes aux moyens qui existent déjà mais qui sont peu connus des prescripteur.trice.s. C’est dans cette optique que le Planning Familial promeut la délégation de tâches pour les conseillères conjugales formées pour déployer une offre efficace, à moindre risque et de proximité des produits contraceptifs.

    Il importe que les femmes et les hommes aient accès à une gamme de méthodes contraceptives la plus large possible, quelles que soient leurs ressources financières. Aujourd’hui, seuls les centres de planification peuvent délivrer une contraception de façon gratuite, confidentielle et anonyme. Ils constituent, avec les établissements d’information et de conseil conjugal, des lieux-ressources de proximité pour une approche globale en matière de santé sexuelle. Afin de garantir l’égalité pour toutes et tous, le Planning demande la prise en charge totale de tous les moyens de contraception jusqu’à 25 ans, l’accès à l’information et à toutes les méthodes de contraception dont la contraception définitive,  et des réponses aux femmes en situation de vulnérabilité et aux jeunes éloignés des lieux de consultation dédiés ou en difficulté pour accéder à l’information.
    A l’occasion de la journée mondiale de la contraception, le Planning Familial rappelle que toute personne, sans condition de situation ou de ressources, doit pouvoir exercer le droit de choisir une contraception adaptée et remboursée, en toute confiance, après avoir reçu une information claire et objective sur l’ensemble des moyens de contraception. Ce sont les conditions nécessaires à l’exercice de ce droit fondamental : le droit de choisir ! 


    Contacts Presse :Véronique Séhier # 06 86 65 25 19 – Caroline Rebhi # 06 59 87 03 20

  • Le Planning, acteur inconditionnel de la lutte contre les violences à l’encontre des femmes

    Lundi 24 Septembre 2018

    Le Planning Familial s'insurge face aux messages diffamatoires et propos haineux diffusés une nouvelle fois via les réseaux sociaux à son encontre.

    Non, le Planning Familial n'a jamais fait l'apologie de l'excision. Il agit depuis toujours pour défendre l’intégrité physique des femmes lors de toutes ses interventions et à travers ses différents programmes. Il est engagé contre les mutilations sexuelles que peuvent subir toutes les femmes, et cela quelques soient leur origine ou religion. Il a depuis toujours participé à la lutte contre toutes les formes de violences sexuelles et contre les mariages forcés, en partenariat avec des associations féministes, dont le GAMS et notamment comme membre « d'Excision Parlons-en ».

    Le Planning est un mouvement féministe et d'éducation populaire. Ses lieux d'accueil sont ouverts à toutes les femmes, sans discrimination, sans distinction et sans jugement. Il lutte contre toutes les formes d'exclusion et d’inégalités sociales avec pour objectif l'égal accès de toutes les personnes aux mêmes droits, à la santé sexuelle, à l'autonomie et à l’émancipation.

    Nous demandons au journal Marianne de vérifier ses sources et de rectifier les propos tenus dans son article paru hier à l'encontre du Planning familial et qui mettent en doute cet engagement historique et actuel du Planning familial au niveau national et au niveau de tout son réseau.

     

    Contacts presse :

    Véronique Séhier # 06 86 65 25 19  /  Caroline Rebhi # 06 59 87 03 20

     

  • Scandaleux ! Inadmissible !

    Jeudi 13 Septembre 2018

    Les propos tenus sur l’avortement par le Président du syndicat national des gynécologues, ne peuvent qu’indigner toutes celles et ceux, femmes concernées, professionnel.les qui les accompagnent, parlementaires qui élaborent les lois : des propos rétrogrades, déniant aux femmes leur liberté de procréation, car le droit de refuser la procréation est une dimension essentielle de la liberté des femmes. C’est ce que le cadre réglementaire et législatif légitime en France et le pouvoir médical n’est pas au-dessus des lois.

    En 2018 encore chaque année dans le monde, 25 millions d’avortements illégaux ont lieu, une femme meurt toutes les 9 minutes des suites d’un avortement clandestin. L’avortement légalisé et pratiqué dans de bonnes conditions à la demande des femmes est le plus sûr moyen de répondre à cette situation sanitaire dramatique.

    Les opposants au droit de choisir ne supportent pas cette liberté et s’organisent pour entraver ce droit fondamental des femmes par tous les moyens : lobbies, campagnes détournant l’information sur les réseaux sociaux, campagnes de culpabilisation et de stigmatisation de l’avortement et ces propos du président viennent encore alimenter cette offensive.

    Le Planning Familial réaffirme que le droit des femmes à disposer de leur corps est un droit fondamental ! 

    C’est le rôle de l’Etat de veiller à la défense de ce droit et à son application sur l’ensemble du territoire français, en métropole et Outre-Mer, pour que toute femme puisse l’exercer en toute liberté ! 

    Mesdames Buzyn et Schiappa, nous prenons acte de votre engagement à exercer votre pouvoir que ce droit soit respecté sans entrave. 

    Assez d’entraves aux droits des femmes, à leur santé et à leur liberté !

    Site ivg.gouv.fr

    Numéro vert national : 0800 08 11 11

    Contacts presse :

    Véronique Séhier # 06 86 65 25 19  /  Caroline Rebhi # 06 59 87 03 20

  • M. MACRON, AIDEZ LE FONDS MONDIAL À SAUVER ENCORE PLUS DE VIES

    Mercredi 12 Septembre 2018

     

    Communiqué collectif  : ACTION SANTE MONDIALE - AIDES- PLUS 

    EQUIPOP.ORG - LE PLANNING FAMILIAL - ONE - SIDACTION 

    SOLIDARITE SIDA - SOLTHIS

     

    À l’heure où le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme rend le bilan chiffré de son action 2017 (cliquez ICI), nos associations saluent le travail accompli. Nous rappelons à cette occasion la réalité de millions de personnes touchées par ces maladies et les ressources financières à mobiliser pour y mettre fin. À un an de la 6e conférence de reconstitution du Fonds, qui se tiendra pour la première fois en France, nous demandons à Emmanuel Macron de tout mettre en œuvre pour en faire un succès. 


    Le Fonds mondial joue un rôle capital dans les pays en développement. Depuis sa création par le G7 en 2001, 27 millions de vies ont été sauvées grâce aux programmes qu’il finance dans les pays à revenus faibles et intermédiaires – preuve que la mobilisation de la communauté internationale peut être véritablement efficace quand elle s’en donne les moyens financiers. Il assure respectivement 65% et 57% du financement pour la tuberculose et le paludisme. Pour le VIH/sida, il finance la moitié des traitements anti-rétroviraux disponibles dans le monde.

     
    Pour autant, le combat contre les pandémies est loin d'être gagné : aujourd’hui encore, elles font plus de 8 000 morts par jour. Le nombre d’infections à VIH reste très élevé parmi les adolescentes et les jeunes femmes, et les populations les plus vulnérables (les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les personnes trans, les usagers de drogues, les travailleurs-ses du sexe). La tuberculose reste quant à elle  sous-diagnostiquée et la résistance aux antimicrobiens et aux insecticides menacent nos progrès en matière de lutte contre la tuberculose et le paludisme.


    Cette situation n’est pourtant pas une fatalité. Un investissement plus conséquent aujourd’hui permettrait de circonscrire plus rapidement les épidémies. Si aucun effort n’est fait, une recrudescence de ces dernières est à prévoir, comme c’est déjà le cas dans certaines régions pour le VIH/sida, le paludisme et la tuberculose multi-résistante qui représente un tiers des décès dus à l’antibiorésistance. Or, les coûts directs et indirects de ces épidémies sont, et seront, bien plus élevés que les besoins estimés pour y mettre un terme. Pour la tuberculose seule, sans accélération des efforts engagés, la perte pour l’économie mondiale s’élèverait à 983 milliards de dollars au cours des 15 prochaines années.1Des experts estiment aujourd’hui qu’entre 16,8 et 18 milliards de dollars sont nécessaires pour le Fonds mondial pour la période 2020-20222. La fin des épidémies ne sera possible que grâce à une véritable volonté politique. Un premier test aura lieu le 26 septembre au siège des Nations Unies3 : les dirigeants de la planète sont conviés à  définir de nouveaux objectifs sanitaires pour éradiquer la tuberculose. Mais le moment de vérité sera la Conférence de Reconstitution du Fonds mondial qu’Emmanuel Macron accueillera le 10 octobre 2019 à Lyon. Pour en faire un succès historique, le Président doit désormais assurer son rôle de premier de cordée et mobiliser dès maintenant ses homologues ! Il est temps pour nos dirigeants d’entrer dans l’histoire en apportant la preuve la plus concrète de leur volonté de mettre fin aux épidémies : l’augmentation de leurs contributions. 


    1 Source : Rapport The Price of a pandemic - Global TB Caucus

    2 Source : Estimations du groupe d'expert indépendant  Global Fund Advocates Network (GFAN) 

    3 Source : Réunion de Haut Niveau sur la tuberculose aux Nations Unieshttps://www.un.org/pga/72/event-latest/fight-to-end-tuberculosis/

    En savoir plus sur le Fonds mondial     

    - Le Fonds mondial est un partenariat entre les autorités publiques, la société civile, le secteur privé et les personnes touchées par les maladies, créé en 2002 pour accélérer la fin des épidémies de VIH/sida, de tuberculose et de paludisme. Il mutualise les contributions financières des États et permet d’assurer une lutte efficace contre les trois grandes pandémies en mobilisant et en finançant directement l’accès aux soins, à des outils de prévention et l’action de la société civile Historiquement, la France est le 2ème contributeur au Fonds.       

    - Son rapport annuel sur les résultats de 2017 est publié aujourd’hui, mercredi 12 septembre. Tous les résultats sont disponibles ici (insérer quand dispo).   

    - La France accueillera pour la première fois la conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial le 10 octobre 2019 à Lyon : les donateurs annonceront la contribution qu’ils apporteront au Fonds pour la période 2020-2022.     

    - En 2015, la communauté internationale s’est engagée à mettre fin aux 3 pandémies d’ici 2030 (objectif de développement durable n°3)


    Contacts presse :

    Action Santé Mondiale / Global TB Caucus : Margot Jaymond 06 64 80 05 72   mjaymond@ghadvocates.org

    AIDES : Elody Croullebois 01 77 93 97 65 / 06 98 68 01 68 ecroullebois@aides.org

    Coalition PLUS : Camille Sarret 07 81 73 34 77 csarret@coalitionplus.org

    Equipop : Nicolas Rainaud 06 73 72 25 37, nicolas.rainaud@equipop.org

    Le Planning Familial : Véronique Séhier 06 86 65 25 19 veronique.sehier@planning-familial.org 

    ONE : Charlotte Grignard 06 22 41 00 41 charlotte.grignard@one.org

    Médecins du Monde : Fanny Mantaux 01 44 92 13 81 fanny.mantaux@medecinsdumonde.net

    Sidaction : Aurélie Defretin 06 73 21 63 97 / 01 53 26 45 64 a.defretin@sidaction.org

    Solidarité Sida : Gautier Centlivre 07 70 00 28 81 / gcentlivre@solidarite-sida.org

    Solthis : Rachel Domenach 01 81 70 17 97 / 06 60 24 19 36 rachel.domenach@solthis.org