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Archives des communiqués de presse de l'année 2011

Connaître ses droits pour être libres de ses choix !

Lundi 06 Mars 2017

En cette 40e journée internationale de lutte pour les droits des femmes, le Planning lance #LibresDeNosChoix, une plateforme digitale destinée à informer tous les jeunes sur leurs droits en matière de sexualité et de santé sexuelle : droit de choisir son ou sa partenaire, de décider d’avoir ou non des enfants, quand, comment et avec qui, de ne pas être discriminé.e en fonction de son sexe, orientation sexuelle ou identité de genre…

En cette veille de période électorale, c’est aussi une fenêtre pour faire connaître les principales revendications du Planning, tel qu’un meilleur accès à l’éducation à la sexualité, droit fondamental dont l’application doit devenir une réelle priorité pour le prochain quinquennat.

L’information, pierre angulaire de l’émancipation

En France, ce sont les jeunes qui sont les plus mal-informé.e.s sur la sexualité et leurs droits sexuels. Les mineures utilisent encore très peu les mesures de gratuité et de confidentialité, pourtant prévues par la loi, pour avoir accès à la contraception; 30% des jeunes de 15-24 ans ont des représentations erronées sur le VIH/sida et ses modes de transmission ; 83% des filles de 3ème et de 4ème ne connaissent pas la fonction du clitoris.

Cette méconnaissance les rend vulnérables et constitue une véritable entrave pour faire leurs propres choix. Les mouvements anti-choix se servent de cette lacune comme levier de manipulation pour tenter d’influencer les personnes les plus démunies. Il est impossible de faire des choix éclairés si on ne connaît pas ses droits ! Il est donc urgent d’agir afin que chaque personne puisse accéder à une réelle éducation à la sexualité et à des informations correctes et non jugeantes.

L’éducation à la sexualité comme enjeu majeur

L’éducation à la sexualité participe à l’émancipation des jeunes, en déconstruisant les injonctions qui pèsent sur les femmes comme sur les hommes et perpétuent ainsi les discriminations et la violence liées au genre ou à l’orientation sexuelle.

Pourtant, parmi les 12 millions de jeunes scolarisé.e.s chaque année, seule une minorité bénéficie des trois séances annuelles d’éducation à la sexualité prévues par la loi de 2001. C’est inadmissible ! C’est d’autant plus inacceptable que les principaux chiffres liés aux violences sexistes et sexuelles ne diminuent pas : 1 collégienne sur 5 déclare avoir été victime de cyberviolence ; 60% des lesbiennes déclarent avoir été victimes d’actes lesbophobes ; 100 % des utilisatrices de transports en commun y ont subi au moins une fois dans leur vie du harcèlement sexiste ou une agression sexuelle.

Le Planning appelle tou.te.s les responsables politiques à prendre la mesure de cet enjeu fondamental : il est temps de déployer un plan d’action sur le long terme accompagné par des moyens adéquats. Le Planning exige des actes forts en faveur des droits des femmes ici et dans le monde, à un moment où ils sont fortement menacés dans plusieurs pays. Car rappelons-le : lorsque les droits des femmes sont bafoués, c’est l’Etat de droit qui est affaibli.

La plateforme digitale sera dévoilée le 8 mars : www.libresdenoschoix.fr

Contacts presse :

- Caroline Rebhi - Coprésidente du Planning Familial : # 06 59 87 03 20  - caroline.rebhi@planning-familial.org

- Veronica Noseda - Coordinatrice nationale : # 06 70 19 83 48 - veronica.noseda@planning-familial.org

Réforme de la protection universelle maladie (PUMa)

Vendredi 24 Février 2017

Le gouvernement organise un durcissement sans précédent de l'accès à l'assurance maladie pour les étrangers résidant légalement en France

Au prétexte de la réforme dite de la « Protection universelle maladie (PUMa) », entrée en vigueur il y a plus d’un an, le gouvernement s’apprête à remettre en cause les règles établies depuis la réforme CMU de 1999. Un arrêté réduisant la liste des titres et documents qui autorisent les personnes étrangères à bénéficier de l'assurance maladie est en effet sur le point d’être pris.

Malgré des alertes réitérées (1), vont désormais être exclues les personnes disposant d’un récépissé de demande de titre de séjour ou d'autres documents nominatifs remis par les préfectures et attestant de démarches en cours (2). Or, les préfectures multiplient précisément la délivrance de ces documents de séjour précaires (3).

Résultat : alors qu’elles sont en règle du fait de la possession de ces documents, ces personnes vont être renvoyées vers l'AME (aide médicale d’Etat), voire vers « rien du tout » pour celles dont les ressources sont supérieures au plafond fixé par les textes pour bénéficier de l’AME (720 euros par mois). Ces mesures vont avoir pour effet d’augmenter le nombre de bénéficiaires et les dépenses de l’AME.

Ce changement majeur est d'autant plus inconséquent et inquiétant qu'il est pris à la veille d'élections où plusieurs candidat-es envisagent de réduire l’AME jusqu’à la faire disparaitre. Ce durcissement pourrait donc avoir des conséquences sanitaires et sociales encore plus graves dans un très proche avenir.

Nos organisations demandent au gouvernement que l’arrêté, qui doit être co-signé par le Ministre de l'Intérieur et la Ministre des affaires sociales, ne conduise pas à exclure de l’assurance maladie les personnes étrangères en situation régulière qui, jusqu’ici, y avaient droit.

Contact presse :

Didier Maille (Comede) : 06 51 33 65 93

▪ FNARS Fédération nationale des associations de réinsertion sociale, 76 rue du Faubourg St Denis, 75010 Paris

▪ L’ODSE : ACT UP Paris, AFVS (Association des familles victimes du saturnisme), AIDES, ARCAT, CATRED (Collectif des accidentés du travail, handicapés et retraités pour l’égalité des droits), CENTRE PRIMO LEVI, CIMADE, COMEDE (Comité pour la santé des exilés), CoMeGAS, CRETEIL SOLIDARITE, DOM’ASILE (Domiciliation et accompagnement des demandeurs d’asile), DROITS D’URGENCE, FASTI (Fédération des associations de solidarité avec les travailleurs immigrés), FTCR (Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives), GAIA Paris, GISTI (Groupe d’information et de soutien des immigrés), LA CASE DE SANTE (Centre de santé communautaire - Toulouse), la LIGUE DES DROITS DE L’HOMME, MEDECINS DU MONDE, MFPF (Mouvement français pour le planning familial), MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), RESEAU LOUIS GUILLOUX, SIDA INFO SERVICE, SOLIDARITE SIDA, SOS HEPATITES) ; C/o Médecins du Monde 62 rue Marcadet 75018 PARIS

▪ Secours Catholique - Caritas France, 106 rue du Bac, 75 341 PARIS cedex 07

(1) « Réforme de la protection maladie universelle (PUMa). Vers une régression catastrophique pour la sécurité sociale des personnes étrangères », odse.eu.org, 17 mars 2016 (2) Depuis la réforme CMU, pour justifier de sa régularité du séjour, l’étranger doit disposer d’un titre de séjour ou, à défaut, de « tout document (récépissé en cours de validité, convocation, rendez-vous en préfecture, autre) attestant qu’il a déposé un dossier de demande de titre de séjour auprès de la préfecture de son lieu de résidence » (Circulaire ministérielle du 3 mai 2000 – confirmée par une instruction ministérielle du 16 décembre 2015). (3) Un récent décret (n° 2016-1456 du 28 octobre 2016) a même prévu que les personnes faisant valoir un droit au séjour pour des raisons médicales n’obtiendraient plus systématiquement un récépissé, ou au mieux tardivement.

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Libres de nos choix, libres d'exercer notre droit fondamental!

Jeudi 16 Février 2017

Le délit d’entrave à l’IVG étendu aux nouveaux modes de communication a enfin été voté aujourd’hui par l’Assemblée nationale.

Il s’agit de garantir l’accès à une information fiable pour permettre à toutes les femmes d’exercer leur droit. La désinformation orchestrée par certains sites sur le numérique va bien au-delà d’une simple expression d’opinion : c’est une manœuvre qui trompe les femmes, au risque d’entraîner pour elles une perte de chances, voire d’entraver leur droit de choisir.

Le droit à l’avortement est un droit fondamental reconnu dans la loi et cette décision fait partie de tout ce qui doit être mis en œuvre pour le protéger et le rendre effectif au nom du principe d’égalité, car ce sont les plus démunies qui constituent surtout la cible de cette désinformation.

Mais cette loi ne se suffit pas à elle seule ; pour exercer un droit, il faut le connaitre. Pour que les femmes soient bien informées encore faut-il développer une information juste et positive sur le droit à l’IVG par tous les canaux : campagnes régulières, renforcement de l’éducation à la sexualité comme le prévoit la loi 2001, labellisation de dispositifs d’information, maintien et développement des structures de proximité, avec les financements nécessaires.

C’est bien à l'état et au législateur de garantir l'accès à cette information et à ce droit par tous les moyens, pour toutes les femmes.

Contacts :

 Veronica Noseda : # 06 79 37 93 73 - veronica.noseda@planning-familial.org

Véronique Sehier : # 06 86 65 25 19 - veronique.sehier@planning-familial.org

Il y a 5O ans, la loi Neuwirth permettait aux femmes et aux couples d’accéder à la contraception

Mercredi 08 Février 2017
un enfant si je veux quand je veux
un enfant si je veux quand je veux

Et c’était une grande avancée ! Enfin pouvoir dissocier sexualité et procréation ! Avec la loi sur l’avortement en 1975, elle a constitué un des grands acquis du 20eme siècle, instituant le droit des femmes à disposer de leur corps et permettant ainsi leur accès à une plus grande liberté et à une plus grande autonomie sociale et professionnelle. Elle a été rendue possible grâce au combat des femmes, et grâce à l’engagement de Lucien Neuwirth qui, avec le Planning Familial, a travaillé à l’élaboration de la loi de 1967 et à l’abrogation de la loi de 1920 qui interdisait la vente et l’utilisation d’un quelconque produit contraceptif (même le préservatif !)

Cette loi a également créé les établissements d’information (EICCF) et les centres de planification (CPEF), deux structures qui garantissent à toutes et tous gratuité et confidentialité et qui s’avèrent toujours nécessaires pour l’accès à l’information et à la contraception, notamment pour des jeunes et les personnes non assurées sociales ou en situation de précarité.

Convaincu de l’importance d’une information claire sur la sexualité dans les programmes scolaires, Lucien Neuwirth a défendu avec détermination la présence de trois séances d’éducation à la sexualité  pendant toute la scolarité, présence entérinée par la loi Aubry de 2001 relative à l’IVG et la contraception.

En 2017, ce combat reste d’actualité. Le cadre législatif a certes progressé, mais l’accès à la contraception de son choix est encore inégal :

  • Des inégalités économiques persistent : de nombreux CPEF voient leur budget amputé et ne peuvent plus délivrer en direct la contraception aux personnes mineures. Ces inégalités sont aussi territoriales, puisque la répartition des CPEF se fait en fonction des politiques départementales peu soucieuses parfois d’assurer un maillage géographique adapté à la couverture de toutes les zones, y compris les plus reculées. Par ailleurs, le budget des EICCF est resté à budget quasiment constant depuis 2001, et ce malgré de nombreux rapports (dernier en date, celui de l’IGAS sur la contraception des mineur.e.s) qui soulignent des lacunes importantes en termes de connaissances chez les jeunes ?
  • Le manque d’information est encore criant : la loi sur l’éducation à la sexualité est très peu appliquée, par manque de moyens ou de volonté politique comme le confirme le Haut conseil pour l’égalité entre les femmes et les hommes .
  • Le choix d’une contraception n’est pas toujours garanti : il est nécessaire de renforcer la formation des professionnel.le.s pour qu’une information juste et objective soit donnée sur toutes les méthodes, féminines ou masculines : la contraception n’est pas qu’une affaire de filles et de femmes !

Au  niveau international, 222 millions de femmes dans le monde n’ont toujours pas accès aux services de planification familiale.

 Chaque femme, chaque homme, sans condition de situation ou de ressources doit pouvoir exercer le droit de choisir une contraception adaptée et remboursée, en toute confiance, après avoir reçu une information claire sur les avantages et les risques de l’ensemble des moyens de contraception. Ce sont les conditions nécessaires à l’exercice de ce droit fondamental.

Contacts : Danielle Gaudry : # 06 60 95 50 77 - gaudry.danielle-simone@orange.fr

     Véronique Sehier : # 06 86 65 25 19 - veronique.sehier@planning-familial.org

 

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Appel à mobilisation, Women's March on Paris

Jeudi 19 Janvier 2017
Appel à mobilisation, Women's March on Paris

En solidarité avec les femmes américaines, Le Planning Familial appelle à cette marche unitaire  ce samedi 21 janvier pour dénoncer les attaques contre  les droits des femmes - de toutes les femmes - aux USA et dans le monde. Nous marcherons pour l'accès à la santé, notamment à la santé sexuelle, et contre le sexisme,  le racisme,  et les LGBTphobies.

 

APPEL DU 21 JANVIER 2017

Women’s March on Paris

21 janvier 2017 | January 21, 2017

 

Le 21 janvier 2017, au lendemain de la prestation de serment de Donald Trump, les associations féministes et de défense des droits humains organiseront une marche pour les droits des femmes à Washington et partout dans le monde.

Nous sommes tou.te.s mobilisées alors que le nouveau président des Etats-Unis s’apprête à appliquer l’idéologie violemment sexiste, lesbophobe, homophobe, xénophobe et raciste qu’il a défendue durant toute sa campagne. Il envisage de nommer à la cour suprême William Pryor, un juge qui considère que « l’avortement est la pire abomination de l’histoire du droit ». Son vice-président, Mike Pence, promeut ouvertement des thèses créationnistes. Son principal conseiller, Steve Bannon, publie sur son site des messages racistes et misogynes haineux. Il veut aussi détruire la loi sur la santé dite Obama Care.

Cette politique réactionnaire à l’œuvre aujourd’hui aux Etats-Unis est la concrétisation d’une dynamique plus large dans le monde, en Europe, en France :

• En Europe, des mouvements conservateurs et rétrogrades remettent régulièrement en cause les droits des femmes, en particulier l’avortement (Pologne, Espagne…)

• En France, le danger est réel en provenance de plusieurs candidats à la présidentielle, qui instrumentalisent les droits des femmes.

Nous marcherons le 21 janvier pour témoigner notre solidarité avec la Women’s March on Washington, car défendre les droits des femmes aux Etats-Unis, c’est défendre les droits des femmes en France et dans le monde entier. Nous marcherons contre les incitations à la haine, les attitudes discriminatoires, les messages et actions réactionnaires. Cette marche se veut ouverte à toutes et tous, et chaque individu.e partout dans le monde sera le/la bienvenu.e.

Informations et signataires: https://www.facebook.com/events/432528690204741/

Le Planning Familial, la CADAC et l'ANCIC réaffirment l'importance du choix pour les femmes de toutes les méthodes contraceptives

Lundi 12 Décembre 2016

La méthode ESSURE est une méthode  de contraception définitive par micro implant qui comme tout acte médical, nécessite des précautions de pose, et une information des femmes sur les bénéfices et risques de cette méthode. Une pétition circule aujourd'hui pour demander l'interdiction de cette méthode, suite à une forte médiatisation sur les conséquences néfastes de cette dernière.

L'Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) reconnaît que "la stérilisation définitive par ESSURE a démontré son efficacité". Elle déclare qu'elle "n’a pas mis en évidence d’élément pouvant remettre en cause le rapport bénéfice/risque du dispositif ESSURE, mais qu’elle a identifié l’importance de mieux encadrer ses conditions d’implantation en renforçant notamment la formation des chirurgiens à la technique et l’information aux patientes sur ses éventuels effets indésirables, en amont de la pose." Un communiqué du Ministère est paru vendredi 9 décembre, précisant qu'une enquête est en cours et que cette méthode est bien encadrée et sous surveillance.

Compte-tenu de ces éléments, le Planning Familial, la CADAC et l'ANCIC réaffirment l'importance du choix pour les femmes de toutes les méthodes, y compris des méthodes de  contraception définitive comme le permet la loi 2001, et l'importance d'y avoir accès dans de bonnes conditions grâce à des professionnel.le.s bien formé.e.s. La méthode ESSURE en fait partie.

Nos trois  associations exigent aujourd'hui une clarification rapide de la part des autorités de santé pour enrayer la désinformation qui est une source de forte inquiétude pour les femmes qui en sont utilisatrices ou souhaitent le devenir, et constitue un nouvel obstacle au droit des femmes à disposer de leur corps.

Contacts :

ANCIC (Association Nationale des Centres d'IVG et de Contraception) :

- Laurence Danjou, Co-présidente : info@ancic.asso.fr

- Laurence Esterle, Co-présidente : info@ancic.asso.fr

- Emmanuelle Lhomme, Co-présidente : info@ancic.asso.fr

CADAC (Coordination des Associations pour le Droit à l'Avortement et à la Contraception) :

- Nora Tenenbaum, Présidente : nora.tenenbaum@wanadoo.fr # 06 88 86 41 42

Le Planning Familial:

- Véronique Séhier, Coprésidente : veronique.sehier@planning-familial.org # 06 86 65 25 19

Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes : La double peine pour les femmes migrantes

Lundi 21 Novembre 2016

Depuis 2014, la proportion de femmes dans les flux de migrant.e.s essayant de rejoindre l’Europe n’a cessé d’augmenter. En 2015, les femmes représentaient environ un sixième des personnes traversant la Méditerranée sur des embarcations de fortunes et un tiers de celles arrivant en Europe par voie terrestre.

En ce 25 novembre, le Planning Familial alerte sur les dangers spécifiques qu’encourent ces femmes qui, confrontées à la guerre et aux violations des droits humains dans leur pays, continuent à subir des risques pendant tout leur parcours migratoire. Selon un rapport publié par le HCR, le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et la Women’s Refugee Commission, les femmes, notamment celles qui voyagent seules, sont exposées à un risque élevé de subir certaines formes de violence, y compris des violences sexuelles, de la part de passeurs, de groupes criminels ou d’individus isolés. Des actes de violence sexuelle commis par des agents de sécurité dans des centres d’accueil pour réfugiés ou des centres de transit ont aussi été signalés par Amnesty y compris sur le sol européen. Par ailleurs, la précarité résidentielle, que la quasi-totalité des femmes migrantes vivent pendant les premiers mois de résidence dans le pays d’accueil, peut également être un terrain propice pour des relations sexuelles forcées, aussi qualifiés de viols. Le Planning Familial dénonce l’invisibilisation de ces violences et les non-dits qui les entourent. On ne connaît que trop bien ce climat d’omerta qui culpabilise les femmes et les conduit à gérer dans l’isolement les conséquences de ces violences, y compris en termes de santé sexuelle. Ainsi, l’accès à la contraception d’urgence et à l’IVG, les risques de contamination par le VIH et les IST, notamment en cas de viol, peut s’avérer extrêmement problématique pour des femmes qui vivent dans la rue ou dans des camps de fortune.

Organisation féministe d’éducation populaire, prônant une approche globale de la sexualité, le Planning Familial propose dans ses associations départementales un accueil inconditionnel, une écoute attentive et des réponses adaptées pour toutes les femmes. Il développe et défend l’éducation sexuelle globale comme véritable moyen de prévention. Car il n’y a pas de fatalité à ces violences, il y a des causes, et notamment le sexisme et le patriarcat qui construit les inégalités entre les femmes et les hommes et qu’il faut combattre dès le plus jeune âge.

En ce 25 novembre, journée de lutte internationale contre les violences faites aux femmes, le Planning Familial demande que soit reconnues les situations spécifiques vécues par les femmes migrantes. Pouvoir vivre une vie affective et sexuelle à l’abri des violences est un droit fondamental pour toutes les femmes. Indépendamment de leur statut administratif, leur origine ou leur situation matérielle.

Contacts presse : Danielle Lanssade, Membre du Bureau national du Planning Familial # 06 83 31 09 64 OU Veronica Noseda, Coordinatrice nationale du Planning Familial # 01 48 07 81 00

 

Les malades étrangèr-e-s abandonné-e-s par le gouvernement ?

Mardi 15 Novembre 2016

Réforme  du droit au séjour des étrangers malades :

Les malades étrangèr-e-s abandonné-e-s par le gouvernement ?

 

En France, les personnes étrangères gravement malades qui ne pourraient pas avoir accès à un traitement et à un suivi dans leur pays d’origine, sont censées être protégées contre toute mesure d’expulsion et avoir droit à un titre de séjour. Ce dispositif vise un double objectif : le respect de la santé individuelle et la protection de la santé publique.

Mais les rédacteurs des décrets d’application de la loi du 7 mars 2016 relative au droit des étrangers semblent l’avoir oublié. Cette loi prévoit le transfert de l’évaluation médicale des demandes de cartes de séjour pour soins, des Agences régionales de santé (ARS) à un collège du service médical de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), organisme placé sous la tutelle du ministère de l’Intérieur. L’Observatoire du droit à la santé des étrangers, ainsi que la Commission nationale consultative des droits de l’Homme et le Défenseur des droits avaient déjà fait part de leurs inquiétudes face à une telle mesure qui illustrait une volonté de faire primer les contrôles migratoires sur la santé publique.

Le gouvernement aurait pu tenir compte de ces avertissements en confiant, comme la loi le lui permettait, aux médecins traitants des demandeurs, plus aptes à rendre parfaitement compte de l’état de santé de leurs patients, la rédaction des rapports médicaux destinés à l’examen par le collège des médecins de l’OFII.

Tel n'est pas ce que prévoient les décrets : la décision se prendra en effet au regard d'un rapport médical « établi par un médecin de l'OFII », sur la base d'un simple « certificat médical » du médecin traitant ou « d'un praticien hospitalier ». Le « tout-OFII » l’a emporté marquant le dessaisissement du ministère de la Santé et la mainmise du ministère de l’Intérieur sur la procédure. Seuls les enjeux de contrôle de l’immigration semblent désormais primer au mépris des considérations sanitaires.

Cette décision gouvernementale est d’autant plus inquiétante qu’elle intervient dans un contexte où les services du ministère de l’Intérieur continuent d’entraver massivement les avis médicaux des médecins des Agences régionales de santé ainsi que les décisions préfectorales, et s’adonnent à de nombreuses violations ou incitations à la violation du secret médical. Plusieurs de ces médecins se sont d’ailleurs plaints de ces pressions préfectorales auprès de leurs Conseils de l’ordre.

Afin que les médecins du service médical de l’OFII puissent exercer leur mission en adéquation avec les principes déontologiques, et qu’ils ne fassent l’objet d’aucune pression, l’ODSE demande des garanties permettant de maintenir le pilotage de l’évaluation médicale des demandes de cartes de séjour pour soins sous la compétence exclusive du ministère de la Santé.

 

Contacts presse :

Rafael Flichman (Cimade) : 01 44 18 72 62 - 06 42 15 77 14 – rafael.flichman@lacimade.org

Arnaud Veisse (Comede) : 06 68 60 38 24 - arnaud.veisse@comede.org

 

Les membres de l’Observatoire du droit à la santé des étrangers sont :

ACT UP Paris, AFVS (Association des familles victimes du saturnisme), AIDES, ARCAT, CATRED (Collectif des accidentés du travail, handicapés et retraités pour l’égalité des droits), CENTRE PRIMO LEVI, CIMADE, COMEDE (Comité pour la santé des exilés), CoMeGAS, CRETEIL SOLIDARITE, DOM’ASILE (Domiciliation et accompagnement des demandeurs d’asile), DROITS D’URGENCE, FASTI (Fédération des associations de solidarité avec les travailleurs immigrés), FTCR (Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives), GAIA Paris, GISTI (Groupe d’information et de soutien des immigrés), LA CASE DE SANTE (Centre de santé communautaire ­ Toulouse), la LIGUE DES DROITS DE L’HOMME, MEDECINS DU MONDE, MFPF (Mouvement français pour le planning familial), MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), RESEAU LOUIS GUILLOUX, SIDA INFO SERVICE, SOLIDARITE SIDA, SOS HEPATITES

La clause de conscience tue les femmes en Europe

Lundi 24 Octobre 2016

Tragédie absolue
La clause de conscience tue les femmes en Europe


Le 29 Septembre, Valentina X enceinte de 19 semaines d’une grossesse gémellaire a été hospitalisée à Catane, en Sicile, suite à une dilatation cervicale précoce. Le personnel médical n’est pas intervenu quand son état s’est aggravé et qu’une souffrance fœtale majeure a été détectée sur l’un des fœtus. Le médecin a attendu pour intervenir qu'il puisse constater les morts fœtales. L'état de santé de Valentina s’est rapidement détérioré. Elle est morte deux jours plus tard de septicémie le 16 octobre à l'hôpital Cannizzaro. Elle avait 32 ans.


Déjà en octobre 2012, en Irlande, Savita Halappanavar, âgée de 31 ans, enceinte de 17 semaines, avait été admise à la clinique de l'Université de Galway en raison de douleurs abdominales sévères et d’une forte fièvre, elle est morte d'une septicémie après s'être vu refuser un avortement thérapeutique car le corps médical avait jugé qu’il ne pouvait intervenir tant que la mort fœtale n’était pas constatée. 


L'avortement est légal depuis 1978 en Italie, il demeure en pratique très compliqué d'obtenir un avortement sur demande, même pour des raisons médicales comme le cas de Valentina vient dramatiquement nous le rappeler. 70% des gynécologues italiens refusent de réaliser cette procédure (90 à 94% dans certaines régions). 


L’Italie rejoint l’Irlande, la Pologne, Malte dans sa détermination à faire payer aux femmes le prix fort de souffrances, de handicap, voire de leur vie, pour des grossesses non prévues mais aussi pour des grossesses désirées et prévues que des complications médicales viennent bouleverser.


Certains médecins et autre personnel médical, dans le cas d’avortement en Italie et ailleurs, font aujourd’hui passer leur conscience personnelle avant la santé et la vie des femmes.  


Le gouvernement italien, ainsi que tous les autres où ce droit à l’avortement est pénalisé, limité, sujet à contrôle social et médical, conditionné au bon vouloir du corps médical, doit prendre acte que toutes ces entraves valident une forte discrimination entre les femmes en Europe.


Ces entraves autorisent les mauvais traitements et condamnent à des violences, des souffrances,  et à mort les femmes, toutes les femmes…


Dans ce cas précis, la clause de conscience s’apparente à de la non-assistance à personne en danger.


Contacts : Danièle Gaudry, 06.60.95.50.77 / Caroline Rebhi, 06.59.87.03.20

Une nouvelle co-présidence élue au Planning Familial

Jeudi 20 Octobre 2016

Une nouvelle co-présidence élue au Planning Familial :

Caroline Rebhi et Véronique Séhier

 

Le conseil d’administration national du Planning Familial vient d’élire son nouveau bureau pour mettre en œuvre les orientations votées au congrès national de mai 2016. Il a élu également les deux co-présidentes  Caroline Rebhi, membre du bureau national depuis 4 ans, et Véronique Séhier, co-présidente depuis 3 ans, et a vivement remercié Carine Favier pour son investissement en tant que présidente d’abord, puis co-présidente depuis 3 ans.

Leur feuille de route est claire : promouvoir la liberté de choix pour toutes les femmes, défendre les droits sexuels de toutes les personnes, lutter contre toutes les formes de violences liées au genre. Dans un contexte national et international propice aux discours simplificateurs, populistes et réactionnaires, notamment celui des anti-choix qui refusent clairement l’égalité entre les sexes et les sexualités, elles veulent renforcer le partenariat avec les associations et mouvements progressistes en France et en Europe pour défendre nos valeurs communes et lutter contre toutes les discriminations et inégalités sociales.

Les deux co-présidentes l’ont affirmé : au cours de ce mandat, elles veulent donner toute sa force au travail collectif et à l’éducation populaire pour les années à venir. Il s’agit aussi de construire avec les jeunes leur place dans un mouvement plein de  forces vives et dynamiques au sein des 76 associations qui le composent. En ce soixantième anniversaire du Planning, il est essentiel de faire valoir la force de toutes les personnes qu’il reçoit au quotidien lors de ses accueils ou animations collectives, de toutes origines et de tous âges. Et pour cela, l’éducation populaire est un véritable outil de participation à la transformation sociale.