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Archives des communiqués de presse de l'année 2012

Solidarité avec les femmes polonaises dans leur combat pour le droit à l’avortement !

Jeudi 18 Janvier 2018

En octobre 2016, le Planning Familial saluait le retrait du projet de loi qui visait à bannir complètement le droit à l’avortement. Aujourd’hui les ultra-conservateur.rice.s reviennent à la charge contre les femmes polonaises qui doivent de nouveau se mobiliser pour défendre ce droit !

Elles étaient plusieurs milliers jeudi 18 janvier dernier dans les rues de Pologne.

La législation polonaise est extrêmement restrictive : l’avortement n’est légal que dans trois cas : viol ou inceste, risque pour la vie de la femme ou malformation du fœtus. Une situation qui  « met en danger la santé des femmes », assure un rapport du Conseil de l'Europe sur la régression du droit à l'avortement* Déniant cette réalité, le gouvernement polonais s’acharne en inscrivant dans un amendement la suppression du droit à l’avortement en cas de malformation du fœtus.

La proposition d’initiative citoyenne en vue de libéraliser l’avortement jusqu’à 12 semaines a été rejetée au parlement le 10 janvier dernier (202 voix contre 194). Les conservateurs ont multiplié les restrictions des droits reproductifs et la situation actuelle est alarmante : obligation de consulter un médecin pour obtenir la contraception d’urgence, suspension du financement public de la fécondation in vitro, refus des médecins de pratiquer l’avortement dans les hôpitaux publics, contraignant les femmes à avorter dans le privé où à se rendre dans les pays voisins… Ces démarches sont une source criante d'inégalités pour les femmes et les couples polonais. 

« Nous continuerons de protester. Ce n'est pas à l'État de décider à ma place ce que je fais de mon corps », plaide Klementyna Suchanow militante féministe polonaise.  

Le Planning souligne le courage et la volonté de toutes les personnes qui se battent pour la liberté des femmes polonaises à disposer de leurs corps.

Il compte bien redoubler d’efforts - de son côté - pour défendre des droits humains fondamentaux et obtenir la garantie d’un accès universel aux droits et santé sexuels et reproductifs pour toutes en Europe et dans le monde en interpellant notamment les parlementaires européens et les interlocuteur.rice.s ad hoc au niveau du gouvernement français.

D’ores et déjà nous pouvons tous et toutes signer la pétition suivante :

https://amnesty.org.pl/akcje/dostep-do-bezpiecznej-i-legalnej-aborcji-w-...

*Lien vers le rapport : * https://rm.coe.int/sante-et-droits-sexuels-et-reproductifs-des-femmes-en...

 

Contacts Presse :

Christine Mauget : 06 71 39 44 87

Véronique Séhier : 06 86 65 25 19

Lancement des débats bioéthiques : respectons les personnes et les familles concernées !

Mercredi 17 Janvier 2018

 COMMUNIQUE DE PRESSE COMMUN

Ce jeudi 18 janvier aura lieu le lancement officiel des états généraux de la bioéthique, préalable à la révision de la loi à l’automne prochain, avec, parmi d’autres questions, l’élargissement des conditions d’accès de la Procréation Médicalement Assistée (PMA).

À cette occasion, nous, associations féministes, lesbiennes, gaies, bies, trans, intersexes et de santé, souhaitons rappeler que seule l’ouverture de la PMA à toutes les femmes et/ou aux personnes trans, et son remboursement par la sécurité sociale pourra mettre fin à une discrimination fondée sur l’orientation sexuelle, le statut conjugal ou l’identité de genre. Cette mesure devrait s’accompagner de l’accès à l’autoconservation des gamètes pour toutes et tous ainsi que du double don, afin que plus personne n’ait besoin de s’endetter et d’aller à l’étranger pour essayer de fonder une famille. L’ouverture de la PMA doit aussi inclure l’établissement de la filiation de l’enfant dès sa naissance à l’égard de ses deux parents de même sexe car un enfant ne saurait être différemment protégé en fonction du genre (ou de l’orientation sexuelle) de ses parents.

Nous sommes consternées de devoir à nouveau rappeler que l’autonomie et le libre arbitre des personnes et en particulier des femmes, n’est pas un objet « d’éthique » et ne devrait plus faire débat. D’autant que la partie éthique sur la PMA, qui concerne la technique médicale en elle même, est tranchée depuis les lois de 1994 et 2004. Néanmoins, comme toujours lorsqu’il est question des droits des femmes, de leur liberté à disposer de leur corps et de leur choix de fonder ou non une famille, la réforme de la procédure d’accès à la PMA est à nouveau l’occasion pour tout un chacun de se permettre de commenter et critiquer des choix personnels, qui ne devraient relever que de la liberté individuelle.

Cependant, nous prenons acte de ce débat, que nous souhaitons concret. Ce n’est pas une question de morale désincarnée, l’enjeu est de définir comment fonder une famille, et à quel coût. Il s’agit de notre quotidien. C’est pourquoi les personnes concernées, c’est à dire toutes celles qui n’ont pas pour l’instant accès en France à l’insémination et à la Fécondation In Vitro avec donneur, femmes célibataires, couples de femmes, personnes trans, doivent être au cœur des échanges, qu’il s’agisse des débats dans les institutions ou dans les médias. Et si les professionnels de la santé et du droit qui accompagnent ont bien sûr un éclairage légitime à apporter, ce n’est certainement pas le cas des moralistes, experts autoproclamés et des représentants religieux qui tentent de préempter le débat pour dicter aux femmes leur conduite.

Nous refusons d’assister à des débats fermés et biaisés, dont la conclusion est prévisible au simple vu du titre et de la liste des invités comme cela a été le cas lors des précédents états généraux de 2011. Nous sommes le sujet et la raison d’être de ce débat : nous réclamons notre droit à être représentées et pleinement intégrées à ce processus de consultation publique, sans quoi celle-ci n’aurait aucune autre utilité que celle de nous exposer à de nouvelles stigmatisations et violences.

N’oublions jamais que l’on parle de dizaines de milliers familles LGBTparentales, de centaines de milliers de familles monoparentales et que chaque insulte, chaque « dérapage », touche directement des enfants et des parents. Alors, puisque ce « débat citoyen’ doit avoir lieu, nous exigeons de la part de l’ensemble des acteurs médiatiques qu’ils prennent leurs responsabilités en ne faisant pas de ces débats un défouloir de haine gratuite comme en 2013, lors des débats sur la loi dite « mariage pour tous et aujourd’hui encore dans bon nombre de médias. Nous espérons qu’au contraire, ce sera l’occasion de faire connaître le quotidien de nos familles et de faire reculer les préjugés et discriminations dont elles sont encore trop souvent victimes.

Et pour toutes celles et ceux qui souhaitent venir se former et s’informer auprès des personnes directement concernées et des professionnels qui les accompagnent, nous vous donnons rendez-vous au Centre LGBT de Paris le mercredi 31 janvier pour une journée « Portes Ouvertes pour la PMA » à partir de 14H.

 

Signataires :

Act-Up, Aides, Bi’Cause, le CAELIF, le  Collectif Féministes Révolutionnaires, les efFRONTé-e-s, FièrEs, du GLUP, l’Inter-LGBT, le MAG Jeunes LGBT, le Planning Familial et SOS homophobie.

 

Contacts presse :

Aides : Antoine Henry – 01 41 83 46 53 | 06 10 41 23 86 | ahenry@aides.org

Bi’cause : Vincent-Viktoria STROBEL 06 89 38 62 43

efFRONTé-e-s : leseffrontees@gmail.com

FièrEs : contact.fieres@gmail.com

Inter-LGBT : Aurore Foursy presse@inter-lgbt.org 07 71 08 68 45

Planning Familial : Véronique Sehier 06 86 65 25 19 – veronique.sehier@planning-familial.org/ Caroline Rebhi 06 59 87 03 20 – caroline.rebhi@planning-familial.org

SOS homophobie : 06 15 27 64 09 – joel.deumier@sos-homophobie.org

 

La loi Neuwirth : 50 ans de contraception légale en France, où en sommes-nous aujourd’hui ?

Jeudi 14 Décembre 2017

Il y a 50 ans, la loi Neuwirth permettait aux femmes et aux couples d’accéder à la contraception. Pouvoir enfin dissocier sexualité et procréation a ouvert les portes de la liberté et de l’autonomie sociale et professionnelle.

L’engagement de Lucien Neuwirth avec le Planning Familial, a ainsi permis l’élaboration de la loi de 1967 et  l’abrogation de la loi de 1920 interdisant la vente et l’utilisation de tout produit contraceptif, préservatif compris.

Cette loi instaure également les structures (établissements d’information et les centres de planification), les missions et les dispositifs (confidentialité, gratuité pour les mineures et les personnes non assurées sociales...), qui permettent cette avancée vers l’autonomie et l’émancipation, en commençant par l’accès à l’information pour favoriser le libre choix.

Convaincu de l’importance d’une information claire sur la sexualité dans les programmes scolaires, Lucien Neuwirth a défendu avec détermination la mise en place de 3 séances d’éducation à la sexualité pendant toute la scolarité. Cette volonté a été renforcée par la loi de 2001 relative à l’interruption volontaire de grossesse et la contraception par l’obligation de 3 séances annuelles à tous niveaux d’âge.

En 2017, ce combat reste d’actualité et si le cadre législatif a progressé, l’accès à la contraception de son choix est encore fragile :

-          Le manque d’information est encore criant : la loi sur l’éducation à la sexualité est très peu appliquée, par manque de moyens ou de volonté politique comme le confirme le Haut conseil pour l’égalité entre les femmes et les hommes,

-          Le choix d’une contraception n’est pas toujours garanti : il est nécessaire de renforcer les moyens -notamment la délégation de taches et la formation des professionnel.le.s - pour qu’une information juste et objective soit donnée sur toutes les méthodes, féminines ou masculines. En effet, la contraception se décline quasi exclusivement au féminin alors qu’elle concerne chacun.e, fille ou garçon. La contraception à visée définitive reste taboue et encore difficile d’accès alors que dans de nombreux pays c’est le principal moyen de contraception,

-          Enfin, des inégalités territoriales persistent, certaines zones géographiques n’étant toujours pas couvertes. Le budget des  lieux d’information (EICCF) est resté quasiment constant depuis 2001, malgré de nombreux rapports dont celui de l’IGAS « L'accès gratuit et confidentiel à la contraception pour les mineures » publié en avril 2015, qui soulignent des lacunes importantes en termes de connaissances chez les jeunes. Les idées reçues sur la contraception ayant la peau dure !

 Pour le Planning familial, chaque femme, chaque homme, sans condition de situation ou de ressources doit pouvoir choisir librement et en conscience une contraception adaptée et remboursée. Ce sont les conditions nécessaires à l’exercice de ce droit fondamental.

Contacts presse :

Véronique SEHIER : # 06 86 65 25 19 – veronique.sehier@planning-familial.org/ Caroline Rebhi # 06 59 87 03 20 – caroline.rebhi@planning-familial.org

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Ensemble contre le sexisme

Mardi 12 Décembre 2017
Membres du Collectif Ensemble contre le sexisme
Membres du Collectif Ensemble contre le sexisme

Communiqué de presse
Paris, le 6 décembre 2017

ENSEMBLE CONTRE LE SEXISME : un collectif de 21 associations, réseaux et organisations signe une charte d’engagement pour lutter contre le sexisme et promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes. 

Le Planning Familial en fait partie.

Lancé en 2016 à l’occasion de la campagne « Sexisme, Pas Notre Genre », ce collectif, rassemblé autour du slogan « ENSEMBLE CONTRE LE SEXISME », a décidé de poursuivre et amplifier son action. Rassemblant 21 associations, réseaux et organisations, le collectif se mobilise pour lutter contre les agissements, les discriminations et les violences sexistes, sous toutes leurs formes et dans tous les secteurs de la sphère privée et professionnelle : éducation, culture, sport, égalité professionnelle, communication, numérique, droits sexuels et reproductifs, santé, violences faites aux femmes. L’enjeu est de rendre visible et identifiable, par toutes et tous, le sexisme et de proposer des actions pour lutter contre ce fléau, source principale des inégalités entre les femmes et les hommes.  

Le 29 novembre 2017, les 21 associations, réseaux et organisations ont signé une charte qui inscrit leur engagement autour de valeurs et d’actions communes : partager les bonnes pratiques, promouvoir l’information et les actions de lutte contre le sexisme, développer un esprit de solidarité et travailler ensemble sur des projets concrets.  

La première action du collectif est l’organisation, le 25 janvier 2018, en présence de Marlène Schiappa, Secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, d’une première journée nationale de rencontres sur le sujet du sexisme. Cet événement, gratuit et ouvert au public, s’inscrit dans le cadre du Tour de France de l’Égalité entre les femmes et les hommes. Il aura lieu de 8h30 à 17h, à l’école Telecom-ParisTech (46 rue Barrault, Paris 13). Les informations pratiques ainsi que la programmation seront annoncées prochainement.

Cet engagement prend une résonance d’autant plus forte que le gouvernement vient d’annoncer son plan d’actions pour l’égalité entre les femmes et les hommes, déclarée grande cause nationale de son quinquennat.

Au quotidien, ce collectif est au rendez-vous pour faire reculer le sexisme en France.

Contact presse : Véronique Séhier # 06 86 65 25 19

À propos de : ENSEMBLE CONTRE LE SEXISME est un collectif rassemblant 21 associations, réseaux et organisations, qui se mobilisent pour lutter contre les agissements, les discriminations et les violences sexistes, sous toutes leurs formes et dans tous les secteurs de la sphère privée et professionnelle : éducation, culture, sport, égalité professionnelle, communication, numérique, droits sexuels et reproductifs, santé, violences faites aux femmes. L’enjeu est de rendre visible et identifiable, par toutes et tous, le sexisme et de proposer des actions pour lutter contre ce fléau, source principale des inégalités entre les femmes et les hommes. 

 

Membres du collectif : Centre Hubertine Auclert - Cercle InterElles - Coordination française pour le Lobby Européen des Femmes (CLEF) - Excision, parlons-en - Femmes ingénieurs - Femmes solidaires - Femix Sport - Fédération Nationale des CIDFF (FNCIDFF) - Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF) - Fondation des Femmes - Global contact - Grandes écoles au féminin - Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes (HCE) - Mouvement HF - Mouvement français pour le Planning familial - Observatoire de l’équilibre des temps et de la parentalité en entreprise - ONU Femmes France - Social Builder - Toutes Femmes, Toutes Communicantes - WIFILLES - Women in Networking (WIN)

1er décembre - Femmes, VIH et sexualités : au Planning on en parle !

Jeudi 30 Novembre 2017

 

Femmes, VIH et sexualités : au Planning on en parle !

 

A l’occasion de la 29e journée internationale de lutte contre le sida, Le Planning réaffirme l’importance d’une meilleure prise en compte des femmes. Il se positionne comme lieu ressource dans l’accueil, l’information et l’accompagnement des femmes séropositives. Ces dernières peuvent bénéficier d’un suivi gynécologique et participer à des groupes de parole où sont abordés des sujets liés à leur santé sexuelle et à leur sexualité.

Femmes, VIH et sexualités : levons le tabou

Dans notre société patriarcale, parler de sexualité et de plaisir lorsqu’on est une femme reste tabou. Le sujet devient réellement inexploré lorsqu’il s’agit des femmes séropositives. Avec qui en parler ? A qui poser des questions pratiques ? A qui faire part de ses doutes, de ses interrogations ? Pour le Planning, il s’agit lorsque l’on parle de sexualité, de se protéger et d’adopter un comportement visant à réduire les risques, faire des choix autonomes, et pas de forger des interdits.

D’où l’importance de l’éducation à la sexualité….

Une éducation sexuelle efficace est une composante essentielle de la prévention du VIH/sida. L’éducation à la sexualité en milieu scolaire donne aux filles et aux garçons les notions élémentaires de la prévention du VIH et des autres IST, et permet aussi de lutter efficacement contre les discriminations spécifiques auxquelles sont exposées les personnes séropositives, de parler des rapports entre les filles et les garçons et des inégalités spécifiques liées au genre ou à l’origine.

… et d’espaces dédiés aux femmes séropositives

Dans le cadre du programme « Femmes & sida », Le Planning crée des espaces dédiés aux femmes concernées visant à libérer la parole. Pour toute personne, vivant avec le VIH ou non, une vie sexuelle satisfaisante va de pair avec le bien-être. Comme en témoigne cette femme, l’impact psychologique du VIH à travers ce que cette maladie représente socialement n’est pas à négliger: «nous sommes conditionnées psychologiquement à mettre notre sexualité entre parenthèses, c'est l'impact psy qui génère l'absence de désir, bien plus que le virus en lui-même, et les antirétroviraux ne peuvent être la réponse facile à un climat hostile qui fait de cette maladie une maladie sociale, physique et psychologique. » 46 ans, vit avec le VIH depuis 1984[i].

« Nous existons ! » clament Christine A., Catherine K., Christine S., Giovanna R., Ramona F. dans une campagne[ii] du Planning visant à rendre visibles les femmes séropositives tout en rappelant que les femmes représentent un tiers des nouvelles contaminations par le VIH chaque année en France.

Avec elles, Le Planning lutte pour que toutes les femmes vivant avec le VIH aient accès à la santé sexuelle, sans discriminations, quelle que soit leur origine ou leur milieu social, qu’elles soient partie prenante dans la recherche et puissent être accueillies sur tous les territoires. Et cela nécessite la mise en œuvre d’une politique de santé publique avec des moyens adaptés, qui tienne compte des femmes concernées.

              Contacts presse :

Sarah Durocher - Bureau national du Planning # 0685425787 -  sarah.durocher@planning-familial.org


[i] Sources : Enquête Sida Infos Services sur l’impact du VIH sur les femmes vivant avec le virus, 2009

[ii] Campagne #nousexistons https://www.planning-familial.org/articles/nousexistons-0028925

25 novembre : Stop aux violences faites aux femmes !

Mardi 21 Novembre 2017

Depuis plusieurs semaines, des millions de femmes à travers le monde se mobilisent pour dénoncer  publiquement les violences dont elles sont victimes. Le mouvement est mondial et concerne toutes les femmes car ces violences sont universelles. 

Dans le monde, 1 femme sur 3 est concernée par de la violence sexuelle et/ou physique ONU. 700 millions de femmes ont été mariées de force Unicef. Une petite fille est excisée toutes les 4 minutes ! Excision parlons-en !...En Europe plus d'1 femme sur 2 a été victime de harcèlement sexuel. 1 Européen sur 4 pense que dans certaines situations le viol est justifiable! Agence des Droits Fondamentaux de l'Union Européenne. En France chaque année on estime que 84000 femmes sont victimes de viol ou de tentatives de viol. Seules 10% des victimes osent porter plaintes ! Observatoire National des Violences Faites aux Femmes

 POURQUOI ?

  • Parce que toutes nos sociétés,  mettant en avant des  valeurs, croyances, us et coutumes érigées comme normes sociales banalisent un système patriarcal qui légitime toutes les formes d'oppression, de discriminations et de violences à l'encontre des femmes et des filles.
  • Parce que les lois et conventions internationales qui visent à éliminer ces violences  ne sont pas respectées
  • Parce que la prévention et la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles manquent  cruellement de ressources !
  • Parce qu’il existe un continuum des violences sexistes, racistes, classistes, économiques et politiques que les hommes exercent sur les femmes

 

IL EST URGENT D’AGIR : 

Victimes ou témoins, la parole de chacun.e est essentielle : il est de notre responsabilité individuelle et collective d’être à l’écoute des femmes, de les soutenir, de  nous battre pour que les lois qui doivent les protéger soient appliquées.  Vivre sans violence est un droit humain fondamental qui ne doit plus jamais être menacé.

Il est urgent de prévenir ces violences : une éducation à la sexualité  pour tou.te.s dès le plus jeune âge est un moyen privilégié pour renforcer les relations égalitaires et  enrayer  la persistance des stéréotypes sexués.  Arrêter les violences ne peut se faire sans un changement global des rapports entre les femmes et les hommes. 

 Plus aucune forme de violence ne peut encore être tolérée et rester impunie !

Il est important d’encourager les femmes victimes de violences à parler, sans en faire une injonction, agir pour briser l'omerta: c’est un enjeu fondamental pour lutter contre toutes les formes de violences.

 C’est pourquoi Le Planning lance ce 25 novembre une campagne grand public sur les violences :

#toutestlie: les violences sont socialement construites 

https://www.planning-familial.org/articles/toutestlie-0029859  (lien vers la campagne)

 

Contacts presse :

Véronique SEHIER : # 06 86 65 25 19   veronique.sehier@planning-familial.org

Danièle LANSSADE # 06 83 31 09 64   daniele.lanssade@gmail.com

Veronica NOSEDA # 06 79 37 93 73  veronica.noseda@planning-familial.org

 

Décès de Françoise Héritier

Mercredi 15 Novembre 2017

« Si la fécondité est le lieu central de la domination masculine, il s’en suit que la prise par les femmes du contrôle de leur propre fécondité revient pour elles à sortir du lien de domination. Là est le levier d’un changement majeur pour l’humanité toute entière. »

Nous rendons hommage à Françoise Héritier, décédée cette nuit ! Respect pour cette rare femme anthropologue, qui a travaillé tout au long de sa vie à étudier le système de domination masculine et à déconstruire les idées reçues sur le féminin et le masculin. Egalement première présidente du Conseil National du Sida dans les année 90, elle a permis de nombreuses réflexions notamment sur l'évolution de la maladie et ses représentations.

Lors d'une interview en octobre dernier, elle prenait la parole pour dénoncer encore et toujours le système patriarcal, et les violences faites aux femmes. En 2001, elle s'exprimait déjà sur la seule manière de sortir de ce système, et cela "consisterait à prendre conscience des mécanismes de répulsion,... de haine ou de mépris afin de les réduire à néant grâce à une éducation de l'enfant relayée par tous".

Ce combat est encore plus d'actualité aujourd'hui. A travers ses écrits et réflexions, le Planning continuera cette lutte pour l'égalité des sexes.

Contacts presse :

Véronique SEHIER : # 06 86 65 25 19 – veronique.sehier@planning-familial.org

Caroline Rebhi # 06 59 87 03 20 – caroline.rebhi@planning-familial.org

Retrait du Cytotec : où est le scandale ?

Vendredi 20 Octobre 2017

Le laboratoire Pfizer retire du marché français le Cytotec ou misoprostol, antiulcéreux utilisé depuis plusieurs années dans nombre de services d’IVG pour les IVG médicamenteuses et de gynécologie pour, les fausses couches précoces ou tardives, les interruptions médicales de grossesse après 12 semaines de grossesse ou la préparation du col pour les IVG.

  

 Le prix du Cytotec explique cet usage (0,30c d’euro le comprimé, 12 euros pour le Gymiso autre nom commercial de la molécule), mais le Cytotec n’a l’AMM (autorisation de mise sur le marché) que comme antiulcéreux.

 

 Au-delà des discussions sur ses bonnes voies d’administration (orale ou vaginale) et dosages en gynécologie, cette molécule est approuvée par le corps médical non pour ses « effets secondaires » mais pour son efficacité.  Pourquoi Pfizer n’a-t-il pas demandé l’AMM pour l’orthogénie et la gynécologie ? L’AMM aurait pu permettre de produire cette molécule sous des dosages différents adaptés aux usages possibles et réglementés dans le champ de la santé des femmes.

 

Loin de cette démarche, surfant sur le buzz créé par des plaintes judiciaires, Pfizer retire ce produit, comme le laboratoire Bayer l’a fait pour le dispositif de contraception définitive Essure, alors qu’il a « toléré » son utilisation et sa vente jusque-là dans le monde entier .

Où est le scandale ? Où est l’hypocrisie ?

Le misoprostol peut et doit tomber dans le domaine public, faire l’objet d’une étude indépendante prenant en compte toutes les expertises, précisant les conditions de son innocuité et des bonnes pratiques quant à son utilisation. Il doit être mis à disposition pour tous ses usages répondant aux besoins, et ce à moindre coût. Charge aux pouvoirs publics de le mettre en œuvre.

La santé des femmes ne doit pas être un lieu de combat commercial, moral, politique qui contribue à alimenter les stratégies des anti choix, et des profits capitalistes.

 

Pour le Planning, la santé des femmes est d’abord une affaire de femmes, et pour cela, l’information complète et le choix dûment éclairé sont incontournables. Le Planning Familial y veillera !


Contacts : Véronique Sehier : 06 86 65 25 19 / Martine Leroy : 06 77 60 15 16


La méthode de contraception ESSURE supprimée par Bayer pour « raison commerciale », sans alternative: une nouvelle atteinte au choix des femmes !

Mardi 19 Septembre 2017

Le laboratoire Bayer vient de l’arrêter pour « raison commerciale ».  Le droit des femmes à maîtriser leur fécondité, grâce à la contraception qui leur convient le mieux, pèse-t-il si peu devant des intérêts commerciaux? Quelles sont les raisons qui justifient vraiment l’abandon pur et simple de cette méthode sans autre alternative pour les femmes ?

La contraception définitive est encore très difficile à obtenir en France, malgré la loi en vigueur. Trois méthodes étaient disponibles en France jusque-là : la vasectomie pour les hommes, pour les femmes, « Essure », implant posé par les voies naturelles de façon non chirurgicale et en ambulatoire, et la ligature des trompes par méthode chirurgicale (pose de clips par cœlioscopie).

Aujourd’hui, seule la méthode chirurgicale sera encore accessible aux femmes, malgré l’avis du comité d’expert.es de l’ANSM publié en avril 2017 , concluant que la balance bénéfice/risque de cet implant n’était pas remise en cause.

Il est d’abord important de rassurer les femmes porteuses aujourd’hui d’un implant Essure: en l’absence de signes manifestes d’intolérance (voir ICI les recommandations), elles n’ont  aucune raison de demander l’explantation de leur implant.

Dans un contexte où décider d’une contraception définitive rencontre encore une forte résistance sociale en France, et où au milieu des messages alarmants sur d’autres méthodes de contraception, certain.e.s prônent le retour à un « ordre naturel », notre inquiétude est grande. Les progrès techniques et scientifiques doivent servir l’amélioration continue des méthodes et moyens de contraception, sans entrave au choix des femmes, et non l’inverse. 

Ce qu’a permis la contraception est un acquis irremplaçable pour les femmes comme pour les hommes : dissocier sexualité et procréation, et pouvoir choisir d’avoir un enfant si on le veut, quand on le veut.  

Nous n’accepterons aucune remise en cause du droit des femmes à disposer de leur corps, condition essentielle de l’émancipation des femmes et de l’égalité entre les sexes. Nous exigeons que les informations sur l’ensemble des méthodes contraceptives soient indépendantes d’intérêts économiques, de scoops médiatiques, de pseudo-scandales sanitaires qui font régner un climat de peur. Nous exigeons que des mesures soient prises pour renforcer l’information, la recherche et l’offre actuelle afin d’augmenter les possibilités de choix pour toutes et tous.

 Pour les 3 associations :

ANCIC : Laurence Danjou, Laurence Esterle et Emmanuelle Lhomme, Coprésidentes   

CADAC : Nora Tenenbaum, Présidente 

Planning Familial: Véronique Sehier et Caroline Rebhi, Coprésidentes.

Contacts :

 
ANCIC (Association Nationale des Centres d'IVG et de Contraception) :
Laurence Esterle, Co-présidente # 06 62 85 44 49
 
Le Planning Familial:
Véronique Séhier, Coprésidente : veronique.sehier@planning-familial.org # 06 86 65 25 19
 
Danielle Gaudry : gaudry.danielle-simone@orange.fr # 06 60 95 50 77

 

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Loi Travail

Lundi 11 Septembre 2017

La réforme du travail, suite de la Loi Travail, entrera en vigueur fin septembre. Les ordonnances ont été présentées le 31 août. Les associations féministes et de nombreux syndicats appellent l'ensemble des salariés des entreprises privées et des services publics à faire une grève nationale et générale le mardi 12 septembre 2017.

Les ordonnances ne sont pas neutres. Les salarié.e.s les plus touché.e.s sont celles et ceux en CDD ou travaillant dans des petites entreprises. Deux catégories où les femmes sont surreprésentées. Plusieurs mesures vont donc peser particulièrement sur les femmes et accroître les inégalités professionnelles : modifications possibles des congés pour enfant malade, de l’allongement du congé maternité et du maintien de la rémunération à 100%, de l’allègement du temps de travail des femmes enceintes, de la prime d’ancienneté, de départ à la retraite ou de licenciement, suppression de l’obligation pour les entreprise de réaliser un rapport de situation comparée sur l’égalité professionnelle …).

Si la loi veut assouplir le fonctionnement des entreprises cela ne peut pas se faire au dépend des conditions de travail et de vie des salarié.e.s (clauses de mobilité, changement d’horaire de travail, de temps de travail, de salaire) !

La situation est préoccupante, il est important que chacun.e d’entre nous se mobilise. Demain mardi 12 septembre, les militant.e.s du Planning Familial seront dans la rue ; rejoignez-nous !

Contacts presse :

Caroline REBHI : # 06 59 87 03 20 / Véronique SEHIER # 06 86 65 25 19