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Archives des communiqués de presse de l'année 2013

Régression catastrophique pour les droits des femmes en Espagne : Une fin d’année 2013 marquée par l’obscurantisme en Europe !

Lundi 23 Décembre 2013

Le gouvernement espagnol Rajoy vient d’annuler ce vendredi 20 décembre la loi autorisant l’avortement, sous couvert d’une loi organique de « protection de la vie et des droits de la femme enceinte ». Pour rassurer sa base électorale et consolider sa position de fervent défenseur des valeurs traditionalistes et fondamentalistes religieuses, il fait ainsi passer au second plan les problèmes économiques qui touchent de plein fouet les espagnolEs

Au mépris des recommandations des textes internationaux de l’OMS et ONU, le conseil des ministres espagnol est revenu sur une avancée majeure pour les femmes : la loi de 2010 qui légalisait l’avortement jusqu’à 14 semaines de grossesse - 22 pour raison médicale -.

Il subordonne le choix des femmes au contrôle médical et social puisque cette proposition de loi prévoit l’autorisation d’avorter dans 3 cas très précisément encadrés :

  1. Grave danger encouru par la femme pour sa vie ou sa santé physique ou psychologique : le texte impose que le diagnostic soit émis par deux médecins différents et étrangers à l'établissement pratiquant l'avortement.
  2. Viol, à la condition est qu’elle ait déposé plainte.
  3. Malformation fœtale, sous réserve de deux rapports médicaux - l'un sur la mère et l'autre sur le fœtus, qui confirmeront le motif d'interruption de grossesse.

Autre recul : les personnes mineures devront avoir obligatoirement l'autorisation de leurs parents pour interrompre une grossesse non voulue.

En renouant avec des pratiques déniant la liberté de choix, c’est le mépris des droits humains fondamentaux des femmes et des couples à maitriser leur fécondité et à décider de leur vie que le gouvernement espagnol vient de signer. Il annonce clairement son projet de société : maintenir les femmes dans un statut social étroit et de soumission !
Après l’offensive des opposants aux droits des femmes contre le rapport Estrela, rejeté le 10 décembre dernier au Parlement européen, cette démarche du gouvernement espagnol vient s’inscrire dans le mouvement européen réac- tionnaire et conservateur qui n’a toujours pas accepté le droit des femmes à de disposer de leur corps, et les considère comme des sous citoyennes incapables de décider par elles-mêmes.

Le combat des forces démocratiques et associatives espagnoles pour ce droit fondamental est le nôtre, et nous le soutiendrons ici et ailleurs, car il est le combat est celui de celles et ceux qui veulent l’égalité entre les femmes et les hommes.

1er décembre : Journée internationale lutte contre le Sida sur les adolescents et adolescentes : Où sont les réponses ?

Vendredi 29 Novembre 2013

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) publie des chiffres inquiétants. Le nombre d'adolescents-es porteurs du virus dans le monde a augmenté de 33% entre 2001 et 2013 «Quelque 2,1 millions de jeunes âgés de 10 à 19 ans, vivent avec le VIH, et beaucoup d'entre eux ne reçoivent pas les soins et le soutien nécessaires pour rester en bonne santé et empêcher sa transmission».

En raison du manque de soins et de services adaptés aux adolescents-es, le taux de mortalité chez les jeunes malades du sida a augmenté de 50% entre 2005 et 2012, alors qu'il a baissé de 30% dans la population adulte, ajoute l'OMS. En Afrique, la majorité des adolescents porteurs du virus sont des jeunes filles, ayant eu des relations sexuelles non protégées, très tôt, parfois sous la contrainte.

Pourquoi cette situation dramatique ?

La sexualité des adolescents-es continue d’être un tabou et l’éducation à la sexualité une denrée rare que seuls quelques pays mettent en place à large échelle. L’accès à la santé sexuelle est très difficile pour les adolescents-es.

Les jeunes femmes et les filles souffrent de situations plus précaires que leurs homologues masculins, notamment dans les domaines de l’éducation et de la santé sexuelle et reproductive. Ainsi 70% des jeunes non scolarisés sont des filles. Dans les pays en développement, où vivent plus de 600 millions de jeunes filles, une sur sept se marie avant 15 ans et 15 à 50% deviennent mères avant 18 ans.

En Afrique sub-saharienne, les nouvelles contaminations VIH chez les 15-24 ans concernent 8 filles pour 1 garçon. En Asie, c’est l’usage de drogue qui est en cause dans la grande majorité des cas, et dans d’autres pays, c’est la transmission lors de relations d’hommes avec des hommes. Dans toutes ces situations, l’absence de droits et l’inégalité de statut sont les facteurs essentiels qui exposent à la contamination

Alors quelles réponses ?

« Seuls 10% des adolescents et 15% des adolescentes d'Afrique subsaharienne savent qu'ils sont porteurs du virus », estime Doug McClure, un responsable des programmes VIH pour l'Unicef. L'OMS recommande la multiplication des tests et demande aux gouvernements de réviser la loi pour que les jeunes puissent se faire tester sans l’autorisation des parents. C’est un premier pas mais cela ne peut suffire.

La contamination des adolescents-es ne pourra diminuer que :

  • Si les jeunes ont accès, au Nord comme au Sud, à une éducation à la sexualité et un accès à des services de santé sexuelle
  • Si décideurs politiques et sociaux s’engagent concrètement et non en paroles à mener la lutte contre les violences faites aux femmes et contre l’homophobie et la dépénalisation de l’homosexualité comme celle de la prostitution ou de l’usage de drogues car ces politiques répressives font le lit du VH
  • Si les décideurs politiques et sociaux s’engagent contre les inégalités de genre et pour l’égalité des droits entre les femmes et les hommes

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Décès de Lucien Neuwirth

Mardi 26 Novembre 2013

Le Planning Familial apprend avec émotion ce matin, le décès de Lucien Neuwirth et tient à saluer la mémoire de ce défenseur pugnace et convaincu de la planification des naissances et de la légalisation de la contraception en France.

Le Planning Familial, aux cotés duquel il travailla pour l’élaboration de la loi de 1967, avait trouvé très tôt en lui un défenseur de ses revendications quant à l’abrogation de la loi de 1920 qui interdisait la vente et l’utilisation d’un quelconque produit contraceptif (même le préservatif !)

Lucien Neuwirth était également convaincu de l’importance de l’accès à l’information pour toutes et tous sur la sexualité dans les programmes scolaires. La loi Neuwirth créera aussi les établissements d’information (EICCF) et les centres de planification (CEPF), deux structures essentielles aujourd’hui, notamment pour les jeunes.

En 2001, alors sénateur, Lucien Neuwirth conscient de l’importance que revêt l’éducation à la sexualité pour toutes et tous, défendra avec détermination dans la loi relative à l’interruption volontaire de grossesse et la contraception, les trois séances prévues d’éducation à la sexualité par an de l’école au lycée.

Le Planning Familial tient à remercier ce compagnon de route de l’un des plus grands acquis du XXe siècle , avec la loi Veil de 1975, pour l’autonomie et le choix des femmes et des couples et il présente à sa famille et à ses proches ses plus sincères condoléances.

Contre les violences faites aux femmes : accompagner, punir... et aussi prévenir, un tout indissociable !

Mardi 19 Novembre 2013

La France s’apprête à mettre en place son 4ème plan pluriannuel de lutte contre les violences faites aux femmes. Le projet de loi sur l’égalité femmes/hommes en fait l’un de ses axes et un autre adapte le droit français à la convention d’Istanbul pour lutter contre les mariages forcés. Les violences liées au genre ne sont ni légitimes ni naturelles.

Lutter contre les violences, c’est dépister, c’est accompagner et protéger les personnes victimes, c’est nommer clairement les violences, les condamner. C’est aussi proposer un accompagnement aux auteurs. Mais c’est avant tout les prévenir. Agir efficacement, coordonner les actions et améliorer la synergie des acteurs sur les territoires et renforcer la formation des professionnels implique de mieux connaître ces violences, de les identifier et d’y consacrer les moyens nécessaires.

Aujourd’hui, en métropole comme dans les DOM, trouver un hébergement d’urgence ou un logement à long terme pour des personnes seules avec ou sans enfants qu’il faut protéger relève toujours du parcours du combattant. Il manque cruellement de places d’accueil et de moyens pour les associations qui accompagnent les personnes des violences liées au genre.

Les lois se succèdent en France pour améliorer la protection des personnes et la lutte contre les violences. Le nouveau projet de loi affiche cette volonté mais les violences ne diminuent pas… Preuve qu’il faille agir et changer les comportements.

Cela mérite un bond en avant en matière de prévention des violences par la promotion des relations égalitaires entre les femmes et les hommes dès le plus jeune âge. Il s’agit de questionner et déconstruire les rapports sociaux de sexe qui assignent et enferment les femmes comme les hommes à des rôles sociaux et qui légitiment la domination masculine sous couvert de « rôles naturels ».

Le Planning Familial en est convaincu, c’est grâce à l’éducation que se construiront d’autres comportements. L’éducation à la sexualité est cet outil de choix pour agir en prévention, à condition d’appliquer la loi de 2001 !

On ne combat efficacement que ce que l’on connait bien ! Le Planning Familial espère donc que l’enquête VIRAGE, 13 ans après l’enquête ENVEFF, recueillera les données nécessaires pour agir sur les violences notamment dans les DOM où les associations locales font état d’une augmentation et banalisation de ces violences. Il manque encore 50% du financement de cette enquête. Les associations de lutte contre les violences comptent sur la  mobilisation de la puissance publique !

Pas de la lutte contre les violences faites aux femmes sans moyens et sans l’affichage d’une volonté politique forte et transversale à tous les niveaux de l’Etat, en métropole, dans les DOM et sur tous les territoires !

Les associations départementales et Fédération régionales du Planning Familial largement mobilisées tout au long de l’année dans cette lutte participeront activement, encore cette année, à des actions sur leur territoire.

Du 19 au 25 novembre 2013, retrouvez nos actualités sur le sujet sur www.planning-familial.org

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Le Planning Familial soutient les revendications des sages-femmes !

Mardi 19 Novembre 2013

Leur formation, leurs compétences, leurs responsabilités leur donnent une place incontournable auprès des femmes dans un souci de prise en charge optimale et globale de leur santé, en termes de dépistage, d’accompagnement, de soins.

Professionnels-les de premier recours et de proximité en périnatalité, en gynécologie et obstétrique physiologiques, en orthogénie, elles interviennent tant dans l’accès à la contraception, que dans l’accompagnement pour une IVG ou lors d’un accouchement.

Ce rôle, elles l’exercent en toute responsabilité sur le terrain. Elles contribuent aussi à l’information et à l’éducation dans le champ de la santé génésique, pilier incontournable de la prévention.

Cette profession est singulièrement méconnue et mal reconnue, au même titre que d‘autres professions du « care », majoritairement exercées par des femmes : leurs compétences réelles sont minimisées comme des aptitudes naturellement réservées aux femmes, et qui, leur étant naturelles, peuvent être gratuites, ou en tout cas, mal rétribuées.

L’égalité entre les femmes et les hommes passe par un traitement égal et une valorisation égale des compétences. C’est cette reconnaissance qui est au cœur des revendications actuelles des sages-femmes. Et celle-ci va de pair avec une amélioration des conditions de travail tant dans l’exercice de leur profession que dans la revalorisation de leurs salaires au niveau de formation acquis.

Pour toutes ces raisons, Le Planning Familial soutient la lutte des sages-femmes pour la reconnaissance de leur profession.

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Le Planning Familial, partenaire du salon de l'Education 2013 où l'égalité femmes/hommes est à l'honneur

Lundi 18 Novembre 2013

Du 21 au 24 novembre, le Salon de l’éducation 2013 a pour thème l’égalité femmes / hommes. Partenaire de ce salon, Le Planning Familial y réaffirmera les enjeux et l’importance de l’éducation à la sexualité. 

L’éducation à la sexualité est un prérequis essentiel à l’émancipation, à l’égalité entre les sexes, à la lutte contre les stéréotypes sexistes, les violences et les discriminations en raison de l’orientation sexuelle.

Derrière cette éducation à la sexualité se pose le droit fondamental de toute personne, sans discrimination aucune, à une éducation et à une information nécessaires et utiles pour faire des choix et exercer pleinement sa citoyenneté dans les sphères privées, publiques et politiques.

Dés la petite enfance, l’éducation à la sexualité* doit donc avoir pour objectif de préparer les jeunes à une vie épanouie dans le respect de soi et de l’autre et de travailler à ce qui pourrait être un frein à cet objectif.

Comment agir contre les inégalités salariales sans briser les stéréotypes liés à l’orientation professionnelle et aux rôles assignés à chacun des deux sexes ? Comment lutter contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et contre les violences sexistes, sexuelles ou de couples sans déconstruire les rapports sociaux de sexe?

En ce sens, l’éducation à la sexualité est un maillon incontournable de la construction d’une société égalitaire entre les femmes et les hommes.

Le Planning Familial sur le salon :

  • Espace sur le stand de La Ligue de l’Enseignement de 9h30 à 18h30
  • Débats théâtraux sur l’égalité Femme/Homme et la lutte contre les stéréotypes. Stand de la MGEN, séances à 10h, 11h, 13h, 14h30, 15h30 et 16h30 ; les vendredi 22, samedi 23 et dimanche 24,
  • Egalité filles-garçons conférence organisée par les Ministères des Droits des Femmes et de l’Education Nationale et la Ligue de l’Enseignement, jeudi 21 novembre de 14 à 16h
  • « On s’aime à deux, on se protège à deux » Débat organisé par la LMDE et la Région Midi-Pyrénées, vendredi 22 novembre de 11 à 13h, stand de l’ESPER
  • « Promouvoir l’égalité entre les filles et les garçons au collège et au lycée » petits films et débats, co-organisé par le CORIF et Le Planning Familial, Forum Jean Macé, Samedi 23 novembre de 15h45 à 17h30

 

*La loi du 4 juillet 2001 prévoit « trois séances par an d’éducation à la sexualité, par groupe d’âge homogène de l’école au lycée »

Accès à la contraception pour les mineurs dans le PLFSS 2014 : la politique des tous petits petits pas.

Jeudi 31 Octobre 2013

Le Planning Familial prend acte des mesures proposées par la Ministre des affaires sociales et de la santé pour la contraception des mineurs de 15 ans et plus dans le projet de loi de finances de la Sécurité Sociale 2014 en prolongement des mesures prises dans la même loi fin 2012.

S’il peut se réjouir de la prise en compte, enfin, via l’instauration du tiers payant, des consultations et examens biologiques liés à une délivrance de contraception hors centres de planification, Le Planning Familial regrette une fois encore, l’aspect inabouti des mesures proposées.

En effet, persiste dans ce PLFSS 2014 ce que Le Planning Familial regrettait déjà en 2012, à savoir :

  • Le maintien d’un âge plancher à 15 ans. Si ces mesures visent, comme elles sont annoncées, à permettre un meilleur accès à la contraception pour les mineures en élargissant les lieux et prescripteurs en plus des 1200 CPEF, trop peu nombreux et difficilement accessibles pour des jeunes notamment en zone rurale, pourquoi introduire cette discrimination liée à l’âge et au territoire ?
  • La non confidentialité pour des mineures le souhaitant avec pour seule réponse le renvoi en centres de planification. En effet, si ce dispositif allège quelque peu la charge financière pour les jeunes quant à l’accès à la contraception, il reste cependant que cette consultation ou les examens apparaitront sur le relevé des parents, tout en oubliant qu’il faudra une carte vitale, personnelle à 16 ans. Persistent donc d’autres discriminations entre jeunes : financière d’une part et entre jeunes qui peuvent parler de ce sujet avec leur famille et ceux qui ne le peuvent ou ne le veulent pas, d’autre part.
  • L’absence de choix contraceptif puisque seuls les contraceptifs oraux, les dispositifs intra-utérin et les implants sous cutanée sont concernés par le dispositif gouvernemental.

Pour Le Planning Familial, améliorer l’accès à la contraception des mineurs repose sur :

  • La prise en charge à 100 % de la contraception des mineurs, quelle que soit la méthode, telle que prévue depuis 1973 par la loi.
  • La confidentialité de la prescription, des examens et des produits pour les jeunes qui souhaitent se protéger sans pouvoir compter sur l’appui des parents. A noter sur ce point que les dispositifs mis en place dans les centres de planification et potentiellement extensibles aux autres prescripteurs garantissent le suivi et la traçabilité en termes de prescription de produits
  • La mise en place d’un réseau d’acteurs formés autour de la contraception pour améliorer l’accessibilité par un meilleur maillage territorial fonctionnant comme les centres de planification.
  • Enfin, l’accès à l’information en matière d’éducation à la sexualité incluant la lutte contre les stéréotypes genrés, pour les filles comme pour les garçons, et l’information sur l’ensemble des méthodes de contraception y compris masculines dans une logique d’égalité quant à la maitrise de sa fécondité.

En conséquence, le PLFSS 2014 améliore un peu le dispositif mis en place en 2013 mais Le Planning Familial regrette que la politique volontariste annoncée par le candidat Hollande se traduise par cette politique des tous petits petits pas.

La contraception : au masculin aussi !

Lundi 14 Octobre 2013

Communiqué commun ARDECOM et Le Planning Familial

« Ça faisait longtemps qu’on s’était décidé pour la vasectomie, mais j’ai mis des mois à trouver un médecin qui accepte »

« Je croyais qu’elle prenait la pilule, mais c’est vrai, je ne lui avais pas demandé »

La contraception est un droit fondamental et universel des femmes et des hommes pour vivre une sexualité libre et épanouie. La maîtrise de la fécondité est un enjeu majeur pour l'égalité entre les femmes et les hommes, mais se conjugue souvent au féminin, même si des méthodes comme le coït interrompu (ou retrait)- à l’efficacité contraceptive très limitée- ou le préservatif masculin sont utilisées par des millions d’hommes depuis fort longtemps.

Or des méthodes de contraception « modernes » existent et sont accessibles aujourd'hui en France.

  • Depuis 2001[1], la vasectomie est légale en France, même s’il est difficile d’y accéder. Ce geste simple, sans hospitalisation, reste marginal et concerne moins de 1% des hommes. Elle est beaucoup plus courante dans les pays anglo-saxons comme le Royaume-Uni et les Pays-Bas où 15 à 20% des hommes y ont recours. Quant à l’Allemagne, 50 000 vasectomies sont pratiquées par an.
  • La contraception hormonale masculine reste très confidentielle. Seulement deux médecins hospitaliers[2], la prescrivent en France, malgré un protocole validé par l'OMS et expérimenté sur 1500 hommes depuis presque 30 ans. La quasi-totalité des médecins pensent que cette contraception masculine est encore du domaine de l’expérimentation et qu’elle ne peut être diffusée ou prescrite.
  • La contraception masculine thermique[3], elle aussi mise au point il y a une trentaine d'années, est prescrite uniquement au CHU de Toulouse.

Alors, oui, la contraception masculine existe aujourd'hui en France. Les freins et les idées reçues sont autant du côté des médecins que des hommes et des femmes très mal informés : peur de la perte de statut, remise en cause de la fertilité et même de la « virilité ». Le combat n’est pas encore gagné !,

Contraception masculine et contraception féminine n’ont pas à être opposées l’une à l’autre. Elles font partie intégrante du choix des personnes, femmes et hommes et/ou des couples.

Favoriser un véritable choix en matière de contraception, c’est :

  • Promouvoir l’ensemble des moyens de contraception pour toutes et tous, à travers des campagnes d’information grand public sur la contraception  qui intègrent aussi la contraception masculine
  • Donner une place à ce mode de contraception dans les formations initiales et continues des professionnels de santé
  • Aussi donner accès à l’éducation à la sexualité à tous les jeunes : la contraception concerne autant les filles que les garçons, et ce n’est qu’en travaillant sur les rapports sociaux de sexe, que nous pourrons lever les freins de part et d’autre, sur l’acceptabilité et la diffusion de la contraception masculine comme féminine.
  • Enfin permettre sa diffusion sur les territoires, à travers les réseaux contraception en région, défendus par Le Planning Familial, qui intègrent aussi des prescripteurs sensibilisés et formés à la contraception masculine.

 


[1] La loi n°2001-588 a autorisée la contraception définitive pour les hommes et les femmes

[2] La contraception masculine, R.Mieusset & JC Soufir (coord.) Ed Springer, Paris, 2013

[3] Op. cit

Invitation presse : La contraception masculine existe-t-elle ? Oui !

Mardi 01 Octobre 2013

 Régulièrement, l’existence réelle et/ou supposée de contraceptifs masculins défraie la chronique. A part le préservatif et la vasectomie, les hommes ont-ils accès à d'autres alternatives en matière de contraception ?

A cette question, la réponse est : Oui !

Pourquoi n’est-elle donc pas plus répandue ? Quelles questions de société pose t-elle en termes de choix, de droits et d’égalité femmes/hommes ? Quels sont les freins rencontrés quant à son utilisation et son développement ?

A partir de l’ouvrage La contraception masculine, coordonné par Jean-Claude Soufir et Roger Mieusset aux Éditions Springer

Le Planning Familial et ARDECOM* organisent une

Conférence de Presse le 14 octobre 2013 à 11h30

Sur les méthodes et les enjeux de la contraception masculine

 

 c/o Le Planning Familial 4 Square Saint Irénée – 75011 Paris M° Saint-Ambroise Inscription obligatoire

 

*ARDECOM : association pour la recherche et le développement de la contraception masculine.

www.IVG.gouv.fr : Un outil pour l’autonomie et les droits des femmes

Vendredi 27 Septembre 2013

Le Planning Familial se félicite de la mise en ligne d’un site consacré à l’IVG -www.IVG.gouv.fr - aux informations fiables et claires, qui rappelle que ce droit est garanti par la loi.

Face à la désinformation circulant sur internet à ce sujet, Le Planning Familial, alertait depuis de nombreuses années la puissance publique sans succès malheureusement.

En effet, les nombreux témoignages de femmes reçus tant sur les plateformes téléphoniques gérées par Le Planning Familial que directement lors de ses permanences, faisaient état d’informations erronées voir de harcèlements notamment téléphoniques alors que les femmes cherchaient à se renseigner sur l’IVG.

On ne le répètera jamais assez, l’accès à une information précise, claire et non suggestive est l’une des conditions essentielles d’un choix éclairé, en toute autonomie, dans le plein respect de l’exercice des droits propres pour chaque personne. Ce site y participe.

Pour autant, l’information via internet n’est pas l’alpha et l’oméga de cette information.

La maîtrise de sa fécondité, pouvoir vivre sa sexualité sans répression ni dépendance, que l’on soit homme ou femme, passent, d’une part par une réelle éducation à la sexualité dont la lutte contre les stéréotypes et représentations sont l’une des facettes.

D’autre part, il convient de garantir l’égal accès à cette information sur l’ensemble du territoire quel qu’il soit. Un travail important reste utilement à fournir pour offrir à toutes et à tous ces informations via une plateforme téléphonique régionalisée en capacité de renseigner et d’orienter au mieux grâce à son ancrage sur les territoires.

Enfin, ces actions conjointes participent de l’autonomie des femmes et des couples, de la légitimation de l’avortement, qui n’est pas un problème mais bel et bien la solution à un problème.