Actualités

Archives des communiqués de presse

Le tiers payant généralisé, un moyen de lutter contre les inégalités sociales d'accès aux soins.

Vendredi 07 Juillet 2017

En suspendant la mise en place du tiers payant généralisé et en la subordonnant à une mission d’enquête de l’IGAS, la ministre de la santé fait fi de toutes les études qui montrent que la part croissante de la population renonce à se faire soigner pour des raisons économiques – 42% (1) des Français déclarent avoir renoncé à des soins chez un spécialiste en raison du coût de la consultation ! – le ticket modérateur à moins de 9 € facilite l’accès aux soins.

Déjà en 2014, l'INED*soulignait que l’avance du prix d’une consultation médicale pouvait être un frein à la l'accès à une contraception médicalisée pour certaines  femmes, notamment les 20-24 ans.

Pour réduire ces inégalités sociales et économiques d'accès aux soins, l’extension de cette pratique du tiers payant devrait être une des priorités.

Le prétexte d’un nouveau rapport de l’IGAS se rajoutant aux rapports successifs (CNAM, UNOCAM, IGAS) sur l’étude du dispositif de tiers payant généralisé à flux unique laisse le Planning Familial dubitatif quant à la volonté politique de réduire les inégalités. Il soutient qu’un dispositif simple et juste reste l’exonération du ticket modérateur prise en charge à 100 % par l’Assurance maladie pour les soins de médecine générale.

Contacts presse:

Caroline Rebhi : # 06 59 87 03 20 / Véronique Sehier # 06 86 65 25 19

 

*numéro 511 • mai 2014 • Population & Sociétés • bulletin mensuel d’information de l’Institut national d’études démographiques

Télécharger :

Décès de Simone Veil

Vendredi 30 Juin 2017

C’est avec une immense tristesse que le Planning Familial apprend le décès de Simone Veil.

Nous rendons hommage à cette femme engagée qui s’est battue pour faire adopter en 1974 la loi autorisant l’interruption volontaire de grossesse.

Attaquée, de manière très violente, par une assemblée nationale très majoritairement masculine, Simone Veil n’a jamais transigé sur ce point fondamental : l’avortement est un choix qui doit appartenir aux femmes, et non aux médecins.

En refusant de fermer les yeux sur la situation vécue chaque année par des dizaines de milliers de femmes contraintes d’avorter dans la clandestinité et dans des conditions sanitaires dangereuses, Simone Veil a contribué à mettre fin à une profonde injustice. Car les femmes les plus exposées au danger étaient également les plus démunies, celles qui n’avaient pas connaissance des réseaux, comme le MLAC et le Planning Familial qui pratiquaient des avortements sécurisés de manière illégale dans le cadre d’un mouvement de désobéissance civile.

Le combat de Simone Veil demeure d’une brûlante actualité. Aujourd’hui encore, une femme meurt toutes les 9 minutes dans le monde des suites d’un avortement clandestin.

Pourtant en France et en Europe, les opposants au droit de choisir s’organisent pour attaquer et entraver ce droit fondamental des femmes.

« Il suffit d’écouter les femmes », disait Simone Veil.

Pour cette liberté et ce droit, contre la stigmatisation et la désinformation, le Planning Familial continue à agir pour que toutes les femmes, ici et ailleurs, soient écoutées, et accèdent  à ce droit de façon pleine et entière.

C’est le plus bel hommage que nous puissions rendre à Simone Veil.

 

Contacts presse:

Caroline Rebhi : # 06 59 87 03 20 / Véronique Sehier # 06 86 65 25 19

Télécharger :

Le Planning prend ses quartiers d’été !

Mardi 27 Juin 2017

Dans l’imaginaire collectif, l’été est synonyme de « sea, sex and sun » et cela n’est pas seulement dû au tube de Gainsbourg ! Selon une enquête Ifop sur la sexualité des français.es en été parue en juin 2017,  près des trois quarts des personnes interrogées déclarent avoir envie de faire « plus souvent l’amour » en été. La libido aurait donc tendance à augmenter pendant l’été. Les jeunes âgées entre 15 et 35 ans, sont les principaux.ales concerné.e.s, en effet 63% d’entre eux/elles déclarent avoir eu leur 1er rapport sexuel à cette période.

Pour le Planning, la période estivale est donc propice au renforcement des dispositifs de prévention, de discussions et d’écoute qu’il déploie tout au long de l’année. Lancée il y a plusieurs mois déjà, la plateforme #LibresDeNosChoix met à disposition de tou.te.s des supports ludiques, informatifs et objectifs sur les droits et la santé sexuelle. Nombreuses sont les associations départementales du Planning qui souhaitent relever le pari de faire voyager les supports de la campagne #LibresDeNosChoix sur des lieux festifs, originaux et parfois même insolites, dans le but d’informer le plus grand nombre.

Grand défenseur de l’éducation à la sexualité intégrée, une approche qui place le plaisir et le respect de son ou sa partenaire au centre, le Planning milite depuis toujours pour augmenter l’autonomie des personnes tout en leur facilitant l’accès à des informations fiables.

C’est dans cet esprit que le Planning prendra ses quartiers d’été en allant à la rencontre des jeunes (et des moins jeunes) sur les plages, les marchés, les festivals (liste complète bientôt disponible sur le site du Planning www.planning-familial.org).

 

Le numéro vert 0800 08 11 11 « Sexualités, contraception, IVG » restera également ouvert durant tout l’été.

Le Planning encourage aussi les femmes qui prennent la pilule, à télécharger Pill’oops, une application mobile gratuite qui facilite la prise de ce moyen de contraception.

 

Contacts presse :

Caroline Rebhi, co-présidente, caroline.rebhi@planning-familial.org – 06 59 87 03 20

Veronica Noseda, Coordinatrice nationale, veronica.noseda@planning-familial.org – 01 48 07 81 00

Le Planning Familial lance Pill’Oops, une appli pour une prise de pilule simplifiée !

Jeudi 01 Juin 2017
Le Planning Familial lance Pill’Oops, une appli pour une prise de pilule simplifiée !

Prendre la pilule est un geste courant pour des milliers de femmes qui ont fait le choix de cette méthode de contraception.

Fort de son expérience auprès des femmes, le Planning familial a développé une appli qui permet à celles qui le souhaitent un suivi facilité et des conseils personnalisés en cas d’oubli. Un seul objectif : renforcer l’autonomie des femmes dans leur sexualité et leur santé sexuelle !

Pill’Oops, une appli à installer sur vos smartphones pour suivre votre prise de pilule, avoir des conseils personnalisés en cas d’oubli, gérer vos rappels. Un outil fiable et fonctionnel pour toutes les utilisatrices de pilules !

Disponible gratuitement sur tous les stores.

Contact presse :Véronique Sehier # 06 68 66 52 51 19 

Journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie (IDAHOT) Sortons du silence !

Mardi 16 Mai 2017

Il y a 4 ans, la France ouvrait le mariage aux couples de même sexe, une mesure soutenue par le Planning Familial. D’autres avancées ont émaillé ces dernières années (facilitation du changement d’état civil pour les personnes trans, introduction de la lutte contre l’homophobie dans les programmes sociales). Néanmoins, les personnes LGBTQI n’ont toujours pas les mêmes droits que les autres, et subissent au quotidien des discriminations spécifiques qui ne diminuent pas, bien au contraire. Le rapport de SOS Homophobie montre qu’en 2016, après deux ans de baisse des témoignages, les LGBTphobies progressent à nouveau avec une augmentation de 19,5% des signalements reçus.

En ce 17 mai, journée mondiale de lutte contre l’homophobie, la lesbophobie, la biphobie et la transphobie, le Planning Familial tient à rappeler que la lutte contre les LGBTphobies commence par ne pas se taire : la situation dramatique en Tchétchénie appelle à une déclaration du gouvernement français condamnant cette pratique meurtrière d’un pouvoir d’état qui tue une partie de sa population au seul motif qu’elle n’a pas une sexualité « conventionnelle » !

Cette lutte passe à la fois par la reconnaissance de l’égalité des droits, mais aussi par des mesures d’éducation et de prévention des discriminations. Nous demandons donc :

-   L’ouverture du droit à la PMA à toutes les femmes, seules ou en couple, quelle que soit leur orientation sexuelle, sans passer par la révision de la loi sur la bio-éthique.

-   L’accès à un changement d’état civil (CEC) libre et gratuit pour les personnes trans, sans conditions médicales ni judiciaires, dans le respect de l’autodétermination de chacun.e.

-   La mise en œuvre d’un programme ambitieux de formation des professionnel.le.s de la santé,  de l’éducation et du social aux questions des discriminations contre les personnes LGBTQI.

-   L’application de la loi de 2001, qui prévoit trois séances d’éducation à la sexualité par an par tranche d’âge, du CP à la Terminale.

 Mouvement féministe et d’éducation populaire, le Planning Familial réaffirme sa lutte contre toutes les formes de discriminations qu’elles soient liées au sexe, à l’orientation sexuelle, à l’identité de genre. Il est urgent de se mobiliser collectivement pour la reconnaissance de toutes les sexualités et le droit de les vivre pleinement et librement, dans un projet de société égalitaire et inclusive.

 

Contacts presse :

 

Veronica Noseda  # 06 79 37 93 73 / Sarah Durocher # 07 83 17 99 22 

Election d’Emmanuel Macron : le Planning reste vigilant et mobilisé

Lundi 08 Mai 2017

Emmanuel Macron vient d’être élu président de la république.

Il a déclaré vouloir «faire de l’égalité femmes hommes [la] grande cause nationale de son quinquennat ».

Cela doit se traduire dès demain par la création d’un ministère aux droits des femmes de plein d’exercice avec des moyens nécessaires qui garantisse l’accès aux droits fondamentaux pour toutes les personnes, la lutte contre les discriminations et les violences liées au genre ou à l’orientation sexuelle.

Les droits sexuels, dont l’avortement, doivent être inscrits dans la ConstitutionUn service public de santé de proximité doit être développé pour permettre l'accès aux soins et aux droits en termes de santé sexuelle (avortement, contraception, dépistage des IST, et violences de genre) pour toutes et tous et pour lutter contre les inégalités territoriales. 

L'éducation devra être un enjeu central, avec une éducation à la sexualité positive et émancipatrice dès le plus jeune âge, afin que l'égalité entre les sexes construise la société.

Enfin, la reconnaissance pleine et entière de toutes les familles devra être effective, en particulier en ouvrant l'accès à la PMA pour toutes les femmes avec son remboursement par la Sécurité Sociale. 

Vigilant et mobilisé, le Planning Familial, association féministe et d’éducation populaire, continuera au quotidien à défendre son projet de société avec la société civile. Il luttera contre des politiques libérales qui aggravent la précarisation des femmes.

Nous agissons pour une transformation sociale dans une société qui sera plus  solidaire, tant au niveau national qu'au niveau européen, particulièrement par une politique migratoire digne de ces valeurs.

Nous savons depuis 60 ans d’existence que nos droits ont été obtenus par la mobilisation et l’action collective.  

Pour  promouvoir cette société égalitaire que nous défendons, nous serons dans l’action. 

Contacts presse :

Véronique Sehier #06 68 66 52 51 19 /  Caroline Rebhi #06 59 87 03 20 

Coprésidentes

Télécharger :

Le 7 mai, nous ne laisserons pas le Front National accéder au pouvoir !

Mercredi 26 Avril 2017

Le 7 mai, nous ne laisserons pas le Front National accéder au pouvoir, instaurer des politiques inégalitaires, sexistes, homophobes, racistes, et bafouer les valeurs que nous défendons : féminisme, égalité, démocratie, liberté d’expression, droit de choisir et de disposer de son corps.

Mais à travers notre vote nous ne donnerons pas un blanc-seing à Emmanuel Macron car le projet de société ultralibéral qu'il propose aujourd'hui n’est pas une réponse à la réduction des inégalités.

Nous nous battrons pour un projet de société égalitaire où tout le monde a sa place, car nous voulons l’accès aux droits fondamentaux pour toutes les personnes, et notamment une éducation de qualité, dont l’éducation à la sexualité fait partie intégrante, le droit à la contraception et à l’avortement, une politique de santé basée sur la solidarité nationale, la justice sociale, le partage des ressources et des richesses, et une politique migratoire digne de nos valeurs au sein d’une Europe plus solidaire.

C’est pourquoi nous exigeons d’Emmanuel Macron qu’au-delà de sa promesse de « faire de l’égalité femmes-hommes [la] grande cause nationale de son quinquennat », il s’engage clairement à la rendre effective à tous les niveaux, à lutter contre la précarisation du travail des femmes, à renforcer les services publics et donner tous les moyens nécessaires pour lutter contre les inégalités territoriales, sociales et économiques d’accès à la santé et à l’éducation. Nous l’appelons à rendre enfin obligatoire l’éducation à la sexualité et la lutte contre les discriminations et violences liées au genre ou à l’orientation sexuelle, à inscrire l’avortement comme droit fondamental et imprescriptible, et à enfin permettre l’accès à la PMA pour toutes les femmes et promouvoir l’égalité entre toutes les familles.

Ce sont les conditions nécessaires pour que nous soyons toutes et tous  #LibresDeNosChoix

Contacts :

Véronique Séhier (co-présidente), 06 86 65 25 19

Caroline Rebhi (co-présidente), 06 59 87 03 20

SHAME ON YOU MR TRUMP !

Jeudi 06 Avril 2017

[1]"Les femmes ne meurent pas de maladies que nous ne pouvons pas traiter. Elles meurent parce que la société n'a toujours pas décidé que leurs vies méritaient d'être sauvées".  La décision de Mr Trump, président des Etats Unis d’Amérique, de supprimer l’aide allouée au FNUAP[2] ( dont les Etats Unis sont co-fondateurs en 1967 et  les 4eme plus gros financeurs ), à hauteur d’environ 76 millions de dollars) dans le cadre de l’application du Global Gag Rule[3] souligne la pertinence de ces propos et délimite sans fioritures les contours de la société que prône Mr Trump : une société d’inégalités, machiste, sexiste où l’obscurantisme, en particulier religieux, gouverne en maitre, battant en brèche toute initiative d’émancipation, de vivre ensemble, de choix dans sa vie affective, sexuelle et dans le choix de sa famille.

Car aujourd’hui refuser de financer le FNUAP pour les Etats Unis, c’est :

  • Refuser d’appuyer une action internationale menée en faveur de la santé sexuelle et reproductive dans plus de 150 pays.
  • Condamner à mort 2 340 femmes lors d’une grossesse ou d’un accouchement.
  • Empêcher ou différer 1 251 opérations chirurgicales de la fistule
  • Condamner 947 000 femmes à la fatalité d’une grossesse non prévue ou non désirée et 3 millions de couples à ne pas pouvoir faire de choix des enfants qu’ils veulent avoir.
  • Condamner 295 000 femmes à recourir à un avortement dangereux et non sécurisé.

Des voix, des initiatives s’élèvent, se sont déjà élevées pour pallier à ce déficit de financements que vont subir de plein fouet les services de planification familiale, de santé sexuelle et reproductive, les services d’informations, les personnels menant des actions d’éducation à la sexualité pour permettre des choix autonomes aux jeunes, aux femmes, aux couples…

L’initiative « She decides » lancée en début d’année par plusieurs gouvernements européens  (https://www.shedecides.com/) veut pallier à ce déficit de solidarité mais les engagements sont encore faibles ou de principe, l’annonce de la suppression de l’aide des Etats Unis à FNUAP oblige aujourd’hui à un engagement à la hauteur des besoins et des enjeux.

Trop de vies surtout au Sud en dépendent !

Contacts presse :

Véronique SEHIER : # 06 86 65 25 19 – veronique.sehier@planning-familial.org

Christine MAUGET : # 06 71 39 44 87 – christine.mauget@free.fr

 

 


[1] Déclaration du président du comité consultatif de la recherche en santé à l'OMS.

[2] FNUAP , http://www.unfpa.org/fr

[3] Règle du  « bâillon mondial » ou encore dite « Politique de Mexico », datant de 1984 et mise en place par Reagan. Trump a renouvelé l’interdiction en janvier 2017 (alors qu’elle avait annulé sous les mandatures démocrates de Clinton et Obama) de financement américains aux organisations proposant une information ou un service ou éventuellement font mention de l’avortement. En bref toutes les organisations, structures ou associations qui agissent dans le champ de la planification familiale ou de la santé sexuelle pu reproductive !    

Télécharger :

Evelyne SULLEROT, une des 3 co-fondatrices du Planning Familial, est décédée

Mardi 04 Avril 2017

Avec Marie-André Lagroua Weill Hallé et Catherine Valabrègue, elle fut co-fondatrice en 1956 du mouvement "Maternité heureuse” , qui deviendra ensuite le Planning Familial en 1960.

 « Je ne suis pas outrageusement féministe, mais je trouve que dans ce pays où les femmes sont considérées comme majeures, puisqu’on leur confère le droit de vote, ce serait d’abord aux femmes de venir dire leur point de vue sur ce qui les intéresse avant tout » écrit-elle dans une lettre adressée à Marie-Andrée Lagroua Weill-Hallé*. L’accès à la contraception et à la planification familiale était un combat majeur pour elle.  Confrontée à l’opposition des catholiques et à l’hostilité des communistes, Evelyne Sullerot se rappelle cette époque lors d’un entretien mené à l’occasion des « 50 ans du Planning Familial » : alors que les 3 co-fondatrices enchainaient les conférences en France et à l’étranger, “à Nancy, un jour, se souvient-elle, nous avons été bombardées avec des œufs, on nous reprochait de permettre aux femmes de rechercher leur liberté sexuelle sans avoir d'enfant ».*

 Devenue sociologue elle portera son énergie sur les questions du travail des femmes, de l’emploi, et de la formation professionnelle et fondera les centres “Retravailler” pour l’orientation professionnelle, avant de prendre ses distances avec le Mouvement Féministe.

*extrait du « Dictionnaire des féministes » édictions PUF. Sous la direction de Christine Bard avec la collaboration de Sylvie Chaperon. Janvier 2017.

*extrait du livre des 50 ans du Planning Familial «Libertés Egalités Féminisme » Editions La Découverte. Février 2006.Ouvrage conçu et rédigé par Isabelle Friedmann. Préface de Janine Mossuz-Lavau.

Contacts presse :

Véronique SEHIER : # 06 86 65 25 19 – veronique.sehier@planning-familial.org

Caroline REBHI : # 06 59 87 03 20  - caroline.rebhi@planning-familial.org

Coprésidentes du Planning Familial 

Connaître ses droits pour être libres de ses choix !

Lundi 06 Mars 2017

En cette 40e journée internationale de lutte pour les droits des femmes, le Planning lance #LibresDeNosChoix, une plateforme digitale destinée à informer tous les jeunes sur leurs droits en matière de sexualité et de santé sexuelle : droit de choisir son ou sa partenaire, de décider d’avoir ou non des enfants, quand, comment et avec qui, de ne pas être discriminé.e en fonction de son sexe, orientation sexuelle ou identité de genre…

En cette veille de période électorale, c’est aussi une fenêtre pour faire connaître les principales revendications du Planning, tel qu’un meilleur accès à l’éducation à la sexualité, droit fondamental dont l’application doit devenir une réelle priorité pour le prochain quinquennat.

L’information, pierre angulaire de l’émancipation

En France, ce sont les jeunes qui sont les plus mal-informé.e.s sur la sexualité et leurs droits sexuels. Les mineures utilisent encore très peu les mesures de gratuité et de confidentialité, pourtant prévues par la loi, pour avoir accès à la contraception; 30% des jeunes de 15-24 ans ont des représentations erronées sur le VIH/sida et ses modes de transmission ; 83% des filles de 3ème et de 4ème ne connaissent pas la fonction du clitoris.

Cette méconnaissance les rend vulnérables et constitue une véritable entrave pour faire leurs propres choix. Les mouvements anti-choix se servent de cette lacune comme levier de manipulation pour tenter d’influencer les personnes les plus démunies. Il est impossible de faire des choix éclairés si on ne connaît pas ses droits ! Il est donc urgent d’agir afin que chaque personne puisse accéder à une réelle éducation à la sexualité et à des informations correctes et non jugeantes.

L’éducation à la sexualité comme enjeu majeur

L’éducation à la sexualité participe à l’émancipation des jeunes, en déconstruisant les injonctions qui pèsent sur les femmes comme sur les hommes et perpétuent ainsi les discriminations et la violence liées au genre ou à l’orientation sexuelle.

Pourtant, parmi les 12 millions de jeunes scolarisé.e.s chaque année, seule une minorité bénéficie des trois séances annuelles d’éducation à la sexualité prévues par la loi de 2001. C’est inadmissible ! C’est d’autant plus inacceptable que les principaux chiffres liés aux violences sexistes et sexuelles ne diminuent pas : 1 collégienne sur 5 déclare avoir été victime de cyberviolence ; 60% des lesbiennes déclarent avoir été victimes d’actes lesbophobes ; 100 % des utilisatrices de transports en commun y ont subi au moins une fois dans leur vie du harcèlement sexiste ou une agression sexuelle.

Le Planning appelle tou.te.s les responsables politiques à prendre la mesure de cet enjeu fondamental : il est temps de déployer un plan d’action sur le long terme accompagné par des moyens adéquats. Le Planning exige des actes forts en faveur des droits des femmes ici et dans le monde, à un moment où ils sont fortement menacés dans plusieurs pays. Car rappelons-le : lorsque les droits des femmes sont bafoués, c’est l’Etat de droit qui est affaibli.

La plateforme digitale sera dévoilée le 8 mars : www.libresdenoschoix.fr

Contacts presse :

- Caroline Rebhi - Coprésidente du Planning Familial : # 06 59 87 03 20  - caroline.rebhi@planning-familial.org

- Veronica Noseda - Coordinatrice nationale : # 06 70 19 83 48 - veronica.noseda@planning-familial.org