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Archives des communiqués de presse

Scandaleux ! Inadmissible !

Jeudi 13 Septembre 2018

Les propos tenus sur l’avortement par le Président du syndicat national des gynécologues, ne peuvent qu’indigner toutes celles et ceux, femmes concernées, professionnel.les qui les accompagnent, parlementaires qui élaborent les lois : des propos rétrogrades, déniant aux femmes leur liberté de procréation, car le droit de refuser la procréation est une dimension essentielle de la liberté des femmes. C’est ce que le cadre réglementaire et législatif légitime en France et le pouvoir médical n’est pas au-dessus des lois.

En 2018 encore chaque année dans le monde, 25 millions d’avortements illégaux ont lieu, une femme meurt toutes les 9 minutes des suites d’un avortement clandestin. L’avortement légalisé et pratiqué dans de bonnes conditions à la demande des femmes est le plus sûr moyen de répondre à cette situation sanitaire dramatique.

Les opposants au droit de choisir ne supportent pas cette liberté et s’organisent pour entraver ce droit fondamental des femmes par tous les moyens : lobbies, campagnes détournant l’information sur les réseaux sociaux, campagnes de culpabilisation et de stigmatisation de l’avortement et ces propos du président viennent encore alimenter cette offensive.

Le Planning Familial réaffirme que le droit des femmes à disposer de leur corps est un droit fondamental ! 

C’est le rôle de l’Etat de veiller à la défense de ce droit et à son application sur l’ensemble du territoire français, en métropole et Outre-Mer, pour que toute femme puisse l’exercer en toute liberté ! 

Mesdames Buzyn et Schiappa, nous prenons acte de votre engagement à exercer votre pouvoir que ce droit soit respecté sans entrave. 

Assez d’entraves aux droits des femmes, à leur santé et à leur liberté !

Site ivg.gouv.fr

Numéro vert national : 0800 08 11 11

Contacts presse :

Véronique Séhier # 06 86 65 25 19  /  Caroline Rebhi # 06 59 87 03 20

M. MACRON, AIDEZ LE FONDS MONDIAL À SAUVER ENCORE PLUS DE VIES

Mercredi 12 Septembre 2018

 

Communiqué collectif  : ACTION SANTE MONDIALE - AIDES- PLUS 

EQUIPOP.ORG - LE PLANNING FAMILIAL - ONE - SIDACTION 

SOLIDARITE SIDA - SOLTHIS

 

À l’heure où le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme rend le bilan chiffré de son action 2017 (cliquez ICI), nos associations saluent le travail accompli. Nous rappelons à cette occasion la réalité de millions de personnes touchées par ces maladies et les ressources financières à mobiliser pour y mettre fin. À un an de la 6e conférence de reconstitution du Fonds, qui se tiendra pour la première fois en France, nous demandons à Emmanuel Macron de tout mettre en œuvre pour en faire un succès. 


Le Fonds mondial joue un rôle capital dans les pays en développement. Depuis sa création par le G7 en 2001, 27 millions de vies ont été sauvées grâce aux programmes qu’il finance dans les pays à revenus faibles et intermédiaires – preuve que la mobilisation de la communauté internationale peut être véritablement efficace quand elle s’en donne les moyens financiers. Il assure respectivement 65% et 57% du financement pour la tuberculose et le paludisme. Pour le VIH/sida, il finance la moitié des traitements anti-rétroviraux disponibles dans le monde.

 
Pour autant, le combat contre les pandémies est loin d'être gagné : aujourd’hui encore, elles font plus de 8 000 morts par jour. Le nombre d’infections à VIH reste très élevé parmi les adolescentes et les jeunes femmes, et les populations les plus vulnérables (les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les personnes trans, les usagers de drogues, les travailleurs-ses du sexe). La tuberculose reste quant à elle  sous-diagnostiquée et la résistance aux antimicrobiens et aux insecticides menacent nos progrès en matière de lutte contre la tuberculose et le paludisme.


Cette situation n’est pourtant pas une fatalité. Un investissement plus conséquent aujourd’hui permettrait de circonscrire plus rapidement les épidémies. Si aucun effort n’est fait, une recrudescence de ces dernières est à prévoir, comme c’est déjà le cas dans certaines régions pour le VIH/sida, le paludisme et la tuberculose multi-résistante qui représente un tiers des décès dus à l’antibiorésistance. Or, les coûts directs et indirects de ces épidémies sont, et seront, bien plus élevés que les besoins estimés pour y mettre un terme. Pour la tuberculose seule, sans accélération des efforts engagés, la perte pour l’économie mondiale s’élèverait à 983 milliards de dollars au cours des 15 prochaines années.1Des experts estiment aujourd’hui qu’entre 16,8 et 18 milliards de dollars sont nécessaires pour le Fonds mondial pour la période 2020-20222. La fin des épidémies ne sera possible que grâce à une véritable volonté politique. Un premier test aura lieu le 26 septembre au siège des Nations Unies3 : les dirigeants de la planète sont conviés à  définir de nouveaux objectifs sanitaires pour éradiquer la tuberculose. Mais le moment de vérité sera la Conférence de Reconstitution du Fonds mondial qu’Emmanuel Macron accueillera le 10 octobre 2019 à Lyon. Pour en faire un succès historique, le Président doit désormais assurer son rôle de premier de cordée et mobiliser dès maintenant ses homologues ! Il est temps pour nos dirigeants d’entrer dans l’histoire en apportant la preuve la plus concrète de leur volonté de mettre fin aux épidémies : l’augmentation de leurs contributions. 


1 Source : Rapport The Price of a pandemic - Global TB Caucus

2 Source : Estimations du groupe d'expert indépendant  Global Fund Advocates Network (GFAN) 

3 Source : Réunion de Haut Niveau sur la tuberculose aux Nations Unieshttps://www.un.org/pga/72/event-latest/fight-to-end-tuberculosis/

En savoir plus sur le Fonds mondial     

- Le Fonds mondial est un partenariat entre les autorités publiques, la société civile, le secteur privé et les personnes touchées par les maladies, créé en 2002 pour accélérer la fin des épidémies de VIH/sida, de tuberculose et de paludisme. Il mutualise les contributions financières des États et permet d’assurer une lutte efficace contre les trois grandes pandémies en mobilisant et en finançant directement l’accès aux soins, à des outils de prévention et l’action de la société civile Historiquement, la France est le 2ème contributeur au Fonds.       

- Son rapport annuel sur les résultats de 2017 est publié aujourd’hui, mercredi 12 septembre. Tous les résultats sont disponibles ici (insérer quand dispo).   

- La France accueillera pour la première fois la conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial le 10 octobre 2019 à Lyon : les donateurs annonceront la contribution qu’ils apporteront au Fonds pour la période 2020-2022.     

- En 2015, la communauté internationale s’est engagée à mettre fin aux 3 pandémies d’ici 2030 (objectif de développement durable n°3)


Contacts presse :

Action Santé Mondiale / Global TB Caucus : Margot Jaymond 06 64 80 05 72   mjaymond@ghadvocates.org

AIDES : Elody Croullebois 01 77 93 97 65 / 06 98 68 01 68 ecroullebois@aides.org

Coalition PLUS : Camille Sarret 07 81 73 34 77 csarret@coalitionplus.org

Equipop : Nicolas Rainaud 06 73 72 25 37, nicolas.rainaud@equipop.org

Le Planning Familial : Véronique Séhier 06 86 65 25 19 veronique.sehier@planning-familial.org 

ONE : Charlotte Grignard 06 22 41 00 41 charlotte.grignard@one.org

Médecins du Monde : Fanny Mantaux 01 44 92 13 81 fanny.mantaux@medecinsdumonde.net

Sidaction : Aurélie Defretin 06 73 21 63 97 / 01 53 26 45 64 a.defretin@sidaction.org

Solidarité Sida : Gautier Centlivre 07 70 00 28 81 / gcentlivre@solidarite-sida.org

Solthis : Rachel Domenach 01 81 70 17 97 / 06 60 24 19 36 rachel.domenach@solthis.org


L’Education à la sexualité : stop à l’intox, il est urgent d’agir !

Vendredi 31 Août 2018

Emoi et agitation suite à l’annonce de l’obligation d’éducation à la sexualité pour les élèves dans le cadre de la loi Schiappa sur les violences sexuelles ! Retour des vieux démons et opposants qui surfent sur la vague des abus sexuels révélés dans l’église catholique, les mêmes qui s’opposèrent aux ABCD de l’égalité et qui, à la veille de la rentrée scolaire, réactivent les discours visant à affoler les parents d’élèves, à insulter et menacer les intervenant.e.s potentiel.le.s, à semer la confusion auprès des équipes éducatives ...


Pourtant rien de révolutionnaire, mais une urgence :  La loi sur l’éducation sexuelle obligatoire depuis 2001 n’est toujours pas appliquée : c’est l’objet de la circulaire annoncée par Mme Schiappa qui met en avant l’éducation au respect du non consentement, en lien avec la loi sur les violences sexuelles.L’éducation à la sexualité: une urgence ! Une urgence inscrite dans les préconisations de nombre d’interlocuteurs institutionnels internationaux (OMS - UNESCO - ONU …) et nationaux, Haut Conseil de la Santé publique rappelant l’efficacité de l’éducation sexuelle dans la réduction des infections sexuellement transmissibles, Conseil national du Sida recommandant l’amélioration des conditions actuelles de l’éducation à la sexualité, Défenseur des droits rappelant la non application préjudiciable de cette obligation dans son rapport annuel sur les droits de l’enfant, Haut Conseil à l’égalité et ses préconisations pour améliorer la situation dans son rapport de juin 2016. Vous trouverez tous ces documents à l’adresse dédiée de notre centre de documentation. 


Si tous ces acteur.rice.s sont d’accord c’est parce que l’enjeu est de taille !Intégrer l’éducation à la sexualité dans l’éducation de toutes et tous dès le plus jeune âge est une revendication historique du Planning Familial. L’enjeu de cette mobilisation est bien de transformer notre société fondée sur des relations inégalitaires entre les sexes qui font le lit des violences sexuelles et sexistes, pour aller vers une égalité réelle entre toutes les personnes. Ces relations inégalitaires reposent sur l’illusion d’une « naturelle domination du masculin sur le féminin ». Elles ont des conséquences sur les comportements individuels comme sur les rapports sociaux et politiques ; or cela se construit très tôt sur des préjugés et stéréotypes de sexe, d’identité, de genre et d’orientation sexuelle. Et les dégâts se font fortement sentir : 1 collégien.ne sur 5 déclare avoir été victime de cyberviolence, 60% des personnes lesbiennes déclarent avoir été victimes d’actes lesbophobes, les IST sont en augmentation chez les jeunes de 15 à 24 ans  ….. Il est urgent d’agir ! 


L’éducation à la sexualité : pour renforcer la capacité à faire ses propres choix,  un outil de prévention, de  promotion de la santé et des droits sexuels Droit de disposer de son corps, droit à la santé, droit à l’éducation, droit à la protection contre la violence, droit à la vie : aborder les droits lors des séances d’éducation à la sexualité vise à interroger les rapports sociaux de sexe, la hiérarchie entre les sexualités, les normes et les tabous. Aborder la sexualité dans une approche globale et positive dès le plus jeune âge, c’est interroger la place de chacun.e, sortir des injonctions, permettre l’accès à une information juste  pour  gagner en liberté. 


Avec toutes celles et ceux qui se battent pour la mise en place d’une éducation à la sexualité systématique, globale et pour toutes et tous, nous sommes convaincu.e.s que toute la société y gagnera !


Contacts Presse : Véronique SEHIER # 06 86 65 25 19 – Caroline REBHI # 06 59 87 03 20

Une Grande Femme entre au Panthéon

Vendredi 29 Juin 2018
Simone Veil
Simone Veil

C’est avec fierté que le Planning Familial accompagnera Simone Veil au Panthéon ce dimanche 1er juillet.

En effet, Simone Veil a marqué des générations de femmes et d’hommes par sa détermination à porter et à faire adopter la première loi autorisant l’avortement en France. En refusant de fermer les yeux sur la situation vécue chaque année par des dizaines de milliers de femmes contraintes d’avorter dans la clandestinité et dans des conditions sanitaires dangereuses, Simone Veil a contribué à lever l’hypocrisie sur la pratique des avortements clandestins et à mettre fin ainsi à une profonde injustice. Car les femmes les plus exposées au danger étaient les plus démunies, qui n’avaient pas connaissance des réseaux de désobéissance civile, comme le MLAC (Mouvement pour la Liberté de l’Avortement et de la Contraception) et le Planning Familial qui pratiquaient des avortements sécurisés de manière illégale.

Attaquée violemment au sein d’une assemblée nationale très majoritairement masculine, elle n’a jamais transigé sur ce point fondamental : l’avortement est un choix qui doit appartenir aux femmes.

Aujourd’hui, la reconnaissance par la nation française de Simone Veil, Européenne convaincue et de son action,  intervient dans un contexte où l’avortement est encore et toujours l’objet de luttes pour qu’il devienne un droit, et un droit effectif pour toutes les femmes en Europe et dans le monde: comme en Irlande, où un projet de loi va enfin être déposé pour l’autoriser, en Argentine où les députés ont approuvé sa légalisation, ou comme en Pologne, en Hongrie où il est fortement menacé, ou en Italie où, malgré la loi, son accès y est restreint.

Le combat de Simone Veil demeure donc d’une brûlante actualité ! Car en 2018 encore, dans le monde une femme meurt toutes les 9 minutes des suites d’un avortement clandestin et 25 millions d’avortements illégaux ont lieu chaque année.

Parce que les opposants au droit de choisir sont toujours et encore très virulents pour entraver ce droit fondamental des femmes, parce que de nombreuses femmes subissent des grossesses non désirées et des avortements clandestins, et sont encore culpabilisées par des professionnel.le.s de santé et l’opinion publique en France ou ailleurs, le Planning familial se réjouit que la panthéonisation de Simone Veil soit l’occasion de rappeler le droit des femmes du monde entier à disposer librement de leurs corps !

Contacts Presse : Véronique Séhier # 06 86 65 25 19  /  Caroline Rebhi # 06 59 87 03 20

Mettre en concurrence les associations de lutte contre les violences faites aux femmes, une nouvelle stratégie du gouvernement ?

Jeudi 21 Juin 2018

L’Association Européenne contre les Violences Faites aux Femmes au Travail (AVFT) tirait en début d’année la sonnette d’alarme : face à l’augmentation des appels téléphoniques suscités par #MeToo et #BalanceTonPorc, elle était obligée de fermer son accueil téléphonique, faute de moyens supplémentaires pour y faire face.*

La réponse de l’État, via la Secrétaire d’État à l’Égalité Femmes Hommes fut sans nuance : puisque l’AVFT ne pouvait plus « assumer ses fonctions », déclarait-elle en « oubliant » que son activité de soutien aux victimes va bien au-delà de la réponse téléphonique, elle annonçait que l’État devait « reprendre la main » par le biais d’une nouvelle ligne téléphonique, en faisant fi de l’expertise accumulée par l’AVFT depuis 1985.

Sous réserve de sérieuses compétences, répondre à des appels téléphoniques c’est bien. Accompagner les victimes tout au long de leurs procédures judiciaires, faire évoluer la législation, assumer la formation, la recherche, c’est beaucoup mieux et c’est indispensable.

Mais, oubliant déjà le service public, un appel à projet d’un million d’euros était lancé pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles au travail par Marlène Schiappa.

Cet appel est problématique pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, la lutte contre les violences contre les femmes nécessite un maillage territorial et un véritable travail en réseau des acteurs institutionnels et associatifs.

Alors que la logique et le souci d’efficacité devraient amener à associer, renforcer voire développer une association experte sur les violences au travail depuis 33 ans, l’appel à projet « vise à soutenir l’émergence d’actions nouvelles »… tout en reprenant dans ses critères les missions de l’AVFT (prise en charge et accompagnement judiciaire des victimes, sensibilisation, formation) ! Un tel discrédit porté aux associations est stupéfiant.

De plus, selon l’appel à projets, non seulement le même montant sera versé indistinctement à chaque région, sans prise en compte du nombre de départements ni des spécificités territoriales, mais l’aide ne sera pas pérenne, les projets devant se réaliser avant la fin 2019 sans assurance de renouvellement pour 2020. Une fois de plus, tout est fait dans la précipitation et sans garantie sur le long terme.

Enfin, alors qu’un soutien efficace aux victimes ne peut jaillir que de la coopération entre associations agissant chacune dans un domaine de compétence spécialisé, un tel modèle de financement les met au contraire en concurrence, précarise les salariées et limite leur montée en compétences sur le long terme. L’appel à projet est donc directement préjudiciable aux victimes de violences masculines, qui ont besoin d’un accompagnement stable et durable pour faire face à des procédures longues et éprouvantes.

Ces attaques gouvernementales contre les associations spécialisées telles que l’AVFT entrent en contradiction avec la Charte d’engagement réciproque entre l’État, les collectivités territoriales et le mouvement associatif du 14 février 2014. L’État s’était alors engagé à favoriser dans la durée des soutiens publics aux associations et à privilégier la conduite de projets sur le long terme par des conventions pluriannuelles. Force est de constater que les récentes décisions mettent en échec les engagements pris.

De tels agissements doivent nous interroger et nous pousser à (re)définir ce que serait un véritable service public pour la protection des droits des femmes.

Sans concertation, échange, dialogue préalables, impossible de construire ensemble un Service public de qualité, cohérent et adapté pour la protection et la défense des femmes. Sans subventions conséquentes pour les structures associatives existantes engagées aux côtés des femmes avec un renforcement des services publics (hôpitaux, justice, force de l’ordre, éducation nationale, etc.), impossible de répondre aux besoins des victimes, impossible de développer la prévention pour lutter durablement contre les violences masculines.

Enfin, dans un contexte de démantèlement de la fonction publique (120 000 postes supprimés, y compris à l’inspection du travail !), comment l’État peut-il prétendre reprendre en main aussi rapidement des missions qu’il n’a jamais assumé et qui ont été conçues et réalisées par les seules associations…?

Nous, militant.e.s féministes, associations, organisations, prenons acte du choix gouvernemental de fragiliser le tissu associatif, d’amoindrir le Service public en général et de favoriser une approche concurrentielle de la lutte contre les violences faites aux femmes, au détriment de l’expertise féministe.

Pour lutter contre toutes les violences faites aux femmes, nous sommes tou.te.s solidaires, et nous le resterons !

*L’AVFT a depuis début juin rétabli cette ligne téléphonique.

 

Signataires : Réseau Féministe “Ruptures”, Archives Recherches Cultures Lesbiennes, Osez le Féminisme !, Collectif National pour les Droits des Femmes, Marche Mondiale des Femmes France, Mouvement du Nid Paris, Collectif 13 Droits des femmes, Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, Attac, Maison des Femmes Thérèse Clerc à Montreuil, Ligue des femmes Iraniennes pour la Démocratie-LFID, Le Planning Familial, Collectif “Tout.e.s contre les Violences Obstétricales et Gynécologiques”, Fédération Nationale Solidarité Femmes, Femmes libres (Radio libertaire), Ensemble, Femmes Egalité, Collectif Féministe Contre le Viol, Voix de Femmes, Ligue des Droits de l’Homme, Initiative Féministe Euromed IFE-EFI, Union syndicale Solidaires, Réseau International des Mères en Lutte, Association nationale des études féministes (ANEF), SOS les Mamans et les Enfants, Femmes Migrantes Debout

 

Contacts Presse :

Véronique Séhier : 06 86 65 25 19 

Les Etats Unis ont décidé de quitter le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies

Mercredi 20 Juin 2018
Les Etats Unis ont décidé de quitter le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies

C'est avec  regret que le Planning Familial et l'IPPF* apprennent l'annonce du retrait des Etats-Unis du Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies (CDH), organe dédié au renforcement, à la protection et au respect des droits humains et des libertés fondamentales pour toutes les personnes.

Le Planning Familial et l'IPPF reconnaissent le rôle important joué par le CDH dans la sauvegarde des droits humains et en particulier, des droits sexuels et reproductifs des femmes, des filles et des communautés LGBTQI +, surtout lorsqu’elles sont victimes de violence, de marginalisation, de discrimination ou qu'elles font fassent à une situation de crise humanitaire. 

Le Conseil des droits de l'homme a consacré des procédures spéciales, des panels et des résolutions  qui ont conduit à des avancées majeures en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs, spécifiquement dans les domaines des droits des femmes, des violences sexuelles et sexistes ou concernant l'orientation sexuelle et l'identité de genre, le mariage précoce et forcé, la violence et la discrimination à l'égard des femmes, la lutte contre le VIH / SIDA et les mutilations sexuelles féminines etc.

Anamaria Bejar, Directrice du plaidoyer de l'IPPF a déclaré: "Le Conseil des droits de l'homme est un pilier central de la responsabilité internationale concernant les violations des droits humains dans le monde entier. L'Examen Périodique Universel (EPU) en est un bon exemple. Le bilan des droits humains de tous les États a fait l'objet d'une évaluation entre pairs. C'est un moment clé pour que les Etats membres et la société civile s'engagent dans la protection et la réalisation de tous les droits humains au niveau de chaque pays. "

Pour le Planning, ce désengagement des Etats Unis constitue une nouvelle alerte pour les droits sexuels et reproductifs. Il montre la nécessité d'un engagement fort de la France  au niveau international.

Contact :

Véronique SEHIER 06 86 65 25 19 /veronique.sehier@planning-familial.org

www.planning-familial.org

*L'IPPF (International Planned Parenthood Federation) est un mouvement de la société civile organisé au niveau mondial dont fait partie le Planning Familial. L'IPPF travaille dans plus de 170 pays pour défendre la santé et les droits sexuels et reproductifs pour tous, et fournir des services en particulier auprès des populations les plus vulnérables.

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Hasta la victoria, siempre !

Lundi 18 Juin 2018

Ce 14 juin 2018, les député.e.s d’Argentine ont voté en faveur de la loi qui garantit à toutes les femmes un avortement sûr, légal et gratuit. C’est une grande victoire. Toute avancée législative et sociale qui permet de développer les droits et les choix de pouvoir décider d’avoir ou non des enfants, de vivre sa vie sexuelle et affective sans crainte et d’en finir avec des lois répressives qui interdisent ou restreignent l’accès à l’avortement sont des pas vers plus d’égalité et plus d’émancipation.

La victoire est courte, 4 voix d’écart seulement pour permettre enfin aux argentin.e.s de sortir de la répression, de la peur.

Reste à passer le « rio » du Sénat dont la composante conservatrice n’est pas à démontrer. La mobilisation sociale est forte, l’adhésion à cette avancée législative des droits des femmes (et des couples) est importante et massive.

Partout autour en Amérique Latine (au Chili, au Brésil, au Nicaragua….) des femmes, des hommes se lèvent, se mobilisent et envahissent les rues pour revendiquer davantage de droits sociaux, l’égalité, le libre choix.

Cette déferlante de mobilisation des femmes dans l’hémisphère sud trace un chemin qu’il sera difficile au Sénat argentin de ne pas emprunter. Le vote prochain dira leur volonté de répondre positivement aux constantes revendications des argentin.e.s de pouvoir choisir de poursuivre ou non une grossesse non prévue.

Très récemment, l’Irlande avec le vote positif et massif au référendum pour la légalisation de l’avortement a donné un signe fort et irréversible en Europe. La mobilisation des polonaises est forte, constante mais elles doivent faire face aux tenants d’un ordre séculaire, moral, et religieux, qui militent contre ce droit au nom d’une vision essentialiste ou biologique de l’humanité, ou de la défense d’un soi-disant droit à la vie pour « l’enfant à naître, au mépris de la vie et de la santé des femmes. Le combat est engagé !

L’ensemble des militant.e.s du Planning goûte le bonheur de cette première victoire des argentin.e.s qui ne peut que se répandre, car aujourd’hui comme demain, il n’y a pas d’alternative à l’égalité et à l’émancipation des femmes, dont le droit à l’avortement est un des piliers fondamentaux.

 Contacts Presse : Véronique Séhier # 06 86 65 25 19 

Le vote irlandais en faveur du oui, c’est le triomphe de la bienveillance sur la contrainte!

Samedi 26 Mai 2018

Le Planning Familial en lien avec l’IPPF se réjouit du résultat du vote des Irlandaises et des Irlandais en faveur du retrait du terrible 8ème amendement de la constitution irlandaise.

« Le directeur général de l'IPPF, le Dr Alvaro Bermejo, a déclaré: «Nous nous félicitons de ce vote pour le changement, qui permet enfin au parlement irlandais de légaliser l’accès à l’avortement au cours du premier trimestre de la grossesse pour toute femme, selon son choix,  conformément aux nombreux autres pays dans le monde qui garantissent l’accès  à un avortement sûr et légal aux femmes quand elles en ont besoin. "

Caroline Hickson, directrice régionale du réseau européen de l'IPPF, a déclaré: «En tant qu'Irlandaise, je sais que le 8ème amendement a porté atteinte à d'innombrables femmes physiquement, émotionnellement et psychologiquement pendant plus de 30 ans. Le vote en faveur de son retrait ouvre la voie à un environnement plus humain et bienveillant pour les femmes en Irlande. Elles ne seront plus forcées de se rendre à l’étranger pour avoir accès à l'avortement, ou d’avoir recours, illégalement et dans la crainte des poursuites,  à la pilule abortive achetée en ligne. Au lieu de cela, les femmes et les filles qui vivent une grossesse non voulue pourront prendre leur décision de façon personnelle et bénéficier d’un cadre sécurisant avec le soutien de leurs médecins et de leurs proches. Elles seront en mesure de recevoir des soins adaptés, dans leur pays, à un moment où elles sont vulnérables."

Dr Alvaro Bermejo a ajouté: "La décision de l'Irlande donne à toute l’Europe et au monde entier le signal fort que la bienveillance peut triompher de l'absolutisme et de la contrainte. Nous espérons vivement que cela donnera du courage à toutes les femmes et à toutes les personnes qui soutiennent leur combat pour le choix de maîtriser leur fécondité sans contrainte ni coercition,  notamment dans tous les pays où la règle du bâillon mondial -Global Gag Rule- a un impact désastreux sur leur accès à la santé sexuelle et reproductive. Pour les femmes du monde entier, il est temps de mettre fin aux grossesses forcées et de rendre l’avortement sûr, légal et accessible partout. Aujourd'hui, l'Irlande nous montre qu'un changement positif est possible. "

 

En cette journée mondiale de la santé des femmes, Le Planning Familial partage ces déclarations ! OUI, l’accès aux droits sexuels et reproductifs est un enjeu d’égalité, d’émancipation et de santé sexuelle pour les femmes! L’avortement doit devenir un droit humain à part entière dans le monde, et ne plus être traité comme un droit à part !

 

Contacts :

Véronique SEHIER 06 86 65 25 19 

Danielle GAUDRY 06 60 95 50 77

Caroline REBHI 06 59 87 03 20 

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Ensemble pour le OUI !Solidarité avec les femmes irlandaises dans leur combat pour le droit à l’avortement

Mardi 22 Mai 2018

Le 25 mai prochain, les irlandais.e.s pourront voter par referendum pour ou contre la révision du 8ème amendement de la constitution irlandaise. Cet amendement reconnaît le « droit à la vie de l’enfant à naître » à égalité avec le droit à la vie de la femme enceinte, et interdit ainsi l’avortement.

Aujourd’hui, les femmes irlandaises ne peuvent toujours pas choisir d’interrompre une grossesse non voulue! Cela les oblige à prendre le bateau ou l’avion pour aller avorter au Royaume Uni ou à avorter de façon clandestine en Irlande, à leurs risques et périls, notamment celui d’aller en prison !

En votant pour la suppression de cet amendement, les Irlandais.e.s vont enfin permettre aux femmes de leur pays de disposer librement de leur corps. La mobilisation sans précédent de la société civile - citoyen.ne.s et personnalités irlandaises à côté du mouvement « Together  for Yes », composé de plus de 70 organisations, groupes et communautés – montre à quel point cette mesure répond à une demande sociale forte.

Si le «oui» l’emporte, ce serait une étape décisive : l’Irlande pourrait désormais garantir à ses citoyennes, sans restriction, un droit à l’avortement jusqu'à la douzième semaine de grossesse.

Dans un contexte européen et international de menaces pour les droits des femmes (Pologne, Italie, Amérique latine...) et face aux ultra-conservateur.rice.s, les associations réunies au sein du collectif « Avortement libre en Europe : Les Femmes Décident*» soutiennent le combat pour la liberté des femmes, de toutes les femmes,  à disposer de leurs corps.

L’avortement fait partie des droits humains fondamentaux. Nous devons obtenir la garantie d’un accès universel à ce droit pour toutes les femmes en Europe et dans le monde, notamment à travers la mobilisation des parlementaires européens.

Pour cela

Nous appelons à un rassemblement le jeudi 24 mai 2018 à 17h30 devant l’ambassade d’Irlande 4 rue Rude 75016 Paris

 

Contacts Presse :

Veronique Sehier - Planning Familial # 06 86 65 25 19

 

Suzy Rojtman - CNDF # 06 61 83 12 56

Josie Ceret - CADAC # 01 43 49 79 35

Thiery Lescant - Fédé Sud Santé Sociaux # 06 62 09 31 83

Associations membres du Collectif :

Marche Mondiale des Femmes France, Le Planning Familial, CADAC, ANCIC, La CLEF, Collectif Tenon, CNDF, Les effronté-es, Osez le Féminisme, Femmes Solidaires, Nuit Féministe, Regards de Femmes, Ligue du droit International des Femmes, Nous d’abord Pologne, Alliance des Femmes pour la Démocratie, Ruptures, Réseau Féministe Ruptures, SOS Sexisme, Elles sans Frontières, Assemblée des Femmes, Chiennes de Garde, FEMEN, Coordination Lesbienne en France, FièrEs, Libres MarianneS, Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté (LIFPL), Encore féministes !, Organisation Femmes Égalité, Association nationale des Etudes féministes, Fédération Nationale des Centres d’Information sur les Droits des femmes et des Familles, MMF 26/07, MMF Midi-Pyrénées, MMF PACA, MMF22, Collectif Midi-Pyrénées pour les Droits des Femmes, Association Politiqu’elles, Caféministe 26/07, Bagdam Espace lesbien Toulouse, Réseau féministe 37, APIAF, Collectif 84 Droits des Femmes, Emission Femmes Libres Radio Libertaire, Centre de conseil familial de Nouméa, PF35, Collectif 13 Droits des Femmes (Centre Evolutif Lilith, Céramistes et Artistes de Lilith, Dis-formes, Evreux 13, Femmes Solidaires13, Forum Femmes Méditerranée, Images & Paroles, Les Ailes de Siligi, Mouvement de la Paix, Planning familial 38, Mouvement Jeunes Femmes, SOS Femmes 13, Sylka Beauté Santé, Osez le féminisme 13, 3 G), Femmes contre les intégrismes, Féministes pour une autre Europe, Association Pleiraa Grenoble, Association Rue’L, Zeromacho, Collectif Fary Koumba, Association Pan-africaniste des droits civiques des femmes, SKB L’Union des Femmes socialistes de France, Mouvement de l’Economie solidaire, Ligue des droits de l’Homme, Europe solidaire sans frontières (ESSF), France Grèce Solidarité, Fasti, Attac France, Attac Toulouse, Association La Case Bordeaux, FIDH, Union Syndicale Solidaires, CGT, CFDT, FSU, UNEF, SNPES Pjj, SUD Santé Sociaux, FSU 13, SNUipp-FSU 13, les effronté-e-s 67, Coordination nationale des Comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, Fédération SUD Santé, Solidaires31 et SUD santés sociaux 31, SUD éducation Nord, Union syndicale de la Psychiatrie, Réseau Syndical international de Solidarité et de Luttes, CGT Santé et Action sociale, Commission féministe EELV, PCF, MJCF, Ensemble, Alternative libertaire, NPA, Democracy is OK, ADDP, Sauvons l'Europe, DOK, No somos vasijas, Ligue du Droit International des Femmes, Femmes-Egalité.

 

 

 

En mai, juin et juillet 2018, le Planning familial marchera pour l’accès de tou.te.s à la PMA – On luttera tant qu’il le faudra !

Jeudi 17 Mai 2018

Le Planning Familial s’est toujours battu et il continue à se battre au quotidien, aux côtés des femmes, pour qu’elles aient le droit de choisir d’avoir ou non des enfants et de vivre une sexualité épanouie, dissociée de la question de la reproduction. Il se mobilise avec la même conviction pour que toutes celles qui souhaitent avoir des enfants puissent le faire si elles le souhaitent, avec qui elles le désirent et au gré de leur propre agenda, sans aucune entrave extérieure – qu’elle soit politique, religieuse ou juridique.

L’ouverture de la PMA à tou.te.s, femmes seules, lesbiennes fait partie des revendications centrales que portent le Planning familial, comme la lutte contre toutes les formes de discriminations liées à l'orientation sexuelle et à l'identité de genre et la prévention de toutes les LGBTphobies.

Dans le contexte des Etats généraux de la bioéthique qui ont commencé le 18 janvier dernier et devraient se terminer le 7 juillet pour aboutir à un projet de loi à l’automne, le Planning familial, à travers ses 77 associations départementales, soutient le mot d’ordre de l’accès à la PMA pour tou.te.s, thème majeur des marches des fiertés, marches pour l’égalité, marche des visibilités qui vont se tenir de mi-mai à début juillet 2018.

Le Planning se mobilise pour :

-          l'ouverture de la PMA à toutes les femmes quelle que soit leur situation (célibataire, en couple hétéro, en couple  lesbien)

-          le remboursement intégral par la Sécurité sociale

-          l’instauration d'une filiation fondée sur l'engagement parental et non sur la biologie

-          le choix du degré de médicalisation : le Planning défend la place des personnes dans la détermination des méthodes employées

-          l’autoconservation des gamètes

Aujourd’hui, la PMA n’est pas une question d’éthique, mais bien d’égalité et de justice ! Attaché au libre choix, le Planning défend la diversité des modèles familiaux, ainsi que la diversité des aspirations. Le mouvement sera présent auprès des associations LGBTQI lors des événements organisés autour d’une part du 17 mai, journée internationale de lutte contre les LGBTphobies et d’autre part des marches des fiertés.

Contacts Presse : Lydie Porée # 06 87 16 36 68  /  Veronica Noseda # 06 79 37 93 73