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Archives des communiqués de presse

25 novembre : Stop aux violences faites aux femmes !

Mardi 21 Novembre 2017

Depuis plusieurs semaines, des millions de femmes à travers le monde se mobilisent pour dénoncer  publiquement les violences dont elles sont victimes. Le mouvement est mondial et concerne toutes les femmes car ces violences sont universelles. 

Dans le monde, 1 femme sur 3 est concernée par de la violence sexuelle et/ou physique ONU. 700 millions de femmes ont été mariées de force Unicef. Une petite fille est excisée toutes les 4 minutes ! Excision parlons-en !...En Europe plus d'1 femme sur 2 a été victime de harcèlement sexuel. 1 Européen sur 4 pense que dans certaines situations le viol est justifiable! Agence des Droits Fondamentaux de l'Union Européenne. En France chaque année on estime que 84000 femmes sont victimes de viol ou de tentatives de viol. Seules 10% des victimes osent porter plaintes ! Observatoire National des Violences Faites aux Femmes

 POURQUOI ?

  • Parce que toutes nos sociétés,  mettant en avant des  valeurs, croyances, us et coutumes érigées comme normes sociales banalisent un système patriarcal qui légitime toutes les formes d'oppression, de discriminations et de violences à l'encontre des femmes et des filles.
  • Parce que les lois et conventions internationales qui visent à éliminer ces violences  ne sont pas respectées
  • Parce que la prévention et la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles manquent  cruellement de ressources !
  • Parce qu’il existe un continuum des violences sexistes, racistes, classistes, économiques et politiques que les hommes exercent sur les femmes

 

IL EST URGENT D’AGIR : 

Victimes ou témoins, la parole de chacun.e est essentielle : il est de notre responsabilité individuelle et collective d’être à l’écoute des femmes, de les soutenir, de  nous battre pour que les lois qui doivent les protéger soient appliquées.  Vivre sans violence est un droit humain fondamental qui ne doit plus jamais être menacé.

Il est urgent de prévenir ces violences : une éducation à la sexualité  pour tou.te.s dès le plus jeune âge est un moyen privilégié pour renforcer les relations égalitaires et  enrayer  la persistance des stéréotypes sexués.  Arrêter les violences ne peut se faire sans un changement global des rapports entre les femmes et les hommes. 

 Plus aucune forme de violence ne peut encore être tolérée et rester impunie !

Il est important d’encourager les femmes victimes de violences à parler, sans en faire une injonction, agir pour briser l'omerta: c’est un enjeu fondamental pour lutter contre toutes les formes de violences.

 C’est pourquoi Le Planning lance ce 25 novembre une campagne grand public sur les violences :

#toutestlie: les violences sont socialement construites 

https://www.planning-familial.org/articles/toutestlie-0029859  (lien vers la campagne)

 

Contacts presse :

Véronique SEHIER : # 06 86 65 25 19   veronique.sehier@planning-familial.org

Danièle LANSSADE # 06 83 31 09 64   daniele.lanssade@gmail.com

Veronica NOSEDA # 06 79 37 93 73  veronica.noseda@planning-familial.org

 

Décès de Françoise Héritier

Mercredi 15 Novembre 2017

« Si la fécondité est le lieu central de la domination masculine, il s’en suit que la prise par les femmes du contrôle de leur propre fécondité revient pour elles à sortir du lien de domination. Là est le levier d’un changement majeur pour l’humanité toute entière. »

Nous rendons hommage à Françoise Héritier, décédée cette nuit ! Respect pour cette rare femme anthropologue, qui a travaillé tout au long de sa vie à étudier le système de domination masculine et à déconstruire les idées reçues sur le féminin et le masculin. Egalement première présidente du Conseil National du Sida dans les année 90, elle a permis de nombreuses réflexions notamment sur l'évolution de la maladie et ses représentations.

Lors d'une interview en octobre dernier, elle prenait la parole pour dénoncer encore et toujours le système patriarcal, et les violences faites aux femmes. En 2001, elle s'exprimait déjà sur la seule manière de sortir de ce système, et cela "consisterait à prendre conscience des mécanismes de répulsion,... de haine ou de mépris afin de les réduire à néant grâce à une éducation de l'enfant relayée par tous".

Ce combat est encore plus d'actualité aujourd'hui. A travers ses écrits et réflexions, le Planning continuera cette lutte pour l'égalité des sexes.

Contacts presse :

Véronique SEHIER : # 06 86 65 25 19 – veronique.sehier@planning-familial.org

Caroline Rebhi # 06 59 87 03 20 – caroline.rebhi@planning-familial.org

Retrait du Cytotec : où est le scandale ?

Vendredi 20 Octobre 2017

Le laboratoire Pfizer retire du marché français le Cytotec ou misoprostol, antiulcéreux utilisé depuis plusieurs années dans nombre de services d’IVG pour les IVG médicamenteuses et de gynécologie pour, les fausses couches précoces ou tardives, les interruptions médicales de grossesse après 12 semaines de grossesse ou la préparation du col pour les IVG.

  

 Le prix du Cytotec explique cet usage (0,30c d’euro le comprimé, 12 euros pour le Gymiso autre nom commercial de la molécule), mais le Cytotec n’a l’AMM (autorisation de mise sur le marché) que comme antiulcéreux.

 

 Au-delà des discussions sur ses bonnes voies d’administration (orale ou vaginale) et dosages en gynécologie, cette molécule est approuvée par le corps médical non pour ses « effets secondaires » mais pour son efficacité.  Pourquoi Pfizer n’a-t-il pas demandé l’AMM pour l’orthogénie et la gynécologie ? L’AMM aurait pu permettre de produire cette molécule sous des dosages différents adaptés aux usages possibles et réglementés dans le champ de la santé des femmes.

 

Loin de cette démarche, surfant sur le buzz créé par des plaintes judiciaires, Pfizer retire ce produit, comme le laboratoire Bayer l’a fait pour le dispositif de contraception définitive Essure, alors qu’il a « toléré » son utilisation et sa vente jusque-là dans le monde entier .

Où est le scandale ? Où est l’hypocrisie ?

Le misoprostol peut et doit tomber dans le domaine public, faire l’objet d’une étude indépendante prenant en compte toutes les expertises, précisant les conditions de son innocuité et des bonnes pratiques quant à son utilisation. Il doit être mis à disposition pour tous ses usages répondant aux besoins, et ce à moindre coût. Charge aux pouvoirs publics de le mettre en œuvre.

La santé des femmes ne doit pas être un lieu de combat commercial, moral, politique qui contribue à alimenter les stratégies des anti choix, et des profits capitalistes.

 

Pour le Planning, la santé des femmes est d’abord une affaire de femmes, et pour cela, l’information complète et le choix dûment éclairé sont incontournables. Le Planning Familial y veillera !


Contacts : Véronique Sehier : 06 86 65 25 19 / Martine Leroy : 06 77 60 15 16


La méthode de contraception ESSURE supprimée par Bayer pour « raison commerciale », sans alternative: une nouvelle atteinte au choix des femmes !

Mardi 19 Septembre 2017

Le laboratoire Bayer vient de l’arrêter pour « raison commerciale ».  Le droit des femmes à maîtriser leur fécondité, grâce à la contraception qui leur convient le mieux, pèse-t-il si peu devant des intérêts commerciaux? Quelles sont les raisons qui justifient vraiment l’abandon pur et simple de cette méthode sans autre alternative pour les femmes ?

La contraception définitive est encore très difficile à obtenir en France, malgré la loi en vigueur. Trois méthodes étaient disponibles en France jusque-là : la vasectomie pour les hommes, pour les femmes, « Essure », implant posé par les voies naturelles de façon non chirurgicale et en ambulatoire, et la ligature des trompes par méthode chirurgicale (pose de clips par cœlioscopie).

Aujourd’hui, seule la méthode chirurgicale sera encore accessible aux femmes, malgré l’avis du comité d’expert.es de l’ANSM publié en avril 2017 , concluant que la balance bénéfice/risque de cet implant n’était pas remise en cause.

Il est d’abord important de rassurer les femmes porteuses aujourd’hui d’un implant Essure: en l’absence de signes manifestes d’intolérance (voir ICI les recommandations), elles n’ont  aucune raison de demander l’explantation de leur implant.

Dans un contexte où décider d’une contraception définitive rencontre encore une forte résistance sociale en France, et où au milieu des messages alarmants sur d’autres méthodes de contraception, certain.e.s prônent le retour à un « ordre naturel », notre inquiétude est grande. Les progrès techniques et scientifiques doivent servir l’amélioration continue des méthodes et moyens de contraception, sans entrave au choix des femmes, et non l’inverse. 

Ce qu’a permis la contraception est un acquis irremplaçable pour les femmes comme pour les hommes : dissocier sexualité et procréation, et pouvoir choisir d’avoir un enfant si on le veut, quand on le veut.  

Nous n’accepterons aucune remise en cause du droit des femmes à disposer de leur corps, condition essentielle de l’émancipation des femmes et de l’égalité entre les sexes. Nous exigeons que les informations sur l’ensemble des méthodes contraceptives soient indépendantes d’intérêts économiques, de scoops médiatiques, de pseudo-scandales sanitaires qui font régner un climat de peur. Nous exigeons que des mesures soient prises pour renforcer l’information, la recherche et l’offre actuelle afin d’augmenter les possibilités de choix pour toutes et tous.

 Pour les 3 associations :

ANCIC : Laurence Danjou, Laurence Esterle et Emmanuelle Lhomme, Coprésidentes   

CADAC : Nora Tenenbaum, Présidente 

Planning Familial: Véronique Sehier et Caroline Rebhi, Coprésidentes.

Contacts :

 
ANCIC (Association Nationale des Centres d'IVG et de Contraception) :
Laurence Esterle, Co-présidente # 06 62 85 44 49
 
Le Planning Familial:
Véronique Séhier, Coprésidente : veronique.sehier@planning-familial.org # 06 86 65 25 19
 
Danielle Gaudry : gaudry.danielle-simone@orange.fr # 06 60 95 50 77

 

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Loi Travail

Lundi 11 Septembre 2017

La réforme du travail, suite de la Loi Travail, entrera en vigueur fin septembre. Les ordonnances ont été présentées le 31 août. Les associations féministes et de nombreux syndicats appellent l'ensemble des salariés des entreprises privées et des services publics à faire une grève nationale et générale le mardi 12 septembre 2017.

Les ordonnances ne sont pas neutres. Les salarié.e.s les plus touché.e.s sont celles et ceux en CDD ou travaillant dans des petites entreprises. Deux catégories où les femmes sont surreprésentées. Plusieurs mesures vont donc peser particulièrement sur les femmes et accroître les inégalités professionnelles : modifications possibles des congés pour enfant malade, de l’allongement du congé maternité et du maintien de la rémunération à 100%, de l’allègement du temps de travail des femmes enceintes, de la prime d’ancienneté, de départ à la retraite ou de licenciement, suppression de l’obligation pour les entreprise de réaliser un rapport de situation comparée sur l’égalité professionnelle …).

Si la loi veut assouplir le fonctionnement des entreprises cela ne peut pas se faire au dépend des conditions de travail et de vie des salarié.e.s (clauses de mobilité, changement d’horaire de travail, de temps de travail, de salaire) !

La situation est préoccupante, il est important que chacun.e d’entre nous se mobilise. Demain mardi 12 septembre, les militant.e.s du Planning Familial seront dans la rue ; rejoignez-nous !

Contacts presse :

Caroline REBHI : # 06 59 87 03 20 / Véronique SEHIER # 06 86 65 25 19

Le tiers payant généralisé, un moyen de lutter contre les inégalités sociales d'accès aux soins.

Vendredi 07 Juillet 2017

En suspendant la mise en place du tiers payant généralisé et en la subordonnant à une mission d’enquête de l’IGAS, la ministre de la santé fait fi de toutes les études qui montrent que la part croissante de la population renonce à se faire soigner pour des raisons économiques – 42% (1) des Français déclarent avoir renoncé à des soins chez un spécialiste en raison du coût de la consultation ! – le ticket modérateur à moins de 9 € facilite l’accès aux soins.

Déjà en 2014, l'INED*soulignait que l’avance du prix d’une consultation médicale pouvait être un frein à la l'accès à une contraception médicalisée pour certaines  femmes, notamment les 20-24 ans.

Pour réduire ces inégalités sociales et économiques d'accès aux soins, l’extension de cette pratique du tiers payant devrait être une des priorités.

Le prétexte d’un nouveau rapport de l’IGAS se rajoutant aux rapports successifs (CNAM, UNOCAM, IGAS) sur l’étude du dispositif de tiers payant généralisé à flux unique laisse le Planning Familial dubitatif quant à la volonté politique de réduire les inégalités. Il soutient qu’un dispositif simple et juste reste l’exonération du ticket modérateur prise en charge à 100 % par l’Assurance maladie pour les soins de médecine générale.

Contacts presse:

Caroline Rebhi : # 06 59 87 03 20 / Véronique Sehier # 06 86 65 25 19

 

*numéro 511 • mai 2014 • Population & Sociétés • bulletin mensuel d’information de l’Institut national d’études démographiques

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Décès de Simone Veil

Vendredi 30 Juin 2017

C’est avec une immense tristesse que le Planning Familial apprend le décès de Simone Veil.

Nous rendons hommage à cette femme engagée qui s’est battue pour faire adopter en 1974 la loi autorisant l’interruption volontaire de grossesse.

Attaquée, de manière très violente, par une assemblée nationale très majoritairement masculine, Simone Veil n’a jamais transigé sur ce point fondamental : l’avortement est un choix qui doit appartenir aux femmes, et non aux médecins.

En refusant de fermer les yeux sur la situation vécue chaque année par des dizaines de milliers de femmes contraintes d’avorter dans la clandestinité et dans des conditions sanitaires dangereuses, Simone Veil a contribué à mettre fin à une profonde injustice. Car les femmes les plus exposées au danger étaient également les plus démunies, celles qui n’avaient pas connaissance des réseaux, comme le MLAC et le Planning Familial qui pratiquaient des avortements sécurisés de manière illégale dans le cadre d’un mouvement de désobéissance civile.

Le combat de Simone Veil demeure d’une brûlante actualité. Aujourd’hui encore, une femme meurt toutes les 9 minutes dans le monde des suites d’un avortement clandestin.

Pourtant en France et en Europe, les opposants au droit de choisir s’organisent pour attaquer et entraver ce droit fondamental des femmes.

« Il suffit d’écouter les femmes », disait Simone Veil.

Pour cette liberté et ce droit, contre la stigmatisation et la désinformation, le Planning Familial continue à agir pour que toutes les femmes, ici et ailleurs, soient écoutées, et accèdent  à ce droit de façon pleine et entière.

C’est le plus bel hommage que nous puissions rendre à Simone Veil.

 

Contacts presse:

Caroline Rebhi : # 06 59 87 03 20 / Véronique Sehier # 06 86 65 25 19

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Le Planning prend ses quartiers d’été !

Mardi 27 Juin 2017

Dans l’imaginaire collectif, l’été est synonyme de « sea, sex and sun » et cela n’est pas seulement dû au tube de Gainsbourg ! Selon une enquête Ifop sur la sexualité des français.es en été parue en juin 2017,  près des trois quarts des personnes interrogées déclarent avoir envie de faire « plus souvent l’amour » en été. La libido aurait donc tendance à augmenter pendant l’été. Les jeunes âgées entre 15 et 35 ans, sont les principaux.ales concerné.e.s, en effet 63% d’entre eux/elles déclarent avoir eu leur 1er rapport sexuel à cette période.

Pour le Planning, la période estivale est donc propice au renforcement des dispositifs de prévention, de discussions et d’écoute qu’il déploie tout au long de l’année. Lancée il y a plusieurs mois déjà, la plateforme #LibresDeNosChoix met à disposition de tou.te.s des supports ludiques, informatifs et objectifs sur les droits et la santé sexuelle. Nombreuses sont les associations départementales du Planning qui souhaitent relever le pari de faire voyager les supports de la campagne #LibresDeNosChoix sur des lieux festifs, originaux et parfois même insolites, dans le but d’informer le plus grand nombre.

Grand défenseur de l’éducation à la sexualité intégrée, une approche qui place le plaisir et le respect de son ou sa partenaire au centre, le Planning milite depuis toujours pour augmenter l’autonomie des personnes tout en leur facilitant l’accès à des informations fiables.

C’est dans cet esprit que le Planning prendra ses quartiers d’été en allant à la rencontre des jeunes (et des moins jeunes) sur les plages, les marchés, les festivals (liste complète bientôt disponible sur le site du Planning www.planning-familial.org).

 

Le numéro vert 0800 08 11 11 « Sexualités, contraception, IVG » restera également ouvert durant tout l’été.

Le Planning encourage aussi les femmes qui prennent la pilule, à télécharger Pill’oops, une application mobile gratuite qui facilite la prise de ce moyen de contraception.

 

Contacts presse :

Caroline Rebhi, co-présidente, caroline.rebhi@planning-familial.org – 06 59 87 03 20

Veronica Noseda, Coordinatrice nationale, veronica.noseda@planning-familial.org – 01 48 07 81 00

Le Planning Familial lance Pill’Oops, une appli pour une prise de pilule simplifiée !

Jeudi 01 Juin 2017
Le Planning Familial lance Pill’Oops, une appli pour une prise de pilule simplifiée !

Prendre la pilule est un geste courant pour des milliers de femmes qui ont fait le choix de cette méthode de contraception.

Fort de son expérience auprès des femmes, le Planning familial a développé une appli qui permet à celles qui le souhaitent un suivi facilité et des conseils personnalisés en cas d’oubli. Un seul objectif : renforcer l’autonomie des femmes dans leur sexualité et leur santé sexuelle !

Pill’Oops, une appli à installer sur vos smartphones pour suivre votre prise de pilule, avoir des conseils personnalisés en cas d’oubli, gérer vos rappels. Un outil fiable et fonctionnel pour toutes les utilisatrices de pilules !

Disponible gratuitement sur tous les stores.

Contact presse :Véronique Sehier # 06 68 66 52 51 19 

Journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie (IDAHOT) Sortons du silence !

Mardi 16 Mai 2017

Il y a 4 ans, la France ouvrait le mariage aux couples de même sexe, une mesure soutenue par le Planning Familial. D’autres avancées ont émaillé ces dernières années (facilitation du changement d’état civil pour les personnes trans, introduction de la lutte contre l’homophobie dans les programmes sociales). Néanmoins, les personnes LGBTQI n’ont toujours pas les mêmes droits que les autres, et subissent au quotidien des discriminations spécifiques qui ne diminuent pas, bien au contraire. Le rapport de SOS Homophobie montre qu’en 2016, après deux ans de baisse des témoignages, les LGBTphobies progressent à nouveau avec une augmentation de 19,5% des signalements reçus.

En ce 17 mai, journée mondiale de lutte contre l’homophobie, la lesbophobie, la biphobie et la transphobie, le Planning Familial tient à rappeler que la lutte contre les LGBTphobies commence par ne pas se taire : la situation dramatique en Tchétchénie appelle à une déclaration du gouvernement français condamnant cette pratique meurtrière d’un pouvoir d’état qui tue une partie de sa population au seul motif qu’elle n’a pas une sexualité « conventionnelle » !

Cette lutte passe à la fois par la reconnaissance de l’égalité des droits, mais aussi par des mesures d’éducation et de prévention des discriminations. Nous demandons donc :

-   L’ouverture du droit à la PMA à toutes les femmes, seules ou en couple, quelle que soit leur orientation sexuelle, sans passer par la révision de la loi sur la bio-éthique.

-   L’accès à un changement d’état civil (CEC) libre et gratuit pour les personnes trans, sans conditions médicales ni judiciaires, dans le respect de l’autodétermination de chacun.e.

-   La mise en œuvre d’un programme ambitieux de formation des professionnel.le.s de la santé,  de l’éducation et du social aux questions des discriminations contre les personnes LGBTQI.

-   L’application de la loi de 2001, qui prévoit trois séances d’éducation à la sexualité par an par tranche d’âge, du CP à la Terminale.

 Mouvement féministe et d’éducation populaire, le Planning Familial réaffirme sa lutte contre toutes les formes de discriminations qu’elles soient liées au sexe, à l’orientation sexuelle, à l’identité de genre. Il est urgent de se mobiliser collectivement pour la reconnaissance de toutes les sexualités et le droit de les vivre pleinement et librement, dans un projet de société égalitaire et inclusive.

 

Contacts presse :

 

Veronica Noseda  # 06 79 37 93 73 / Sarah Durocher # 07 83 17 99 22