Le mouvement

Handicap et alors?

SEXUALITÉ ET HANDICAP : POSER CES DEUX MOTS CÔTE À CÔTE POURRAIT LAISSER ENTENDRE QU'IL Y A UNE SEXUALITÉ SPÉCIFIQUE DE LA PERSONNE EN SITUATION DE HANDICAP, UNE SORTE DE “ SEXUALITÉ HANDICAPÉE ”.

Or la sexualité fait partie des femmes et des hommes. Comme tout individu, les femmes ou les hommes en situation de handicap doivent pouvoir y accéder. La sexualité et la vie affective sont en effet des dimensions fondamentales de la santé physique et mentale.

Le préalable est donc posé : tout être humain désire, éprouve du plaisir, et aime, quel que soit son physique ou ses déficiences. L'ensemble de l’individu est concerné, et ne se réduit pas au seul fonctionnement génital et physique. Ce sont des éléments essentiels de la relation à soi-même et aux autres, des moyens de recherche et de développement, des capacités à vivre, à être heureux ou malheureux.

Les hommes et les femmes en situation de handicap (mental ou physique), vivent avec leurs interrogations sur ce sujet, leurs angoisses, leur désir de vivre une histoire amoureuse ; cela entraîne aussi craintes et peurs dans l'entourage familial, social et institutionnel. Jusqu'à une période récente, la négation, voire la répression de toute activité sexuelle était la règle dans les familles vivant avec les personnes en situation de handicap comme dans les établissements les accueillant. La pandémie du Sida a permis une véritable réflexion sur ce thème. A la suite de la circulaire du 10 décembre 1996 de la Direction des Affaires Sociales, (relative à l'infection au VIH dans les établissements et services accueillant des personnes en situation de handicap), et au regard de ses objectifs et actions, Le Planning Familial a été interpelé par un certain nombre de ces structures afin d'y transmettre des messages de prévention. Il s’agit avant tout de reconnaitre et promouvoir la vie relationnelle, affective et sexuelle des personnes en situation de handicap et de faire changer le regard de notre société sur leur sexualité.