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Le Planning et les sexualités

Il n’existe pas une sexualité "naturelle" mais des sexualités !

Autour des faits biologiques de l’accouplement et de la reproduction, chaque société, chaque époque a construit des règles et des discours sur la sexualité. Pour inculquer et faire respecter ces normes sociales, toutes les sociétés ont réalisé une éducation sexuelle que ce soit par la famille, le groupe, la médecine, le religieux ou l’Etat et ce, de façon initiatique, démonstrative, implicite ou répressive avec des règles fondant la société.

En France, cette éducation est faite de manière explicite et implicite à travers les différents lieux et instances de socialisation que sont la famille, les médias, les pairs, l’école… Si la connaissance des aspects bio-physiologiques et la prévention des risques sont généralement traités, la réflexion sur les dimensions psychologique, affective, sociale, culturelle et éthique de la relation sexuelle y sont trop peu abordés.

Or omettre, voire occulter les dimensions affectives et relationnelles de la sexualité, ainsi que l’hégémonie de la norme hétérosexuelle et l’impact de l’assignation aux rôles sociaux des femmes et des hommes, perpétue les inégalités femmes/hommes et la stigmatisation de l’homosexualité.

Il y a pourtant urgence à repérer et analyser les messages nombreux et souvent paradoxaux sur la sexualité.

Ainsi, d’un côté l’affichage de "libération des mœurs" soumet notre quotidien à une hypersexualisation, une banalisation du discours et de l’imagerie pornographique empreinte de sexisme, assortie d’une quasi injonction à la liberté sexuelle et au plaisir. Et d’un autre côté, la persistance d’un ordre moral prônant des valeurs familiales, patriarcales et homophobes s’accompagne plus généralement d’un recul net sur des avancées conquises pour le droit des femmes.

La sexualité est bel est bien un construit social que Le Planning Familial veut interroger sous l’angle des rapports inégalitaires entre les femmes et les hommes. Le Planning Familial agit pour la prise en compte de la sexualité comme un droit fondamental avec la possibilité pour chacun-e de parler de plaisir, de désir et de vivre une sexualité épanouie dans le respect de l’autre.