Tout savoir sur...

Les méthodes - avortement

En France, deux méthodes existent. La technique utilisée dépend du choix des femmes et du terme de la grossesse.

  • La méthode chirurgicale est possible jusqu'à la 12ème semaine de grossesse (14ème semaine d'aménorrhée). Le contenu de l'utérus est aspiré sous anesthésie locale ou générale. L'intervention a généralement lieu dans la journée.
  • La méthode médicamenteuse peut être réalisée jusqu'à la 5ème semaine de grossesse sans hospitalisation et jusqu'à la 7ème semaine de grossesse avec quelques heures d'hospitalisation.

Réalisés par des médecins ou des sages-femmes, les avortements peuvent être pratiqués :

  • dans les établissements de santé (hôpitaux ou cliniques agréées) quelle que soit la méthode;
  • dans les centres de planification, les centres de santé ou en cabinet médical en ville pour la méthode médicamenteuse.

En pratique, les démarches prennent du temps. Une fois la décision d’avorter prise, il est nécessaire de prendre rapidement contact avec une structure pratiquant des avortements.

  • Une première consultation médicale sera proposée et des examens de laboratoire et/ou une échographie prescrits (groupe sanguin et rhésus indispensables). Le médecin remet une lettre de synthèse de la consultation.
  • Un entretien avec une conseillère ou une assistante sociale sera proposé. Il aura lieu au moins 48h avant l’avortement. Facultatif pour les majeures, il est obligatoire pour les mineures.
  • La consultation médicale suivante confirme la demande et l’avortement peut débuter. Au cours de cette consultation, une contraception spécifique est systématiquement proposée.
  • Une consultation médicale de contrôle aura lieu 3 à 4 semaines après l’avortement. C’est l’occasion d’un échange sur les différentes méthodes de contraception et d'un suivi gynécologique adapté.

 

L’avortement est un acte médical remboursé par l’assurance maladie à 100% pour les méthodes chirurgicale et médicamenteuse. Attention, selon les méthodes, les actes complémentaires (analyses biologiques, échographie) et certaines consultations médicales ne sont pas pris en charge à 100 %.

Pour les femmes bénéficiaires de la CMU (Couverture maladie universelle) ou de l’AME (Aide médicale d’Etat) et pour les mineures sans autorisation parentale, cet acte est pris en charge à 100%. Il est également gratuit pour les femmes qui sans-papiers qui n'ont pas encore d'AME.

Important : La sage-femme à présent peut prescrire et pratiquer les vaccinations de l’entourage, dès la grossesse de la mère et pendant la période de huit semaines qui suit l’accouchement.
Dans le cadre d’une interruption volontaire de grossesse réalisée par voie médicamenteuse, une sage-femme peut prescrire un arrêt de travail, conformément à l’article L. 321-1. Pour en savoir plus, téléchargez le Décret publié le 06 juin 2016.