Corps
handicap

Cette formation des professionnel.le.s du secteur médical et médico-social cible :

  • Les intervenant.e.s confronté.e.s, dans le cadre de leurs activités, aux difficultés et questionnements des personnes en situation de handicap
  • Les intervenant.e.s constituant une interface dans les relations entre familles et usager.ère.s, ou sollicité.e.s par des usager.ère.s en quête de solutions et réponses autour des questions de ces thématiques.

Comment ?

Il s'agit de favoriser la prise en compte de la dimension relationnelle, affective et sexuelle existant chez toute personne, y compris en situation de handicap, d'harmoniser tout en les actualisant, les attitudes professionnelles au sein de l'institution, sur la sexualité et la vie affective et relationnelle. Les actions menées auprès des professionnel.le.s se font par des mises en situation, groupes de parole, exercices pratiques et séances de travail et d'analyse de leurs pratiques professionnelles.

Pourquoi ?

Parfois, même en étant à l'aise, les professionnel.le.s se heurtent aux interdits posés par la société comme en témoigne cette éducatrice de 60 ans : "Je lui ai dit au jeune qu'il avait le droit de faire l'amour, que c'est beau d'être avec une femme, mais pour lui être dans le plaisir, c'est interdit".

Pour d'autres, ce sera l'occasion de revisiter cette pratique et d'interroger leur approche. "Nous avons l'habitude de penser que nous pouvons apporter des solutions aux problèmes que rencontrent les résidents. Or en ce qui concerne la sexualité, nous nous retrouvons souvent démunis car les problèmes rencontrés nous renvoient à notre propre sexualité, à nos fantasmes, tabous, désirs, peurs, expériences, regrets... ce qui nous force à proposer des solutions toutes faites, des stéréotypes".

Notre vision reste très conventionnelle : un homme et une femme dans un lit.

Paroles d'une éducatrice

Le questionnement peut aussi porter sur l'accueil et les structures. Ainsi cette éducatrice de 36 ans trouve que "C'est quand même bizarre que ce jeune se soit livré aussi facilement sur sa vie affective et sa sexualité alors que je le connais si peu. Des fois, c'est comme si la vie en collectivité depuis leur enfance, leur enlevait leur pudeur, banalisait les aspects intimes de ce qui touche au sexe". Pour cette autre "C'est sûr que bien des établissements ont progressé dans l'accompagnement de la vie affective et sexuelle des adultes, mais notre vision reste très conventionnelle : un homme et une femme dans un lit".

Ce qui est pratiqué comme les plans à 3 ou les échanges de copains, cela fait rire ou surprend un peu même, alors que pour les personnes handicapées, c'est le scandale !

Paroles d'une éducatrice

Une autre éducatrice trouve que l'"On a des exigences beaucoup plus importantes pour nos adultes qu'avec les personnes du milieu ordinaire. Ce qui est pratiqué comme les plans à 3 ou les échanges de copains, cela fait rire ou surprend un peu même, alors que pour les personnes handicapées, c'est le scandale ! Un petit coup moins conventionnel et le psychiatre du service est interpellé" même s'il faut, parfois, rappeler les limites comme, par exemple, pour ce jeune de 20 ans qui se masturbe en public et auquel l'équipe doit sans cesse rappeler que cela ne se fait pas et que s'il veut le faire, il doit aller dans sa chambre.

Cela peut également être l'occasion pour les personnels d'expliciter leurs propres limites, comme en témoigne cette éducatrice de 50 ans "Moi je me sens vite mal à l'aise avec les histoires de sexe, alors je préfère passer le relais aux collègues" ou leur aisance "L'attente était longue chez le médecin, au bout de 2 heures, l'adulte m'a parlé de sa rencontre amoureuse avec sa copine et là je me suis dit enfin ça va devenir intéressant, on va parler de cul" comme en témoigne cette éducatrice de 36 ans.

Il me semble fondamental de réfléchir à comment ne pas imposer à l'autre sa propre vision surtout au niveau de la sexualité.

Paroles d'une psychologue, cheffe de service d'un SAMSAH

Après une journée de sensibilisation où les représentations sur la sexualité et l'écoute ont été travaillées, une psychologue, cheffe de service d'un SAMSAH dit "cette formation sur la sexualité est une formation sur la relation à l'autre. Dans notre travail, on a vite tendance à prendre des décisions à la place des personnes. Souvent quand on est confronté à un trouble cognitif très important, on est dans l'impossibilité de considérer l'autre comme une personne. Il me semble fondamental de réfléchir à comment ne pas imposer à l'autre sa propre vision surtout au niveau de la sexualité quand ils parlent des pratiques de façon désinhibée, recevoir ce discours sans jugement". Une jolie manière de changer le regard !

Si vous souhaitez participer à cette formation ou la programmer dans votre structure, contactez-nous :

Elsa Heintz
Directrice
dir.planningfamilial@gmail.com
02 62 14 26 00  |  06 93 02 10 45

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