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L’orientation professionnelle, les renoncements de carrière ou de congé parental, le temps passé avec sa famille, le niveau de vie, sont encore largement influencés par le sexe des individus. Ces inégalités persistantes pénalisent les femmes et les hommes, dans leur vie personnelle, familiale et professionnelle.

En 2017, 25% des femmes estiment avoir subi au moins une forme de discrimination, contre 18% des hommes. 13% des femmes disent avoir été victimes d'une discrimination en raison de leur sexe, contre 3% des hommes.

1er état des lieux du sexisme en France, Haut Conseil à l'Égalité (HCE), Février 2019

Pour faire de l’égalité une réalité, il faut désormais agir sur les représentations. C’est là que le genre entre en jeu. De la même manière que la lutte contre le racisme passe non seulement par la loi mais aussi par l’éducation, les discriminations et les inégalités basées sur le sexe doivent être combattues dès la petite enfance. En tant que premiers lieux d’éducation, les familles et l’école ont un rôle à jouer. L’école, qui rassemble des enfants issus de milieux sociaux, économiques et culturels divers, est et doit rester un vecteur privilégié d’apprentissage de cette égalité pour toutes et tous. Parce que les enfants d'aujourd'hui sont les adultes de demain.

Le genre, qu'est-ce que c'est ?

Le genre est un mot qui nous vient de l’anglais (gender). C’est un outil d’analyse autour duquel est né un champ d’études : les études de genre (gender studies).

71% des chroniques radio mobilisent des ressorts sexistes.

1er état des lieux du sexisme en France, Haut Conseil à l'Égalité (HCE), Février 2019

On parle de genre quand on s’intéresse aux rapports sociaux entre les sexes. Le genre désigne tous les rôles, comportements et représentations qu’une société associe aux hommes et aux femmes, au « masculin » et au « féminin ». C’est un système qui s’apprend dès la petite enfance : on apprend aux petits garçons à prendre des risques et à ne pas pleurer alors que les filles doivent bien se tenir et sont encouragées à exprimer leurs émotions. À l’instar du système de « classes », cette différenciation produit une identité (l’identité masculine ou féminine) et des rapports hiérarchiques (les inégalités femmes-hommes).

Les études de genre s’intéressent à la façon dont ce système de représentations est construit, au sens qu’il a socialement et à la manière dont il nourrit les inégalités.

Que fait-on quand on parle de genre ?

  • On étudie les rapports sociaux entre les femmes et les hommes. 

Exemple : La répartition des tâches domestiques et le partage des responsabilités parentales.

  • On interroge les rôles, les comportements, les activités et attributs qu’une société associe au « masculin » et au « féminin » ;

Exemple : Pourquoi les femmes s’occupent-elles plus des tâches familiales et domestiques ? Pourquoi sont-elles perçues comme étant plus « douces », plus « à l’écoute » des jeunes enfants ?

  • On comprend comment ces représentations favorisent certaines inégalités entre les sexes, dans tous les domaines de la vie : éducation, emploi, santé, autorité parentale, etc ;

Exemple : Parce que les femmes assument encore seules les tâches parentales dans la grande majorité des cas, la survenue d’une grossesse peut être perçue comme un frein dans leur carrière, aussi bien par elles-mêmes que par leurs employeur.euse.s. Selon un sondage Ipsos, 24 % des femmes déclarent ainsi avoir fait l’objet de réactions négatives à l’annonce de leur grossesse sur leur lieu de travail (remarques culpabilisantes, refus d’augmentation, changement de poste...).

  •  On propose de nouvelles attitudes plus égalitaires.

Exemple : Favoriser le partage des tâches et valoriser l’investissement des pères dans la vie familiale.

Pourquoi parler de genre à l'école ?

Recommandation 7 : Contrôler la mise en oeuvre de l'éducation à l'égalité filles-garçons et l'éducation à la sexualité à l'école dans les établissements scolaires via les rectorats.

1er état des lieux du sexisme en France, Haut Conseil à l'Égalité (HCE), Février 2019

Pour favoriser l'égalité filles-garçons et une vraie liberté de choix

Parler de genre à l’école permet de prendre conscience des stéréotypes sexistes et de « décortiquer » le monde, au-delà des apparences et des certitudes.

On donne une vraie liberté de choix aux élèves en leur faisant comprendre que le fait d’être une fille ou un garçon ne doit pas les empêcher de choisir et d’assumer leurs passions, leurs centres d’intérêt, leur orientation professionnelle…

Pour prévenir le sexisme et les violences

Parler de genre à l’école permet de prévenir le sexisme et les violences qui sont intimement liés aux représentations du « masculin » et du « féminin ».

Au nom de la « nature masculine » (virilité, agressivité, impulsivité, testostérone…), on banalise voire on légitime les violences contre les femmes, comme le harcèlement de rue ou la violence conjugale. En sensibilisant à l’importance du consentement et des rapports égalitaires, on peut prévenir ces comportements.

Pour les garçons aussi

De la même façon que les filles font l’objet de pressions dès la petite enfance pour se conformer au « modèle » féminin, les garçons sont incités très tôt à « assumer » leur masculinité et donc leur virilité. Pour eux aussi, ces représentations ont un coût. À l’adolescence, on constate par exemple plus de comportements à risque chez les garçons.

Parler de genre, c’est :

  • Transmettre une culture de l’égalité dès le plus jeune âge pour favoriser la parité dans la société ;
  • Interroger les stéréotypes liés à la « féminité » et la « masculinité » pour promouvoir l’égalité salariale et le partage des tâches parentales ;
  • Prévenir les propos sexistes pour combattre les discriminations et les violences.
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Illustration des différences entre identité, expression de genre, sexe assigné à la naissance et orientations (attirances)

Les actions du Planning 974

Le genre est une thématique transversale à toutes nos actions ; mais nous menons aussi des actions spécifiques sur ce sujet :

  • Interventions en milieu scolaire sur la thématique "Égalité fille-garçon" en primaire, au collège et au lycée, mais aussi dans d'autres structures accueillant du public ;
  • Stands de prévention lors de journées à thème, par exemple le 8 mars lors de la Journée pour les Droits des Femmes ;
  • Lors de nos entretiens individuels, la question du genre, sans forcément la nommer, peut vite devenir centrale.

Pour plus d'informations, contactez-nous :

10C rue du Belvédère
97450 Saint-Louis
02 62 14 26 00  |  06 92 77 46 12

 

Pour toute demande d'intervention :

Sandrine Hermance
Coordinatrice
s.hermance.planningfamilial@gmail.com
02 62 14 26 00  |  06 92 71 10 47

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