Nous sommes une association d'éducation populaire.

Nous ajustons nos pratiques aux contextes socio-culturels propres à chaque région où nous vivons et militons.

Nous actualisons nos annuaires d’associations, de médecins, de sages-femmes et d’hôpitaux dans chaque département. Ces connaissances de proximité facilitent l’accès des personnes à la santé sexuelle en fonction de leurs besoins spécifiques.

Cela permet de les orienter vers des structures qui répondent au plus près à leur demande, évitant ainsi les mauvais aiguillages. Et c'est grâce au travail que nous mettons en commun au sein de notre mouvement, que nous parvenons à trouver des solutions. Et ceci, nous le faisons à l’échelle nationale. C'est grâce à notre solidarité que nous sommes fort·e·s.

  • Ecouter
  • Rassurer
  • Orienter

C’est en premier lieu le fruit de notre engagement féministe. N'en déplaise à certain·e·s, la start-up de l'écoute bienveillante n'existe pas. Nous ne faisons pas carrière dans ce domaine. Nous n'avons pas de promotions, nous ne gravissons pas les échelons pour prendre la tête d'un service. Les subventions et les financements que nous touchons servent à fournir un salaire à celles et ceux qui consacrent leur temps à rendre accessible le droit aux femmes et à lutter contre les violences.

Cet argent n'est pas un cadeau de l'Etat, ni des Régions. Il s'agit de notre bien commun à toutes et tous, ici redistribué, pour l’intérêt général. Pour nous écoutant·e·s, c'est plus qu'un métier. C'est un engagement.

Le 39 19 est une ligne d'écoute nationale dédiée aux femmes victimes de violences. Ce numéro existe depuis 1992. Il a été créé à l’initiative de la Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF). Comme nous, leur travail s’inscrit dans un tissu associatif local. Lui-même nourrit depuis des années par un travail de terrain quotidien et constamment questionné. Aujourd’hui l’Etat souhaiterait lancer un appel d’offres pour que cette ligne soit accessible aux femmes victimes de violences 24 heures sur 24. Nous le savons, l’ouverture d’un marché public impose de se plier à des logiques de rentabilité et de productivité. Mais la qualité d’écoute n’est pas convertible en valeur économique.

Le 0 800 08 11 11, tout comme le 3919, est nourri d’un travail de terrain, au plus près des personnes et des réseaux de structures d’aides, de la formation et de l’information permanente des écoutant·e·s.

Ces numéros ne délivrent pas seulement des informations. Nous recevons et travaillons souvent avec l’angoisse, la peur, le doute, l’espoir de celles et ceux qui nous appellent. Cela demande du temps au téléphone à consacrer aux appelant·e·s et du temps avant et après l’appel : pour se préparer à recevoir et à agir sur ces émotions, à réfléchir à sa posture et à l’améliorer collectivement.

C’est un travail qui ne peut être fait au rabais. Cette activité ne peut pas rentrer dans les lois du marché. Dès lors qu’elle le deviendrait, elle serait soumise aux logiques de profit, et de fait à la détérioration de la qualité de prise en charge des situations.

Nous demandons à ce que soit abandonné le projet de mise sur le marché public pour le numéro 39 19.

Nous souhaitons, au contraire, que soient allouées des subventions supplémentaires à la Fédération Nationale Solidarité Femmes afin de leur permettre de renforcer leur dispositif d’accompagnement des femmes victimes de violences conjugales, d’augmenter leur plage horaire d’écoute et de former de nouvelles écoutantes engagées dans cette cause.

Les écoutantes du Numéro Vert « Sexualités, Contraception, IVG » d’Ile de France Soutenues par

* Les écoutantes du numéro vert "Sexualités, contraception, IVG" de PACA, de Guadeloupe, de Normandie, des Hauts de France, Pays de la Loire

* Le bureau confédéral du Planning Familial

* L'équipe nationale du numéro vert "Sexualités, contraception, IVG"

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