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Encore trop peu de pays disposent d'une législation en faveur de l'avortement

La légalisation de l'avortement (ou IVG) en France date de 1975. Depuis, des avancées dans la prise en charge ont été légiférées mais leur mise en place reste insuffisante et le principe même de ce droit est remis en question.

Le 17 janvier 1975, la loi Veil dépénalise l'avortement en France.

Le planning familial réclame une offre égalitaire sur tout le territoire

Depuis 2009, la loi Hôpital Patient Santé Territoire (visant à regrouper les services hospitaliers) et la généralisation de la T2A (Tarification à l'activité) entravent l'accès aux soins et en particulier à l'avortement. 130 centres IVG ont fermé ces 15 dernières années et d'autres sont menacés. Pour réduire ces inégalités territoriales, Le Planning souhaite que l’autorisation de pratiquer des IVG instrumentales soit étendue aux centres de planification. 

Le Planning souhaite également que les sages femmes, qui depuis 2016 peuvent pratiquer des IVG médicamenteuses, puissent réaliser également les aspirations instrumentales jusqu’à 14 semaines d'aménorrhée.

Aujourd'hui, le délai légal maximum pour recourir à l'IVG est de 14 semaines de grossesse (16 semaines d'aménorrhée).

Régulièrement, des tentatives de donner un statut à l'embryon remettent en cause ce droit. De forts lobbys français et internationaux l'attaquent, notamment par leurs présences sur internet. Ce discours est alimenté par la société qui continue de victimiser et de culpabiliser les femmes qui avortent.

34% : c'est la proportion de femmes ayant eu recours à une IVG qui déclarent qu'elles utilisaient une méthode de contraception lorsque la grossesse a débuté

Le Planning défend la suppression de la double clause de conscience pour l'IVG : aujourd’hui, la clause de conscience des professionnels de santé reconnaît en France, le droit de refuser tout acte médical autorisé par la loi hors le cas d’urgence (article 47 du code de déontologie médicale). La double clause de conscience qui pèse sur l'IVG participe à une « moralisation » indue de l'avortement - celui-ci devrait être considéré comme n’importe quel acte médical faisant partie de la vie de milliers de femmes.
 

Le 8 mars 2024, la France devient le 1er pays du monde à reconnaître dans sa Constitution la liberté de recourir à l'avortement, qui relève de la seule appréciation des femmes.

Le fait d’inscrire la liberté de recourir à l'avortement dans la Constitution permet d’empêcher toute remise en cause de cette liberté par une loi. Cette liberté bénéficie à toute personne ayant débuté une grossesse, sans considération tenant à l’état civil, l’âge, la nationalité et la situation au regard du séjour en France.


L’IVG est accessible à toutes les personnes majeures ou mineures, de manière anonyme et gratuite. Pour les personnes mineures, la seule obligation est d’être accompagnées par une personne majeure (ami·e, partenaire, membre de la famille, professionnel·le habilité·e…) Au Planning Familial 974, nos Conseillères Conjugales et Familiales peuvent être sollicitées pour réaliser ces accompagnements en cas de besoin.

 

33% des femmes avortent au moins une fois dans leur vie.

Pour en savoir plus sur les différentes méthodes d’IVG, rendez-vous sur ivg.gouv.fr

Au Planning Familial de la Réunion, nos conseillères conjugales et familiales sont là pour vous accompagner dans vos démarches d'IVG. N'hésitez pas à les contacter :

194B rue Jean XXIII, 97450 Saint-Louis
0 800 08 11 11 (Numéro vert anonyme et gratuit) ou 06 93 02 10 45

Nous sommes ouverts du lundi au vendredi de 8h à 16h, en journée continue.

Contact presse : contactpresse.pf974@gmail.com 

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